Et si on finissait l’été en beauté, sans cocktails trop sucrés ?

Disaronno Sour

On va pas vous apprendre à faire un Spritz, un Mojito, ou un Gin To’. À cette période de l’année vous en avez déjà certainement bu assez. Par contre, on peut vous distiller quelques conseils concernant le nouveau Gin belge Lindemans, la Verveine Couderc ou le Disaronno… Les valeurs sûres c’est bien, c’est pratique. Mais comme on se lasse des merguez et des chipo sur le BBQ, on se lasse des cocktails bien connus. On a ce qu’il faut pour vous,  des cocktails qui se donnent pour objectif de respecter la saveur de leur alcool maître entre amertume, acidité et sucré.

«Un Gin distillé à partir de Kriek ?

Il fallait être belge pour le faire, et ils l’ont fait… La Distillerie De Moor et la brasserie Lindemans s’en sont chargées et cette collaboration ne pouvait qu’être une réussite. En gage de qualité, une sélection de 15 plantes servant à la distillation du Gin Premium, et un distillat de Kriek à l’Ancienne issu de la Cuvée René de Lindemans, brassée avec des cerises entières. Si les subtiles notes de cerise du Clear Gin vous surprendront, vous serez moins surpris par leur présence dans le Red Gin, auquel on a ajouté du pur jus de cerise dans l’alambic avant la double distillation. Si le sujet vous intéresse, on vous recommande vivement le bel article du Huffingtonpost, et celui du rédacteur en chef.

Pour l’occasion, Manuel Wouters, propriétaire du bar à cocktail Sips (Anvers) et qui a servi sur le Queen Elizabeth II, a concocté deux cocktails que l’on vous partage ici : le Clear Gin en Tonic et le Red en « Renée Royal ». Notre coup de coeur va pour le Gin Clear en Tonic, dont l’amertume est soutenue par le pamplemousse alors que le romarin vient ajouter une note de fraîcheur. Mais on vous conseille aussi de déguster ces deux Gins secs, pour apprécier la qualité du produit et le savoir-faire des deux maisons belges, qui peuvent en être fières.

Clear Lindemans GIN TONIC

Remplir un verre de gros glaçons, y versez une dose de Gin Clear Lindemans (4,5 cl), puis y versez lentement le Tonic que vous aurez choisi (pourquoi pas du Fever Tree ?), en fonction de vos préférences de dosage. Garnir d’un quartier de pamplemousse frais, puis de feuilles de romarin, dégustez.

Conseil de Manuel Wouters : pour apprécier pleinement l’équilibre du cocktail et sa saveur, arrêtons une fâcheuse habitude que beaucoup de barman nous donnent : celle de boire le Gin Tonic à la paille, puisqu’on ne boira en fait que du Tonic

Clear Gin LINDEMANS

« RENÉE ROYALE »- Red Lindemans Gin

Remplir un shaker de glaçons, puis y verser le Red Gin Lindemans (3cl), la même dose de jus de pamplemousse rose frais, qui permettra de renforcer les notes d’agrumes déjà présentes dans le Gin, au nez et en bouche, puis le sucre liquide (1cl). Refermez, shaker pendant une dizaine de secondes. Versez dans un verre puis ajoutez du Prosecco à votre convenance. Finissez avec une tranche de citron (que Manuel Wouters conseille de couper au-dessus du verre, afin que les huiles aromatiques s’y répandent) et dégustez.

« Un Disaronno Sour ? »

Vous avez un mauvais souvenir de cette liqueur ambrée au goût d’amandes très prononcé, qui, contenue comme dans une bouteille de parfum trône dans votre buffet, quasi-intacte ? Cet été, Disaronno vous propose de la déguster au travers d’un accord amande-citron, qui finalement, sonne plutôt bien. Si c’est souvent le côté sucré de l’amande qui dérange, il est ici corrigé par l’acidité, et donc la fraîcheur du citron. On vous en dit pas plus, la marque organise encore deux soirées dans l’été. Une à Anvers le jeudi 30 Juillet et une autre à Bruxelles le jeudi 27 Août sur la terrasse du Central Gate. L’occasion de goûter ce cocktail et de tester votre capacité à décrocher de votre smartphone, puisque qu’il vous sera confisqué à l’entrée, avant d’accéder au « rooftop ». Impossible d’aller vérifier la date de création du Disaronno, ou toutes autres infos sur Internet, et encore moins de prendre la pose avec ledit cocktail. Vous êtes là pour profiter de la vue imprenable, en sirotant du Disaronno Sour sur un fond sonore de qualité… Mais demandez à votre voisin, il saura peut être. Et puis, au cas où ça serait lui qui vous demande, on vous donne de quoi briller : le Disaronno date de 1525.

Au shaker ou directement dans votre verre : remplissez de glace pillée, ajoutez une dose de Disaronno (45 ml), du jus de citron frais (30 ml ou plus selon votre capacité à supporter soit le sucre soit l’acidité), et finissez par une tranche de citron, avant de déguster.

Disaronno

« Un shot de bulles Droeshaut ? »

Pour accueillir le maître sorbetier bruxellois Samuel Droeshaut, le Petit Comptoir des Galeries a fêté ça à coup de shots de bulles. Une chouette idée à décliner en autant de possibilités qu’il en existe : poire-lavande, hibiscus, framboise-poivron rouge, citron-baies de rose… Les sorbets, faits uniquement à partir d’infusions de fleurs, feuilles et autres produits frais révèlent leurs expressions naturelles dans des saveurs très fines, comme nous n’avons plus l’habitude d’en goûter… Les bulles de champagne apportent fraîcheur et tonus. De quoi mettre nos papilles en éveil à l’apéritif, nous remettre d’aplomb à mi-chemin d’un bon repas, ou de quoi finir un repas sur une explosion de saveurs et de fraîcheur ! Disponible Chez Rob, La Ruche qui dit oui, ou directement à son atelier, avec la chance de le trouver ou sur rendez-vous (samuel@droeshaut.com).

Dans des verres à shots, versez pour moitié le sorbet de votre choix puis couvrez avec du champagne (bien frais).

Shot de bulle DROESHAUT

« Un Mojit’auvergnat ? »

Il fallait bien que les Auvergnats se targuent d’avoir leur propre mojito. Mais fières d’être montagnards, c’est volontiers qu’ils laissent tomber le rhum de pirate pour un alcool bien plus local : la liqueur de Verveine. Sans hésiter, on choisit celle de la Distillerie Louis Couderc. Cette maison centenaire dont on vos parle bientôt, et dont l’atelier de production est basée à Aurillac (Cantal – France). Une des dernières à produire sa Verveine de manière artisanale, selon les recettes traditionnelles des grands-mères du Puy, qui mélangeaient en fait à la verveine de nombreuses plantes. La Verveine remplace le rhum et permet de rajouter à la fraîcheur de la menthe et du citron des notes très aromatiques qui nous rappelle cette plante aux nombreuses vertus…dont digestives.

Disponible où ? Malheureusement pas revendue en Belgique, il est tout de même possible d’en commander en ligne ou d’attendre que la Distillerie Louis Couderc se déplace sur des marchés à Bruxelles. On les avait croisé au week-end à la Française, à Uccle.

Dans un verre, mettez 3 feuilles de menthe fraîche, 1/4 de citron vert, 2 cuillères à café de sucre de canne. Pillez. Ajoutez 4 cl de liqueur de Verveine Artisanale, la glace pillée et finissez avec l’eau gazeuse, avant de dégustez.

Mojit'auvergnat

« Un Gentonic ? »

Et puis pas question non plus de laisser boire aux locaux un Gin Tonic. Vous aimez l’amertume ? Vous voulez vous donner bonne conscience en consommant de la qualité, de l’artisanal ? La Distillerie Couderc vous enlève cette épine du pied, ou plutôt cette racine avec une liqueur artisanale ancestrale : la Gentiane. Également produite à Aurillac (Cantal-France), ce macérat de racine fraîche présente une amertume exceptionnelle, contrebalancée par une belle fraîcheur arrachée à la montagne et la minéralité des volcans. Quant à la couleur or qu’elle donnera à votre cocktail, elle nous rappelle celle des fleurs qu’on trouve en altitude. Les plus puristes la boiront en « Dry ». D’autres avec un trait de crème de fruits, telle que la myrtille ou le cassis. Mais on vous propose aussi d’y ajouter du Tonic ou une eau gazeuse ainsi que du jus de citron, pour la fraîcheur des bulles et l’acidité du citron qui feront contrepoids à l’amertume.

« Un Basil smlash ? »

Après ces extravagances, revenons sur du plus classiques. Petite découverte lors d’une soirée au soleil, en terrasse, pour découvrir les cocktails de la marque Ricard, on se lance sur du gin (oui, encore). Las de l’associer à simplement du tonic, le barman professionnel délaisse également les tranches de concombres « à la mode mais qui ne font que rendre l’alcool plus doux« . A la place? Des feuilles de basilic! Une idée simple, facile à exécuter, qui donnera beaucoup de fraîcheur et d’originalité à votre apéro. Notez que, oui, la photo ne correspond pas au breuvage, nous avons terminé la soirée avec des Cuba Libre (du rhum, du coca).

Placez six feuilles environ de basilic frais dans un shaker, puis ajoutez-y du jus de citron (vert de préférence). Pillez et secouer, avant d’y incorporer 2 cl de sirop de sucre de canne et 6 cl de gin. Imitez Tom Cruise dans le film Cocktail et voilà!

basil

Vous pensiez que vous aviez eu votre quota de cocktails ? Dommage, vous en avez d’autres à déguster. À vos shakers les gars !

Clotilde Chastanet et Cédric Dautinger

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