Turbo Kid

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Même si on loupe le prochain Mad Max en film de fermeture, on aura eu notre dose de post-apocalyptique avec cet OVNI québéco-néo-zélandais. Réalisé par un trio (Anouk Whissell, François Simard et Yoann-Karl Whissell, conquis par le public belge qui profita de deux chansons), il s’agit également du premier projet financé par le programme Frontières: une coopération internationale soutenu par le BIFFF. Habitués des courts-métrages, les trois canadiens livrent un film gore, avec un brin de romance de science-fiction et une ambiance délicieusement rétro-kitsch.

Car l’histoire classique d’un jeune en quête de repères qui devient un héros, sauve (plus au moins) son aimée et part à l’aventure, se déroule dans un monde ravagé par l’apocalypse… dans les années 90. Les méchants se déplacent en vélo et obéissent au mystérieux Zeus (qu’on a reconnu malgré sa ressemblance avec un certain Jean-Marie, Michael Ironside vieillit mal, le pauvre). Absurde? Un peu, mais en fait pas tellement… Au côté de cette tête connue, les deux plus jeunes acteurs ainsi qu’un vieux briscard s’en sortent très bien.

Avec un bon rythme, du vieux synthé (oui, on adore ça), de l’action gore à la Braindead et quelques bonnes idées, les fans du genre ne peuvent qu’être conquis. On notera également le court projeté avant la séance, un excellent délire français: Ninja Eliminator 4 The French connection.

Cédric Dautinger

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