The editor

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Lorsque nous rouspétions sur le matériel vidéo un peu vieillot lors de nos formations, les plus anciens nous confiaient que nous étions chanceux. A quelques années près, nous aurions également dû couper à la main des pellicules de film pour monter nos reportages. Cette étape primordiale, dont les monteurs en ont fait leur métier, a forgé le cinéma. Quoi de mieux que d’insérer un hommage à cette profession cachée, au milieu finalement d’une foule d’autres hommages au cinéma?

The editor nous plonge dans une ambiance rétro de vieux films érotiques italiens et de grindhouse dégoûlinant, avec de l’action policière de la même époque, des moustaches, du synthé (on retrouve quelques pistes excellentes entendues dans la soundtrack de Hotline Miami 2), des mauvais acteurs, Udo Kier et du nu. Le pitch? L’ancien plus grand monteur du monde, Rey Ciso, désormais mutilé, se retrouve plongé dans une crise où se mêlent problème de couple, collègues chiants et meurtrier en série… Pas de chance, tout le monde pense qu’il est le coupable.

Mélengeant polar, comédie, érotisme et horreur, le film maîtrise les codes de chaque genre. Mais également les défauts. Doublages asynchrones, couleurs trop criardes, image qui saute, gore exagéré, nu inutile (huhu), le film se pose en guide des foirages qui font marrer (parfait pour le BIFFF). Tout en s’éforçant de poser un montage méticuleux.

Avec une affiche de toute beauté et un budget minime (environ 150.000$ de budget), ce film aura attisé notre curiosité et répondu à nos attentes. De quoi se pencher sur la filmograpie du réalisateur, Adam Brooks, avec des titres alléchants comme Father’s day, Manborg ou Lazer Ghosts 2: Return to Laser Cove.

Chérie, ça va couper!

Cédric Dautinger

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