Chocolatière chez Contes de Fèves

pralines

A l’occasion de la deuxième édition du Salon du chocolat de Bruxelles, nous avons à nouveau rencontré une personnalité du secteur. Céline Bouzegza aime manger du chocolat mais également en préparer, dans sa boutique ambulante au doux nom de « Contes de fèves ». Présente au salon, elle nous livre son expérience et ses projets:

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Pouvez-vous nous expliquer votre parcours professionnel et comment vous êtes devenue chocolatière?

Il faut savoir que ma maman est hôtelière. Au secondaire, j’aurais voulu faire des étude d’hôtellerie mais ma maman a réussi à me faire peur en m’expliquant les horaires difficiles et l’aspect compliqué d’une vie de famille dans ce métier. Je me suis donc orientée vers les études d’institutrice primaire. J’ai pratiqué ce métier avec beaucoup de passion pendant sept ans, essentiellement dans l’enseignement spécialisé. Un jour, j’ai décidé de prendre des cours du soir en boulangerie-pâtisserie et en chocolaterie, pour le plaisir. Et là, ce fut la révélation: travailler le chocolat est devenu une évidence. Au bout de trois mois, j’ai dit à mon mari que c’était ça que je devrais faire. Il m’a poussé à y croire, les professeurs également. C’est à ce moment que j’ai appris que j’étais enceinte (bonheur attendu depuis longtemps). Après mon accouchement (septembre 2011), j’ai annoncé à Thomas (mon mari) que je ne voulais pas reprendre le chemin de l’école. Il m’a donc soutenu dans mon nouveau projet. J’ai jonglé entre mes stages à la Dacquoise (Dimitri Salmon) ainsi qu’à la Cabosse d’or (Ways), la préparation du business plan, plan financier, ma formation AFFA du crédal (qui m’a bien aidé pour les aspects théoriques et financiers)… et mon petit bonhomme allergique à tout ce qui me semblait bon (lait, soja, œuf, fruits à coque, coco, sésame…). Après deux ans de préparation, la chocolaterie des Contes de Fèves a ouvert pour la première fois ses auvents le 12 juillet 2013 à l’occasion du festival Namur Capitale de la Bière (je n’avais réceptionné le camion que le 9… trois jours pour préparer l’ouverture d’une chocolaterie, ce fut du sport). L’accueil à été magnifique, nous y avons donc fêté notre premier anniversaire en 2014 et y retournerons en 2015.

Pouvez-vous expliquer votre concept de camion? Y a-t-il un lien avec la mode des food-trucks?

La chocolaterie est complètement mobile. Elle est composée d’un atelier (2/3 du camion) vitré, climatisé et complètement équipé (machines, chambre froide, marbre, éviers…) et d’un magasin ouvert au public (lui aussi équipé d’une chambre froide et d’un comptoir frigo). Je ne savais pas au moment de le commander que les food-trucks étaient en vogue. Par contre, on a souri avec mon mari en lisant des articles de presse annonçant l’arrivée de cette mode en Europe, quelques jours avant la réception du camion. Je pense que mon idée m’est venue au bon moment et c’est tant mieux. Je fais d’ailleurs parti de l’association de food-truck belges.

Quels sont les secrets de votre identité, de votre chocolat?

L’authenticité, la transparence, l’innovation, l’originalité, la proximité. Mes chocolats sont naturels, sans colorants, sans conservateurs, sans additifs. Je suis labellisée « ingrédients bio » depuis quelques mois et je travaille pour l’être à 100% dans peu de temps. J’aime la délicatesse. Mes pralines sont très fines, tant sur le choix des ingrédients que sur l’épaisseur. Cela leur donne un croquant et une finesse en bouche. J’aime l’équilibre entre des goûts puissants et d’autres plus subtils. Pour ma part, depuis que je suis devenue chocolatière, je me sens épanouie et souriante. J’aime parler de ma passion et écouter les clients (ma meilleure source d’inspiration). Je pense que dans mon métier, comme dans la vie, le contact humain est la clé de toute réussite.

Quels sont vos projets pour l’avenir de votre société?

Nous allons bientôt entamer les travaux de l’atelier fixe. Il sera en fonction en septembre 2015 (je croise les doigts). Ce-dernier va me permettre de prendre une collaboratrice et donc d’augmenter la production afin de pouvoir accepter plus de commandes. J’aimerai également trouver des personnes à qui déléguer la vente des chocolats afin d’être présente à plus d’endroits (Bruxelles, Brabant Wallon, Liège, Namur, Hainaut…). Nous travaillons dans cette optique avec l’atelier WithIn sur un pop-up store pouvant s’installer dans les galeries commerçantes, dans les salons, halls… Là où le camion ne saurait se rendre. Il sera normalement effectif en mai 2015 et sera donc utilisé dès le mois de septembre pour la rentrée du chocolat.

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Propos recueillis par Cédric Dautinger, photos de Jerome Buyle

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