Le Hobbit: la bataille des cinq armées

hobbit

Après une trilogie consacrée au Seigneur des anneaux, Peter Jackson signait à nouveau (après plusieurs péripéties) pour une autre adaptation de Tolkien. Se déroulant avant les événements qui menèrent à la destruction de l’anneau, cette histoire destinée aux enfants contait les aventures de Bilbon. Ce hobbit fut engagé par Gandalf pour une aventure périlleuse: reconquérir le trône des nains et voler le trésor d’un dragon. Ce roman assez court se décline en trois longs films au cinéma (pourquoi? pour gagner plus d’or à enfuir sous une montagne pardi), et voici enfin son apothéose attendue par les fans!

On retrouve donc notre compagnie dans sa montagne, pendant que le dragon Smaug (doublé par Benedict Cumberbatch) ravage la ville voisine. Le chef de la troupe, roi légitime des nains, sombre d’un coup dans la folie quand le dragon meurt et qu’il récupère son trésor. Il refuse obstinément de donner la moindre pièce aux rescapés de la ville (détruite par sa faute) et commence à parler avec des effets sonores kitsch. Mais le pire est à venir puisque toute la terre du milieu (ou presque) apprend que le trésor est désormais disponible. Cinq armées se mettent alors en marche pour récupérer le tout pendant qu’un certain Sauron refait doucement surface.

Si les références pleuvent, que ce soit dans les langues utilisées ou dans les personnages du film, certaines entorses sont faites pour rendre le film plus grand-public. Cet aspect bankable rend la trilogie plus fade et ordinaire que celle du Seigneur des anneaux. Si le premier film hésitait trop entre cibler un public jeune ou les fans hardcore de Tolkien, le deuxième rattrapait le coup. Le troisième, ash nazg gimbatul, ash nazg thrakatulûk (pardon, on s’égare), ne fait pas mieux que son prédécesseur. Il termine la trilogie positivement, mais sans rien apporter de mémorable si ce n’est la fameuse bataille.

Pire, ce sont les défauts qui sautent plutôt aux yeux. On quitte trop rapidement la bataille pour se focaliser sur une série de duels qui mèneront à des séances larmoyantes. Sauf qu’on ne se sent pas vraiment proches des personnages et qu’on attend juste de voir le grand méchant mordre la poussière. Heureusement pour lui, son armure semble plus efficace que celles de ses troupes. Les orcs continuent de mourir trop facilement, par centaines quand un bélier les charge (oui) ou victimes d’un jet de pierre de Bilbon (qui a la taille et la force d’un enfant, oui). Les béliers apparaissent d’ailleurs par magie quand les nains en ont besoin, avant de disparaître également par magie comme dans un jeu vidéo (sauf que dans Shadow of Mordor, les montures ne s’invoquent pas).

Bref, nous sommes heureux que cette trilogie se termine. Et notre cœur se pince légèrement car nous aimons vraiment énormément cet univers heroic-fantasy. Ce qui tombe bien, le blocus offre l’opportunité idéale pour regarder la trilogie originelle en version longue!

Sortie dans nos salles ce 10 décembre 2014.

Cédric Dautinger

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