Hunger Games – La Révolte : Partie 1

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Avant de s’attaquer au dernier volet du Hobbit, nous nous chauffions pour le troisième et avant-dernier film de la licence Hunger Games. Pour nous plonger dans l’ambiance, d’ailleurs, des gardes de sécurité presque aussi nombreux que les journalistes nous surveillaient avec des jumelles infra-rouge. Pour éviter que l’on vous dévoile trop… heu un film qui sort dans deux jours… et qui est tiré d’un livre que les fans ont tous lu… et dont le scénario se trouve facilement sur d’autres sites spécialisés. Si vous avez raté le coche, on parlait déjà du premier film ici, et du second juste là.

Au menu: toujours une dystopie plutôt simple pour faire passer un message clair au public-cible (pas vraiment nous, mais bon): l’amour c’est bien et la dictature c’est mal. Mais plus subtilement, on apprend surtout que l’amour nous fait commettre des actes insensés et qu’une révolution contre le fascisme peut cacher un autre totalitarisme. Katniss, l’héroïne, se retrouve un peu perdue au milieu d’une révolution qui gronde, dans la colonie 13 enterrée sous le béton. Mais comment devenir l’icône de la révolte, quand l’ennemi tient en otage son petit-ami? Vous vous en fichez? Nous aussi, comme pratiquement tout les protagonistes du film. Du coup, le rôle de Katniss devient très secondaire et on se plonge plutôt dans l’ambiance de cette colonie rebelle et de sa politique de guerre: propagande, attaque et défense, ébauche d’idéologie.

Derrière la recette, on retrouve encore Francis Lawrence, qui prend ses marques et s’améliore nettement. Le film est agréable, avec un rythme et une image très lisse et conventionnelle. Mais les prises de risque ne sont sans doute pas tolérées par l’auteur et l’industrie du cinéma. Il ne faudrait pas trop pervertir les jeunes, et surtout pas leur planter l’idée d’une révolution contre un système odieux. Le casting regroupe la troupe habituelle (Jennifer Lawrence, Woody Harrelson, le regretté Philip Seymour Hoffman) et des pépites venues des séries (Jeffrey Wright, Mahershala Ali, Natalie Dormer ou encore Robert Knepper).

Vous l’avez compris, ce troisième opus se défend correctement et s’améliore même un peu, sans pour autant nous époustoufler. La faute à quelques grosses incohérences et à un ton qui veut trop plaire à tout le monde.

Sortie dans nos salles ce 19 novembre 2014.

Cédric Dautinger

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