Trans*BOUM*for*BOUM*mers 4 *badaBOUM* (l’âge de l’extinction)

Optimus

Quand Michael Bay (monsieur explosions) commence son film en tuant des dinosaures et en auto-critiquant « des suites et des remakes de merde », on sait qu’il faudra s’armer de patience. Un peu comme les autobots qui se cachent dans l’ombre, depuis que les humains pourchassent la menace extra-terrestre en s’alliant… à d’autres extra-terrestres. N’oublions pas les méchants Decepticon, ressuscités par une société qui incarne un peu les craintes américaines sur une science sans conscience. C’est mal monté, mal joué et lent mais restent-ils des éléments à sauver de ce blockbuster de l’été?

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On comprend mieux comment Bay manie sa caméra.

Après une introduction rapidement expédiée, on enchaîne dans quelques endroits des USA mais surtout au Texas où l’on rencontre notre groupe de héros. Un père redneck également inventeur de génie (Marky Mark), sa fille mineure mais que le réalisateur aime présenter comme une bombe sexuelle, son petit-ami pilote de rally et un pote qui servira à montrer deux choses essentielles dans ce film (et qui méritent notre attention). Premièrement, le gouvernement et les agences comme la CIA, c’est le mal. Des crapules manipulatrices qui sont prêtes à tout pour remplir leur poche en prétextant la défense de la bannière étoilée. Bon point pour Bay qui ose s’attaquer à des fleurons américains. Deuxièmement, à montrer qu’au milieu de ces combats titanesques, les civils prennent cher. Vraiment. Il doit bien y avoir des milliers de morts dans le film, avec les agents spéciaux qui « font des tirs de sommation » à l’arme lourde en pleine ville ou leurs prototypes qui écrasent les véhicules qui passaient par-là sur l’autoroute. Et comme on est en Amérique: les pertes civiles ne comptent pas. Tout le monde s’en fiche, on est plutôt choqué par la Pagani rose et on passe sur un autre continent à la moitié du film parce que… heu voilà!

Tout le monde se retrouve en Chine pour un peu dynamiser le film, qui pataugeait. Michael Bay produit alors ce qu’il fait de mieux: de l’action musclé aux effets spéciaux à couper le souffle (en 3D), avec quelques bonnes idées à Hong-Kong. Avant de nous achever avec Optimus Prime chevauchant un dinobot, armé d’une épée-robot de l’espace. Classe mais trop tardif, on ressort usé du film, en espérant que les prochains films n’enterrent pas plus la licence.

Sortie dans nos salles le 16 juillet.

Cédric Dautinger

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