La planète des singes: l’affrontement

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Entrée dans la culture populaire, l’histoire de la planète des singes nous concerne. Car elle projette nos peurs et nos espoirs au travers de nos lointains cousins simiesques. Si le premier cycle de cinq films, commencé en 1968, exposait l’idée de notre disparition par l’arme atomique, ce deuxième cycle montre encore notre peur de la dérive de la science avec la diffusion d’un virus mortel pour l’homme mais qui rend les singes plus intelligents. Après un remake qu’on souhaite oublier (malgré Tim Burton à la barre, en 2001), Rise of the planet of the apes nous avait convaincu en transportant l’histoire à son début. Dix ans plus tard (dans le film), les humains sont au bord de l’extinction et on retrouve César, à la tête d’un groupe socialement évolué de singes dans la forêt californienne.

Visuellement (en 3D) et pour nos oreilles, on découvre un monde post-apocalyptique verdoyant, qui rappellera pour certains les décors du jeu The last of us (qui vient de sortir en remake HD sur PS4). Les musiques et les effets créent une cohérence qui nous plonge tout de suite dans l’ambiance. Mais le plus fort, évidemment, c’est le travail d’animation et de rendu des singes. Au milieu du village de chimpanzés et de bonobos, on retrouve également d’imposants gorilles et de curieux orang-outans (étrangement, aucun petit singe venu d’Amérique du Sud). Petit bémol qui tient plus du détail cependant: les singes affichent des mimiques et des gestes trop humains pour être crédibles. Mais bon, ce sont des singes qui parlent (on cherchera à voir la version canadienne).

L’histoire aborde le premier conflit entre les singes et les humains, causé par une raison stupide. Un connard humain et un connard singe ne peuvent pas blairer les autres et provoquent des accidents. Ha oui, personne n’a pensé à les mettre à l’écart des autres, tant pis, ce sera la guerre. Un bon prétexte pour une bataille finale très impressionnante avec quelques bonnes idées au niveau des prises de vue. Au final, les acteurs sont convaincants (les singes compris), c’est beau, agréable, bref le film occupera correctement votre temps. Sans vraiment faire passer de message idéologique, et c’est sans doute mieux comme ça.

Sortie en salle le 30 juillet.

Cédric Dautinger

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