Le groupe School is Cool rêve de gloire

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que la scène pop-rock d’ici et d’ailleurs est très active et nous offre sans cesse de nouvelles découvertes. School Is Cool ne déroge pas à la règle: venu tout droit d’Anvers, le groupe sillonne les routes belge (et étrangère) et a déjà conquis la scène de notre plat pays. Ainsi, le Pukkelpop, Marktrock ou encore l’Ancienne Belgique n’ont plus de secret pour les jeunes anversois. En 2010, ils remportèrent le Humo’s rock Rally, rejoignant le panthéon des groupes belge comme Novastar, ou encore Black Box Revelation. Difficile de cerner un groupe tel que School is Cool, qui s’il s’inscrit dans un registre définitivement pop, s’amuse éhontément de mélange de genre, de sonorités colorées et festives qui semblent sortir d’un autre temps. On n’en attend pas moins de Nature fear, qui constitue le deuxième album du groupe.

Nous sommes plongés d’emblée dans une ambiance lourde, planante et onirique avec Black Dog Painting qui propose en entrée en matière de choix avant de nous lancer dans des sons déjà plus electro-danse, toujours tout en lourdeur. Des voix vocodées rajoutent une touche robotique à un son déjà très particulier, alors que des chœurs font définitivement décoller le morceau.

Nos tympans partent en vrille dans Wide Eyed & Wild Eyed, où un synthé complètement barré laisse place à un chant puissant et généreux. On se laisse bercer par un son organique, plein de couleur. School is Cool rajoute encore quelques cordes à son arc, puisqu’une mandoline vient se mêler à un jeu déjà bien chargé dans Envelop Me, qui surprend encore par son éclectisme.

Le ton monte avec Tryst, ou les percussions se font d’autant plus entendre que le chant surenchérit, un morceau qui annonce une suite des plus énergique, et nous la fait attendre, alors que Golden Grey se lance déjà par des guitares bien crunchy, et continue de nous bercer sans trop nous surprendre. Beaucoup plus de fun dans The Soothing Sound of Breaking Bones, ou des rythmique bien joyeuse nous offre une montagne russe musicale et joue de vas et viens entre franche accélération et relâchement. Un morceau plutôt osé qui vient ouvrir la voie à Hollow Hill, qui s’offre une ambiance bien plus dark, lancinante à la voix plombée.

Your Body and Me ne gâche pas la fête, à nouveau très original, rythmé et surprenant par des sonorités organiques et colorées. On maintient le cap avec Blue Jeans, où des lignes de guitares presque country viennent se mêler a un une électro-pop dans un morceau qui ne lâche pas la pression, et monte encore un peu plus en puissance avant de nous lanciner par quelques notes de violon… rien à voir avec Tusks, qui nous replonge dans une ambiance post-apocalyptique des plus saisissante. Nous nous réveillons de ce doux rêve avec Cursing, let me in, ou des tons plus folk viennent fermer cet album.

Finalement, School is Cool nous offre un album éclectique, coloré ou les morceaux se suivent sans se ressembler. Ils parviennent à nous surprendre par des sonorités originale, consistante, parfois oppressante qui donne à leur son un aspect onirique, lancinant, presque baroque et offrent une bulle d’air musicale à quiconque en recherche de nouveauté. A découvrir ou à redécouvrir durant votre longue soirée d’été, au Pukkelpop notamment.

Thibault B.

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