Nuit Belge au Botanique : quand la musique adoucit les mœurs

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Ce mercredi soir, c’est avec des trombes de pluie que la Nuit Belge du Botanique a accueilli son public, pour une soirée entièrement consacrée aux artistes de notre plat pays. Comme si, après la chaleur des derniers jours, le temps s’était mis au diapason avec la programmation des scènes. C’est vrai quoi:  sans la pluie, se sent-on vraiment Belge ?


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Et pour se protéger des intempéries, quoi de mieux que de faire un tour sous le chapiteau mis en place dans le parc spécialement pour le festival. Pile à temps pour le concert des Anversois de School is Cool, tout de fourrure vêtus. En anglais dans le texte, les voilà qui nous emmènent dans un monde onirique, entre plages electro très mélodiques et percussions presque animales, dans la trempe d’un Woodkid. De quoi réchauffer les corps et les cœurs.

 

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Le temps de se prendre une bière en chemin, et voilà déjà My Little Cheap Dictaphone qui entre en piste dans la salle de l’Orangerie. Formé autour de Michael Larivière, « ex »-Hollywood Porn Stars, le groupe propose un rock brut soutenu par quelques animations visuelles. Ici on danse, là on balance sobrement la tête, mais personne ne reste indifférent.

 

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Vismets présentait ensuite son nouvel album, plus posé que le précédent, dans le chapiteau. Pas de répit pour nos pieds (ni pour nos oreilles), déjà bien mis à contribution. Outre le nouveau single Dreamers et un Gourou Vaudou version psychédélique, on aura reconnu Vultures Of Tronica et un final de bon aloi sur Wasted Party.

 

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Un titre prémonitoire qui augurait déjà de ce qui passait à la Rotonde presque au même moment. C’est que The Experimental Tropic Blues Band prenait possession des lieux à sa manière… subtile. Ça commence fort avec l’hymne national belge version rock n’ roll, une fois. Ensuite, c’est parti pour des riffs énergique sur fond de patriotisme de pacotille, à grand renfort d’image d’Ici Bla Bla, de gauff’ au sucre, de frites, de bières ou encore de Mathilde et Philippe à l’air niais. La salle est retournée (notre estomac aussi), il faut dire qu’en plus, niveau son, ça swingue.

D’un coup, la musique s’arrête. « Si t’aime pas ce qu’on fait, tu dégages« , hurle le guitariste à un homme dans le public, qui monte sur scène et se met à beugler, mettant en cause les images projetées : « C’est ça, la Belgique, des gens qui mangent des frites et qui vomissent ? C’est une honte ! » Un autre homme se hissent alors lui aussi sur le scène, avec l’idée d’en découdre avec le malotru. C’était sans compter sur ledit guitariste, qui s’interpose. « Pas de violence« , puis dans l’oreille du fan susceptible « C’est un acteur« … qui reviendra déguisé en super-héros aux couleurs belges quelques instants plus tard.

 

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Une jolie façon de clôturer cette Nuit. On avait déjà la pluie. Ne manquait plus que les frites, les gaufres et les fausses disputes (musicales ou… communautaires?) qui se terminent autour d’une bière.

Camille Wernaers

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