Tremblez Bruxellois, voici le BIFFF 2014

BIFFF

Ça y est. Après un an d’attente, les amoureux d’hémoglobine et de peur bleue voient leur patience enfin récompensée par une nouvelle et effrayante édition du Brussels International Fantastic Film Festival, aussi appelé BIFFF (mais seulement pour les intimes). Ça va massacrer sec au Bozar pendant deux intenses semaines, le tout rehaussé de l’humour bien connu de ce public de connaisseurs, même si parfois on se demande pourquoi ils sont si méchants (PARCE QUE).

32eposter_fr

Les rédacteurs de La Pige ne pouvaient rater sous aucun prétexte (sauf peut-être un CDD ou un CDI) cet événement traditionnel de la capitale et les 131 projections du festival. Le BIFFF, ce n’est pas que des films qui flattent notre part de voyeurisme, c’est aussi une zombie day qui s’attaquera au centre de Bruxelles le 12 avril, un bal des vampires des plus classieux et des conférences qui nous font nous interroger sur les rapports entre la science-fiction et notre réalité.

Notre sélection

Cette année encore, la sélection comprend de nombreuses perles du cinéma fantastique, horrifique, policier ou tout simplement bizarre, avec un focus sur les films de genre indiens. Notre équipe vous livre ici sa sélection personnelle. Fermez les yeux !

Les choix de Camille

The Machine : dans ce film présenté en avant-première européenne qui fait penser à un mélange entre Artificial Intelligence (AI) et I, Robot, tout en passant par Blade Runner et en revisitant le mythe de Frankenstein, des robots sont envoyés pour nettoyer une base militaire. En gros : faire le sale boulot. Pas étonnant que cela dégénère.

Aux yeux des vivants : « A nous les petits Français » semble nous hurler le scénario de ce film frenchie dans lequel trois jeunes adolescents se font poursuivre par une bande de psychopathes en pleine nuit. Le film navigue entre Freddy et La Colline à des yeux mais en version soft.

Nymph : vous croyez que La Petite Sirène était du genre sympa, avec ses cheveux rouges et son grand sourire. Ce film serbe présenté en première mondiale vous démontrera le contraire. C’est de la mer aussi que vient les ennuis dans le film Let Me Survive, où des choses étranges se passent sur un bateau.

Du gros, du lourd : après Brazil et L’Armée des Douze Singes (tous deux excellents), Terry Gilliam termine sa trilogie existentielle dans une fable qui interroge la surveillance de notre société alors que l’affaire Snowden n’a pas encore fini de nous réserver des surprises. Le grand monsieur discutera avec le public après la projection de son film. C’est aussi une société hyper-surveillée que nous présente ce premier film de science-fiction dominicain, Biodégradable, dans lequel un amour pourtant interdit va réussir à naître. Un Roméo et Juliette dans un 1984 du futur.



Deadly Virtues : un taré psychopathe amateur de bondage agresse et séquestre une jeune femme et son petit copain. Mais tel est kidnappé… qui croyait kidnapper.

Open Grave: un homme se réveille au fond d’un puit à moitié enseveli sous des cadavres, qui eux ne se réveilleront plus. Pas un film de zombie donc mais un bon thriller. Classique aussi : Haunter, un bon film de maison hanté comme on les aime. Ça manquait.

De Poel : des Hollandais, chaussés de sandales et de hautes chaussettes, se perdent dans les bois. Un monstre aquatique est bien décidé de se faire un festin au goût de THC.

The Profan Exhibit : avant-première mondiale gore pour ce film controversé qui nous plonge au sein des pires travers de la société.

Occulus : Miroir mon beau miroir, que vois-tu ? Un film d’horreur très bien foutu dans la veine de Mirrors.

Mindscape : un détective privé qui a le pouvoir de rentrer dans la tête des gens rencontre une jeune femme qui lui résiste. Pas content.

Cérémonie de fermeture avec un Jake Gyllenhaal au sommet de sa forme dans Enemy : la preuve il y est en plusieurs exemplaire. Ho, l’acteur offrait déjà une prestation réussie dans le précédent film du réalisateur, un certain Prisoners.

Les choix de Cédric:

All Cheerleaders die: mélanger Gossip Girl avec La nuit des morts-vivants et hop, ça devrait donner un film intéressant. Loin du délire décapant du jeu vidéo Lollipop Chainsaw, on retrouvera les ingrédients d’un bon nanar américain: des lycéens, de la violence gratuite et du cul. Le film est même présenté comme « féministe », ce qu’on ne manquera pas de vérifier en attendant un remake avec l’équipe des pom-pom girls de l’ULB.

On reste dans l’ambiance collège, mais avec des mutations radioactives cette-fois avec Return to nuke’em high. Réalisé par l’auteur de Poultrygeist, un film des poulets zombies vraiment nul (et drôle).

Enfin, on s’achèvera en beauté avec encore plus de gore et de seske (oué oué oué) au programme de Pinup Dolls on ice.

Dead Snow: red versus dead: quoi de mieux que des zombies? Des nazis zombies bien entendu, comme dans le premier film nordique Dead Snow. Et avec quoi combat-on des nazis zombies? Avec des soviétiques zombies, évidemment!

Pour rester dans le trip(pe) des films de zombies, on jettera également un œil à Go Goa Gone (ce n’est pas le retour de Ben Affleck mais le premier film de zombie du cinéma indien) ainsi que Goal of the dead.

Ghost in the shell: arise: certains dessins-animés ciblent clairement un public adulte qui veut réfléchir et le Japon en a même fait une spécialité. Il aura fallu attendre 20 ans pour voir les deux préquelles (Ghost Pain et Ghost Whisper) et on espère donc que le résultat sera à la hauteur de l’original.

Space Pirate Captain Harlock marque également son arrivé sur grand-écran (en 3D). Oui, on vous parle bien du film Albator!

Witching and bitching: imaginez des braqueurs espagnols à côté de la plaque et une rencontre avec des sorcières… Le trailer nous a convaincu, en espérant que le film tiendra sur la longueur (avec le public du BIFFF, ça devrait le faire).

Dans le genre trip décalé, Discopath prouvera que « stayin’ alive » n’est pas si facile quand un dangereux tueur en série trouve son inspiration dans la musique disco…

Côté humeur douteux, on notera également Wrong Cop de Quentin Dupieux (mais si, le gars qui a réalisé Rubber, l’histoire d’un pneu psychopathe, et accessoirement Mr. Oizo). Pas convaincu? Marilyn Manson joue un émo dans le film. Voilà.

Police Story: les cabrioles de Jackie Chan reviennent dans ce film plus sérieux (rien à voir avec Rush Hour donc). De quoi se mettre dans le bain pour Tom Yu Goong 2, intitulé avec beaucoup d’affection par notre équipe « où est mon éléphant – le film qui poutre ta maman ».

Les choix de Nicolas

Puti : film philippin, à la croisée de l’art et de l’horreur qui nous fait rentrer dans le quotidien d’un faussaire daltonien. Effectivement, il y a de quoi confondre un Chanel d’un Vuiton même si les dollars quant à eux resteront verts.

OVX : The Manual : oubliez les histoires d’amours décérébrées et cul-cul. Pas de ça au BIFFF. Voici une histoire d’amour dans un univers proche du nôtre dans lequel les lois de l’attraction entre humains sont modifiées.

LFO : vous n’écouterez plus jamais votre voisin de la même manière après avoir vu ce film suédois qui met en scène, un freak de l’informatique qui parvient à contrôler les êtres humains par le son et expérimente le tout sur les gentils voisins.

Dementamania : celui (ou celle) qui n’a jamais eu marre de son patron ou n’a pété un câble à cause d’un dossier terminé trop tard sur un coin de table lui jette la première pierre. Un employé de bureau trop assidu devient fou à cause des multiples pressions qui pèsent sur lui.

Torment : une famille passe les vacances les moins reposantes de sa vie alors qu’elle se fait attaquer par des gens très très méchants dans leur maison. C’est aussi la trame du film coréen Intruders, présenté en première européenne.

I’ll follow you down : film de science-fiction qui joue sur le classique voyage dans le temps et qui partage son thème avec un autre film présenté en avant-première mondiale: Time Lapse, qui propose une réflexion à la Minority Report sur le fait de connaitre l’avenir à l’avance.

Afterman III : cocorico (ou graou) film belge, sur un monde post-apocalyptique qui mélange nos peurs sur le réchauffement climatique et nos peurs sur le chaos. L’opposé du « Transperceneige » en somme, où c’est le froid qui a détruit le monde que l’on connaît.

The 7th floor : les Espagnols ne sont pas en reste niveau thriller. Un père perd la trace de ses enfants entre le 7ème étage et le rez-de-chaussée. C’est déjà avec un huit-clos dans un immeuble que le cinéma ibérique nous avait ébloui avec Rec.

Halley : du zombie, oui, mais du zombie sportif. Un veilleur de nuit dans un club de fitness a quelques problèmes pour marcher droit et devient amateur de chair fraîche. Un film très graphique.

Control : critique des nouvelles technologies sous fond de guerre entre mafias chinoises.

Let Us Prey : un homme récemment arrêté est bien décidé à ne pas rester derrière les barreaux, quitte à faire perdre une case aux agents présents dans le commissariat. Avant-première mondiale.

Ablation : un organe de moins, la rage en plus, un homme se réveille dans un champs drogué et avec une belle cicatrice. Cadeau. Il va chercher les coupables.

La Pige sera présente tout le long du festival avec des critiques, des interviews et des compte-rendu des événements qu’il ne fallait pas rater.

Weeeelcccooooommmmmme !!

L’équipe de LaPige.be

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>