Les 10 km de l’ULB ou comment perdre plus pour donner plus !

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Ixelles. Avenue Héger ; plein soleil. 10H30 moins quelques secondes. 4400 pieds bondissent, 4400 mollets se crispent, 4400 oreilles attendent les paroles fatidiques, les derniers regards furtifs s’échangent… Dans un grand brouhaha, 2200 joggeurs s’élancent, une foulée après l’autre, pour le sport et pour la science.

Ce 27 avril s’ouvrait en effet la troisième édition des 10 km de l’ULB. Comme toujours, le parcours s’étendait du Bois de la Cambre à la Forêt de Soignes (et vice-versa), entre marcheurs et cyclistes du dimanche Organisé par le Cercle des Sciences (CDS), l’événement sportif réunit toujours plus de monde pour financer la recherche scientifique. Un succès qui ne se dément pas cette année : « C’est la première année où on est Sold Out. On a dû nous même se limiter à 2200 personnes vu la taille de l’Avenue » nous explique Blaise Godefroid, président du cercle. Les résultats financiers suivent aussi : de 15.000 euros l’année passée, les fonds pour la faculté des sciences pourraient passer la barre des 20.000 euros cette année. Outre les sponsors et le soutien des institutions académiques, le cercle a misé sur quelques nouveautés. Un t-shirt technique (comprenez anti-glandes sudoripares) était proposé avec les réservations. Au couleur de l’événement, vendu 10 euros, le tissu ne joue pas que d’un ressort financier. Le président insiste : « Le défi c’est aussi la couverture visuelle comme la RTBF ou RTL (…) Avec ce t-shirt, l’idée est de voir des joggeurs le porter à d’autres courses afin de nous faire connaître d’un public plus large. »

Si certains doutent de l’utilisation de ce t-shirt comme fétiche publicitaire, tout le monde s’accorde sur l’importance d’une diversité. De tout horizon, les intrépides s’amassent dans la bonne humeur. Certains pour le défi chargé à l’adrénaline, d’autres pour l’aventure désintéressée mais tous dans une sueur amicale, qui fleure bon l’humilité. Thomas, étudiant à la VUB, se réjouit de son effort ponctuel : « Je suis un petit peu trop habitué à la bière et pas à la course. Je m’en suis voulu pendant tout le parcours mais je suis arrivé au bout. (…) avec des amis, ça pousse à la faire. Après c’est pour l’univ’, c’est pour une bonne cause : pourquoi pas ! ». Plus loin, Martin, fraîchement diplômé, a saisi l’occasion pour tester sa mécanique avant le grand plongeon kilométrique du 18 mai. En préparation des 20 kilomètres de Bruxelles, l’ex-ulbiste voit ici une chance de stimuler ses limites. Il aurait d’ailleurs une suggestion pour maximiser les chances de chacun sur le parcours : « Je trouve que les coureurs perdent beaucoup d’énergie et de temps au début de la course parce qu’ils sont amassés dans des chemins trop étroits. Il faudrait commencer par une grande avenue pour que chacun puisse trouver sa place, (…) pour qu’il soit plus facile de dépasser et de courir à son rythme. » Un reproche que les organisateurs nous ont expliqué avoir du mal à enrayer s’ils veulent préserver un parcours 100% nature. En attendant la prochaine édition, l’équipe prend acte et vous attend de pieds fermes l’année prochaine.

Benjamin Bourguignon

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