BIFFF, jour 1: on va voir ce qu’on va voir

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Le BIFFF a décidé de nous en mettre plein les yeux ce mercredi, et c’est avec facilité que cette première journée a remporté le challenge.

Ça avait pourtant commencé en douceur avec une Masterclass, au doux nom technologique : Synthesis Workshop FX, animé par Jean-Yves Arboit, un professeur d’effets spéciaux qui a réussi le pari de nous présenter, en un peu plus de trois heures, les bases de la 3D, les trucages qu’il est aujourd’hui possible de faire dans le monde du cinéma. Le tout sans rentrer dans les techniques excessivement compliquées ; il a d’ailleurs rendu cela vivant tant pour une classe de primaire présente dans la salle que pour les adultes amateurs d’effets spéciaux.

On en retiendra surtout le côté démocratique des techniques : sur une machine qu’il avouera ne pas être une bête de guerre et avec des logiciels gratuits, il a réalisé en direct des animations 3D dont on aurait pu penser a priori qu’il fallait bien un studio hollywoodien pour arriver à un tel résultat. Et on retiendra sa leçon la plus importante : les effets spéciaux ne servent à rien si l’on n’a pas une bonne histoire à montrer, un message à faire passer. Ce que certains oublient (parfois)…

C’est ensuite Luc Longin qui est venu nous parler de son expérience dans les studios hollywoodiens, puisqu’il a participé aux effets spéciaux pour des grands studios. Il a notamment bossé sur des Star Wars, excusez-le du peu.

« Puti », film très artistique

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On a ensuite enchaîné avec Puti, film Philippin de Miguel Alcazaren. Ce réalisateur amateur (il dirige une chaîne de télé aux Philippines dans la vraie vie) a réussi à réaliser un film avec seulement 60 000 euros de budget, en s’endettant auprès de sa famille et de ses amis. Pour un résultat visuellement réussi, même si l’on a regretté quelques lenteurs.

Le film raconte l’histoire d’un homme qui vit avec son fils et dont la femme est morte. Il est faussaire, il peint des copies de grandes toiles célèbres pour gagner sa vie. A cause d’un accident de la route, sa vie bascule. Il ne peut plus distinguer les couleurs. Comme si cela ne suffisait pas, des visions commencent à lui perturber l’existence. Sans être un chef-d’oeuvre, le film est globalement réussi, avec, c’est vrai,  quelques longueurs mais un jeu très artistique sur les couleur et la lumière. On aura entendu quelques bonnes répliques venant du public, visiblement très en forme.

Bref une première journée bien remplie, c’était pas de la poudre aux yeux !

 

Nicolas Pochet

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