65 days of static à l’Ancienne Belgique: la loi des nombres

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65 days of static nous a offert un concert riche et coloré jeudi soir à l’Ancienne Belgique. Le groupe post-rock instrumental fête les dix ans de leur premier album The Fall of Math, qui fût interprété intégralement pour le plus grand plaisir de ses auditeurs, venus en nombre dans la légendaire salle bruxelloise.

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C’est dans une ambiance très particulière que débute le concert; alors que le groupe, sobrement habillé de noir débute leur set-list pile à l’heure, le public, pourtant constitué de fan, ne bronche pas. C’est donc dans un silence religieux que commence leur prestation, dans un décor des plus épuré. Leur composition, souvent surprenante est réglée comme du papier à musique. Cependant, malgré tous les efforts du groupe, l’ambiance peine à décoller. Il faut croire que leur musique à quelque chose de religieux, au point de laisser bouche-bée le public, comme dans une béatitude mystique. Une première partie des plus prenantes donc, malgré un public très, trop tempéré.

Alors que les dernières notes de Aren’t we All Runing, qui vient clore l’album retentissent, le groupe quitte la scène. Ce n’est que 20 minutes plus tard que le quatuor d’outre-manche retourne sur scène, acclamé par un public enfin réveillé. Cette fois plus de doute, le concert est enfin lancé. Le groupe, qui avait visiblement profité de notre savoir-faire brassicole, est à fond la caisse ! Nous profitons alors d’un 65DOS au mieux de leur forme, qui nous en met plein les yeux. Ils prennent un malin plaisir à mélanger les sons, les ambiances, et nous en remettent à chaque fois une bonne couche. Le public est maintenant conquis. C’est un bonheur communicatif qui vient rehausser le ton une dernière fois, alors que le concert touche (déjà) à sa fin.

65 Days of Static nous a offert un show à la fois riche, énergique et tempéré. Bref, un spectacle à la hauteur de leur musique. Nous nous prenons au jeu des musiciens, qui réussit le pari d’une musique à la fois prenante, complexe et légèrement psyché tout en restant accessible. Un groupe à voir et à revoir, le 19 juillet à Dour, notamment.

Thibault B. & Eleonora N.

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