Session de janvier: rater des examens n’est pas si grave

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Un gros titre en lisant mon journal ce matin (avec une tasse de café, deux drogues héritées d’un passage à l’ULB): 9 étudiants sur 10 ont raté au moins un examen lors de la session de janvier 2014. Bon d’accord, seulement dans certaines filières, bon d’accord sans avoir de sources plus précises (d’ailleurs, avez-vous reçu tous vos résultats de janvier?) et surtout sans avoir de comparaison avec les autres années. Si vous êtes concernés et que vous vous inquiétez pour votre avenir universitaire: on vous explique pourquoi vos chances de réussir à décrocher un diplôme reste positives. Pas de panique, suivez le guide.

Rater quelques examens n’implique pas forcément de rater son année.

Le système de l’ULB, compliqué à comprendre au début, permet aux étudiants d’avoir une certaine marge de manœuvre pour pardonner certaines errances. Tomber malade pendant un examen, ne pas avoir de chance dans son horaire ou tout simplement ne pas savoir comment aborder la matière/l’examen peuvent mener à un échec. La session de juin permet de représenter les échecs (pour les BA1) et d’affiner sa stratégie. Car heureusement, les facultés autorisent souvent des points de balance du moment que les étudiants atteignent 12/20 de moyenne. Prenons l’exemple d’une faculté qui autorise trois points de balance. Les étudiants (qui ont une bonne moyenne) peuvent donc avoir un 7/20 ou trois 9/20 et réussir leur année. Mais attention, cette règle est informelle et chaque faculté peut décider de l’appliquer, ou pas. La règle officielle est claire: 12/20 de moyenne générale et pas de notes en-dessous de 10/20! Enfin, des décisions de fin d’année peuvent permettre aux étudiants de passer à l’année supérieure en traînant certaines matières ratées, pour les représenter plus tard.

Oui, les professeurs et les universités sont parfois en cause.

Cible facile, les professeurs figurent en bonne place dans les excuses fournies aux parents. « Tout le monde a raté cet examen, le/la professeur est une peau de vache (NDLR terme édulcoré pour l’occasion)! » Et… c’est parfois vrai. Certains cours ne servent pour le moment qu’à remplir des trous que l’on doit à Bologne (pour les études qui sont passées de trois à cinq ans), en attendant d’être remplacés par un programme plus adapté. Les professeurs en font les frais avec des étudiants peu impliqués, ou carrément pas formés du tout pour le niveau du cours. Parfois, un arrangement peut être conclu (n’hésitez pas à faire part de vos inquiétudes aux professeurs), parfois la faucheuse passe et transforme une matière en « cours à pète ». Les facultés en ont bien conscience et tentent de changer ces cours mais le processus peut prendre du temps, laissant des étudiants sur le carreau.

Mais oui, les étudiants ont également leur responsabilité dans leurs échecs.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer l’échec très élevé des étudiants qui débutent. Un mauvais choix d’orientation qui mène à l’abandon, la difficulté de manier études, guindailles et travail pour payer le loyer/le minerval, ou encore une mauvaise formation à l’école peuvent expliquer le choc brutal que subissent certains étudiants face aux premiers résultats. Le facteur « je vais réussir sans faire d’efforts » trompe également de nombreux étudiants. Pour ceux qui chercheraient des conseils pour leur blocus, on les invite à (re)lire notre guide du blocus mis à jour! Notons aussi qu’il existe de nombreuses aides destinées aux étudiants. Entre les réseaux sociaux, les bibliothèques ouvertes, les permanences, les cours privés ou les regroupements d’étudiants, il est possible de maximiser son étude et donc ses chances de réussite.

Maintenant qu’on vous a remonté le moral, vous pouvez filer à la dernière journée de la Brassicole!

Cédric Dautinger

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