Des muscles et des dieux dans la Légende d’Hercule

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Lorsque Zeus décide à coups de tonnerre de féconder la Reine Alcmène, il n’a qu’une seule intention. Mettre au monde son fils, Hercule (Kellan Lutz), et que celui-ci détrône le cruel roi Amphytrion, assoiffé de richesses et de pouvoir. La Légende d’Hercule est la première partie d’un opus mythologique réalisé par Renny Harlin. Ce volet est dédié à l’évolution du demi-dieu qui va devoir utiliser sa force et sa détermination pour écraser ses adversaires et sauver la belle Hebe, prisonnière du frère maléfique d’Hercule, Iphiclès. Si on sent que le film est destiné à arrondir les chiffres de la maison mère, il ne faut pas désespérer. Il reste quelques bonnes raisons pour voir cette ode à la force masculine.

1. Du muscle, du muscle et encore du muscle : Ce qui est tout à fait logique. Pour régner sur le royaume de Thrace, il est requis de faire 3000 abdos tous les matins et de changer des pneus du Monster Truck. Les jeux de pouvoir ne sont pas nécessaires puisqu’il suffit juste de cogner et d’espérer éventuellement un coup de main des Dieux.

2. De l’action et moins de neurones : Je ne vais pas rentrer dans ce débat, après tout, les meilleurs films ne sont pas forcément les plus subtils. Mais une chose est sûre, le scénario est assez lambda et prédictible. Du coup, il faut miser sur les scènes d’action. Loin d’être à l’image de Gladiator ou de 300,  la plupart reste ludique, avec de jolis combos et des sorts magiques aux graphismes Playstation 2 à vous faire hérisser les poils du dos.

3. L’ombre de JCVD : C’est la raison pour laquelle je voue une certaine admiration pour ce film. Même si la vocation grand public l’empêche d’aller dans le sordide, une sainte odeur de sueur se dégage des combats. Evidemment, Kellan Lutz (qui a joué dans Twilight) n’a pas les mêmes moves légendaires de Van Damme, mais il a ce côté sac de viande candide assez attachant.

4. Des effets spéciaux hallucinants : On imagine mal Renny Harlin demander une autorisation de tournage à Zeus ou Leonidas. Du coup, on a une ribambelle de moyens techniques pour recréer la Grèce Antique de ses fantasmes. Et c’est le cas de le dire, Syd Barrett est descendu du ciel pour régler les couleurs. Le cocktail visuel psychédélique semble anachronique pour la Grèce Antique, mais pour ma part, j’y vois une certaine valeur ajoutée.

5. Un jeu d’acteur époustouflant : à vous faire gagner quelques nominations aux Raspberries awards.

Sortie dans nos salles le 19 mars 2014.

Yann McDowell

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