Iran: un étudiant en prison pour avoir refusé d’espionner en Belgique

hamid

Malgré une volonté d’ouverture apparente, l’Iran reste un pays qui bafoue certains droits élémentaires. Sans vouloir pointer un doigt accusateur, le cas du jeune Hamid interpelle la communauté étudiante. Hamid Babei vient d’être condamné à six ans de prison dans son pays. Son crime? Avoir refusé d’espionner d’autres compatriotes, également étudiants en Belgique, lors de ses études à l’ULg. L’Iran l’accuse (ainsi que sa femme, actuellement doctorante en chimie à l’ULB) d’être à la solde d’un Etat hostile à l’Iran (oui, la Belgique), citant pour preuve d’allégeance… les bourses d’étude reçues par l’étudiant. En visite dans sa famille, Hamid a été arrêté en juillet 2013 et a perdu ses derniers appels devant la quinzième chambre du tribunal révolutionnaire. Sa dernière chance (un appel devant la 54ème chambre de la cour d’appel de Téhéran) vise à annuler la condamnation et à lui rendre sa liberté afin qu’il puisse terminer ses études en Belgique.

Notre ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, était en visite en Iran la semaine passée. Informé du cas de Hamid, on ne sait pourtant pas s’il a profité de sa visite auprès des autorités iraniennes pour aborder la question. On ne peut que l’espérer vu que Reynders est également professeur à l’ULg…

L’ULg, mais aussi l’ULB et Amnesty International se mobilisent pour soutenir Hamid Babei et demandent une révision du procès en Iran. Si vous souhaitez également le soutenir, vous pouvez vous rendre sur le site d’Amnesty International.

Cédric Dautinger

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