Des insectes se la jouent Mr. Bean

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Minuscule – La Vallée des fourmis perdues signe le retour de l’animation pour tous.

Dans un décor commun mais toujours resplendissant, (re)découvrez la portée d’un humour universel.

Lors d’une belle après-midi de printemps, une fourmi noire découvre un trésor inestimable pour sa colonie. D’un pique-nique abandonné, cet être à six pattes découvre une boite de sucres et,  à l’intérieur, une coccinelle timide et chétive. Le butin va cependant vite faire des envieux : des fourmis rouges sont maintenant prêtes à tout pour récupérer le précieux. Prise dans le conflit, la coccinelle va devoir trouver sa place à force de courage et d’amitié.

Avec cette production, les studios Futurikon font un pari risqué : étendre l’idée d’une mini-série (à visionner ici) sur plus de 80 minutes de film, 3D à l’appui. Même si la technologie aux lunettes se révèle vite inutile, le spectateur se plonge facilement dans un monde d’insecte à la Microcosmos mais avec la liberté de l’animation en plus. Ainsi, l’équipe a conservé la recette convaincante de la série : des insectes virtuels aux comportements humains, des paysages réels de campagne française et une pincée d’humour. C’est pourquoi, alors que le scénario ne surprendra personne, l’aventure emmène petits et grands et captive, toujours. Les images restent éblouissantes malgré leur simplicité. La réussite du film tire pourtant sa force ailleurs…

Sans voix

… Car la fascination est instantanée ! Il n’y a d’abord tout simplement pas de dialogues. Vu la durée du long-métrage, il était difficile d’imaginer une aventure sans le moindre mot. Pourtant,  le choix des auteurs (Hélène Giraud et Thomas Szabo) se justifie. Propice à de nombreux gags, le procédé permet aussi une bonne résonance des extraits musicaux. Les déboires de l’insecte à pois deviennent encore plus homériques et l’image, alors mise en valeur, offre  des moments de références cinématographiques inévitables (certains penseront au Seigneur des Anneaux, rien que ça). In fine, le comique de situation récupère ses lettres de noblesse : tantôt à travers des moments de vengeance espiègle, tantôt à travers des scènes dignes des plus grands films d’action. L’expérience est unique, d’autant plus qu’elle doit son existence à un fleuron belge de la production (Entre chien & loup). Il ne vous reste plus qu’à remercier le Tax Shelter et à vous rendre d’urgence au cinéma.

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Benjamin Bourguignon

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