« Masters of Sex », la série qui décortique notre sexualité

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Force est de constater que la sexualité est un domaine sur lequel bien des séries se cassent les dents. Il y a le cas emblématique True Blood, série vampirique sanglante s’il en est, où les relations sexuelles s’enchainent et se ressemblent. La série se présente comme « gay friendly« , avec un personnage récurrent homosexuel, mais, pourtant, si des scènes lesbiennes plus qu’explicites sont filmées, le plus hot qu’on ait jamais vu entre deux hommes est… un petit bisou bien chaste. Oh my god(michet) !

De même, de nombreuses voix se sont élévées contre les scènes beaucoup trop explicites qu’on peut voir dans Games Of Thrones, dont des scènes de viol qui semblent presque « sacralisées ».

Ces deux séries étant produites par la même chaine américaine, en l’occurrence HBO, il n’en a pas fallu plus pour qu’un clip parodique soit produit et diffusé sur le web, où l’on découvre des jeunes acteurs qui viennent d’être engagés. Ils expliquent alors le scénario qu’ils vont devoir tourner (de vrais scénarios diffusés) et face aux visages consternés de leurs proches s’écrient « It’s not porn, it’s HBO!« . Et là, ça va mieux, tout le monde est content et sort le champagne. Youpi.

C’est que les scènes explicites servent souvent de cache-sexe à un scénario vide (True Blood encore). Voulant se la jouer cool, ouverts d’esprit ou parfois juste pour attirer les spectateurs, les scénaristes s’efforcent de placer une scène ou deux, par ci, par là, le plus souvent de manière hyper stéréotypée.

Masters of Sex

Alors que je m’apprétais à sombrer dans le désespoir est apparu sur les écran une série qui a su trouver le ton juste pour nous parler de sexualité, la bien nommée Masters of Sex.

La série (produite par Showtime et créée par Michelle Ashford d’après un roman de Thomas Maier) plonge le spéctateur dans les années 50, alors que la sexualité est une terre encore inconnue. Deux chercheurs vont se spécialiser dans l’étude des comportements sexuels : William Masters (un époustouflant Michael Sheen) et Virginia Johnson (non moins époustouflante Lizzy Caplan), l’un brillant gynécologue orgueilleux, l’autre éprise de liberté.

Qu’est qu’un orgasme? Est-il de la même intensité pour un homme ou une femme? Et est-ce que la taille compte vraiment en fait? Autant de questions qui dérangent à leur époque, d’autant que les réponses, obtenues à l’aide de mesures précises obtenues auprès d’un large panel de la population, ne pourront elles aussi que poser problème.

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Femmes

Sous des faux airs de Mad Men (mais en mieux), la série interroge aussi la place des femmes dans cette société, la place des femmes médecins ou encore la place faite à la sexualité des femmes. On peut y entendre des extraits du Second Sexe de Simone De Beauvoir (un homme demandant, l’oeil libidineux « Est-ce que ce livre est aussi osé que son titre?« ) mais aussi des questions du genre « Pourquoi est-ce qu’une femme simulerait un orgasme?« .

Important aussi, ce deux poids deux mesure dans l’étude des organes sexuels est clairement dépeint. Aucun souci pour étudier le pénis de long en large, quand il s’agit du clitoris, il s’agit là d’une autre paire de manches.

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La série aborde d’autres thème sensibles à notre époque comme à celle des personnages, sans perdre sa justesse : homosexualité, infidélité, sentiments.

Si les scènes sont parfois explicites, elles ne versent jamais dans le voyeurisme. Et parfois même, mais pas obligatoirement, sous le sexe apparaît… l’amour.

La saison 1 est terminée après 12 épisodes, une saison 2 a été commandée.

Camille Wernaers

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