L’ULB rend hommage à Henri La Fontaine

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Ce mardi 10 décembre marque une date particulière dans le monde: la journée internationale des Droits de l’Homme. Bien que des progrès indéniables continuent d’arriver dans le monde, d’autres situations font plutôt régresser l’avancée de ces droits. Penchons-nous sur la Belgique de 2013 et sur un homme à qui l’ULB rend hommage aujourd’hui. Il y a pile un siècle, Henri La Fontaine recevait le prix Nobel de la Paix. Mais qui était cet ancien étudiant de l’ULB?

Bruxellois, il finit des études de droit à l’ULB. Assez logiquement, il commence sa carrière dans ce milieux avant de se découvrir des affinités avec le POB (parti ouvrier belge). Il en devient un des premiers sénateurs socialistes du royaume. En 1889, Henri La Fontaine, spécialiste du droit international et de la politique internationale, crée la Société belge de l’arbitrage et de la paix. Cette société organise un Congrès international de la paix à Anvers en 1894 et participe à la fondation du Bureau international de la paix. Pour ce travail, il reçoit le prix Nobel en 1913, avant de nous quitter en 1943. Il n’aura eu de cesse de défendre ses opinions pacifistes, féministes et socialistes.

Un siècle plus tard, la Belgique politique (dont le PS, successeur du POB) ne semble pas encore comprendre l’importance des Droits de l’Homme. La police fichera désormais de façon très détaillée tous les citoyens verbalisés (jusqu’à l’orientation sexuelle ou les convictions idéologiques), entraînant le risque énorme d’une fuite des informations personnelles et faisant passer 1984 pour une blague potache. Une manifestation soulevait l’écart salarial, toujours très important, entre les hommes et les femmes dans notre pays. Ou encore, Maggie De Block (secrétaire d’Etat à l’asile et à la migration), était élue personnalité politique la plus populaire dans le nord du pays, à coups d’expulsions de « sales étrangers », parfois vers des pays en guerre.

Il est important de rappeler ces faits et de lutter pour nos droits acquis, mais également pour nos droits futurs. L’ULB et son libre examen ont pour mission sacrée de conscientiser les étudiants. C’est pourquoi, dorénavant, l’amphithéâtre du bâtiment K portera le nom d’Henri La Fontaine. Un petit geste, certes, mais qui suscitera au moins un minimum la curiosité de certains.

(c’est également dans cet auditoire qu’a eu lieu l’épisode « Burqa bla-bla »)

Cédric Dautinger

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