Comment réussir son blocus?

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Quand certaines personnes imaginent des navires entourant un port quand on évoque un blocus, vous imaginez une grotte, une salle de bibliothèque, des nuits blanches et la fin des TD. Et pour ne pas vous laisser aller au désespoir et car nous sommes tous passés par-là dans notre rédaction, nous vous proposons cette deuxième mouture du guide d’un blocus réussi. A lire que ce soit ta première session d’examens ou que tu sois un vétéran du surlignage au fluo.

Pour que ton blocus soit productif, voici le top 10 des conseils de La Pige:

1. Si tu n’as pas été aux cours : il va falloir compléter tes notes (en plus d’acheter les syllabi). Les groupes sur les réseaux sociaux, les différents sites (reprenant le flambeau du regretté CandiULB) et les amis te fourniront ce qu’il te manque. N’oublie pas de les remercier et de te renseigner dans les autres filières qui suivent aussi tes cours s’il manque des informations. N’oublie pas également que les professeurs donnent souvent de précieux indices sur l’examen, parfois carrément des questions, lors des cours. Le savoir, c’est le pouvoir.

2. Certains examens suivent une routine d’année en année. Demander aux anciens étudiants des conseils peut te sauver ou simplement te rendre le travail plus facile. Comment sera structuré l’examen, quelles questions le professeur adore et où doivent être tes priorités? Les anciens sauront te répondre mais n’oublie pas que la plupart sont au chômage (merci la crise) alors remercie-les avec un café (ou une bière).

3. La montagne de notes te décourage, c’est normal. La deuxième étape consiste à les lire une première fois, en surlignant l’essentiel puis (ou en même temps) de commencer un résumé. Car si tu penses qu’il est faisable de tout relire la veille, tu te trompes. L’idéal revient à posséder tes notes, un gros résumé et un deuxième résumé qui comprendra l’essentiel afin que tu puisses relire devant l’auditoire, dans les transports, pas dans la voiture, avant de passer la porte de l’enfer. Tu peux aussi récupérer les notes d’autres personnes mais des erreurs s’y glissent souvent. Parfois volontairement, comme chez Solvay…

4. Si tu as encore du mal à y voir clair, malgré le point 3, n’hésite pas à réaliser un plan. Un plan pour étudier, pour résumer tes cours et des matières. Mieux vaut s’organiser et s’en tenir à un planning serré. Le plus dur étant de le respecter, bien évidemment (prévois quelques jours de repos, surtout pendant les fêtes car il faut aussi savoir se détendre).

5. Prévois une réserve de café, de thé ou de boissons énergisantes. Mais il ne faut pas en abuser! Concernant les médicaments et autres drogues (y compris l’alcool), mieux vaut les éviter. Des milliers d’étudiants ont réussi sans les utiliser et ils peuvent devenir dangereux pour ta santé. Les étudiants ont tendance à manger mal lors des blocus, pourtant une alimentation équilibré et saine aide à mieux retenir et travailler. Essaye également de dormir correctement, les nuits blanches doivent rester exceptionnelles, surtout avant un examen. Garder l’esprit clair et éveillé devant ses feuilles, c’est l’essentiel.

6. Si tu as des doutes ou que tu veux te motiver, organise des réunions avec tes amis. Réviser en groupe permet de faire le bilan de ton avancement mais aussi de te rassurer ou d’apporter des réponses à tes interrogations. Ne t’inquiète pas si certains sont plus avancés que toi, chacun son rythme et son planning. Les guidances et permanences des professeurs et assistants permettent aussi d’éclaircir les zones d’ombre. Essayer de vous organiser entre étudiants pour ne pas poser plusieurs fois la même question et faire circuler la bonne réponse.

7. Trouve l’idéal entre étudier dans ton kot, chez tes parents ou en bibliothèque. Chacun a ses préférences, que ce soit dans le calme absolu d’un monastère jusqu’à la musique assourdissante d’une chambre transformée en champ de bataille sur papier. L’ULB fournit des lieux pour réviser, entre les différentes bibliothèques (calmes comme à la Plaine ou celles des Sciences Dures ou plus animées comme celles de Droit ou de Philo) et les salles d’étude. N’oublie pas ta carte d’étudiant si tu ne veux pas te faire éjecter par le service d’ordre qui « n’aime pas beaucoup les gens pas de chez nous ».

8. La tentation sera grande de profiter du blocus pour commencer de nouvelles séries, un livre ou sortir pour fêter la fin de l’année. Il vaut mieux ne pas s’en priver mais ne pas en abuser. Les passes-temps peuvent attendre, pas les examens! Sauf si tu veux bisser pour avoir une année entière à combler par tes divertissements, mais ça…

9. Consulte les valves électroniques, le webmail mais aussi les valves papiers. L’ULB adore les blagues comme « changer le local de l’examen une heure avant » ou « modifier l’heure sans prévenir et faire des chevauchements », avec le désormais classique « ne pas prévenir les étudiants ou les enseignants qu’un examen se déroule ».

10. A l’examen finalement, n’oublie pas ta carte d’identité ou d’étudiant, d’éteindre ton GSM et de le ranger dans ton sac, de quoi écrire et effacer. Le papier brouillon sera fourni par les surveillants (qui te surveilleront, triche donc à tes risques et périls).

« Épuisée et très peu motivée », vos témoignages:

Et vous, comment passez-vous votre blocus? Vous êtes plutôt zen ou en mode « apocalypse zombie »? Votre blocus de décembre ressemble plutôt à une pile plus haute que le sapin de Noël ou à quelques matières? Nous avons posé la question à plusieurs étudiants belges, en leur demandant une photo du lieu où ils étudient le plus souvent.
Laurane (22 ans) – MA2 Journalisme à l’ULB:
Le blocus pour moi, c’est moitié apocalypse moitié zen. J’essaie toujours de préparer mes cours à l’avance pour ne pas être débordée lors du grand saut dans mes bouquins. Mais « j’essaie », ça ne veut pas dire que j’y arrive forcément. Au final, j’ai conscience de la taille de la matière donc pas trop de surprise mais la procrastination arrive toujours à avoir raison de moi! Mon astuce: café, séries, sieste et alimentation équilibrée. Avec ça, je peux tenir un blocus de 6 mois. Mes pauses se résument à glander sur facebook, demander à mes potes où ils en sont dans leur étude et à me rassurer s’ils sont moins avancés que moi. Ça, plus le café, les séries, les siestes et la bouffe. Et pour finir, pour une fois, mon blocus ressemble plus au plus gros cadeau sous le sapin plutôt qu’au sapin tout entier puisque je n’ai qu’un examen (vive la deuxième master). Mais bon, c’est un examen de droit donc la matière est conséquente et en vaut bien plusieurs.
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Coralie (21 ans) – 3ème et dernière année à Defré pour devenir institutrice maternelle:
Personnellement, j’aborde le blocus de manière zen même si la veille je suis toujours hyper-stressée. J’essaye de ne pas me prendre la tête. Pour survivre à ce blocus, je prévois mes synthèses à l’avance et j’essaye de planifier mon travail afin de ne pas avoir à étudier la veille des examens. Lors de mes pauses, je regarde des séries pour me détendre. D’ailleurs souvent durant ces périodes de blocus, je commence plein de séries différentes. Mon blocus ressemble à une pile plus haute que mon sapin. Pour cette dernière année, les profs nous ont bien gâté…
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Lucie (20 ans) – 3ème année sciences politiques à l’université Saint-Louis:  

En mode zen car cette année je m’y suis prise un peu plus à l’avance, en demandant des notes pour compléter les miennes. J’ai remis tout mes cours en ordre pendant la dernière semaine de blocus. Mentalement je trouve que ça aide beaucoup pour entamer cette période. Durant mes pauses, je bois beaucoup de café, je cours aussi avec une amie vers 19h, trois fois par semaine. Après le sport, j’ai toujours plus d’énergie pour revoir ce qui a été vu dans la journée. J’ai 11 examens à passer donc ce blocus s’annonce hard.

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Charline (21 ans) – 3ème année d’étude pour être institutrice préscolaire à Defré

J’entame ces examens zen mais épuisée et très peu motivée. Ce sont les premières vacances depuis le début de l’année et je ne vais pas réellement pouvoir profiter. Pendant mes pauses, je profite chaque jour de faire ce que j’ai envie, aller en ville, au ciné, et travailler un petit peu le matin et le soir mais jamais des journée complètes. Le nombre d’examen est modéré (7) pour cette session mais à côté il y a des travaux.

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Cédric (21 ans) – 2ème d’Infographie après avoir fait 3 ans d’études de cinématographie à Bruxelles:

En mode zen, à part s’il ne reste qu’une heure d’étude avant l’examen et que je n’ai pas fini. Pas d’astuces, c’est toujours en mode impro et ça c’est toujours bien passé. Mon blocus de décembre, c’est plutôt quelques feuilles de notes et de longs pdf et powerpoint.

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Mélissa (22 ans) – 3ème année d’étude pour être institutrice préscolaire à Defré:

Moi en blocus, je ne me casse pas la tête, je suis plutôt zen. Pour survivre au blocus, je dois écouter de la musique, je regarde mes séries préférées et je sors dès que j’en ai l’occasion Pendant mes pauses, j’en profite pour sortir le chien, aller faire les magasins ou sortir boire un verre. Le blocus de décembre n’est pas la pire des période pour moi.

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Cédric Dautinger et Camille Wernaers

1 Comment

  1. André

    23 décembre 2013 at 6:24

    « Cédric » qui minimise la page Safari où il regardait des vidéos YouTube, habile ;)

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