La STIB, tu l’aimes ou tu la quittes

check-out-3

C’est passé assez inaperçu, mais ça y est, c’est fait, le check-out est là. Quand on dit « il est là », c’est que la STIB teste ce système pour une durée d’un mois à la station de pré-métro Albert, avec en ligne de mire, bien sûr, sa généralisation sur tout le réseau. Le check-out, c’est le fait de devoir oblitérer son abonnement ou sa carte pour… sortir des stations. Eh oui, dorénavant montrer carte bancaire blanche pour pouvoir entrer ne suffira plus.

On se marrait déjà bien à l’idée des files interminables aux heures de pointes dans les deux sens désormais et des autres « Mais merde, je trouve plus ma carte… Comment je sors ? » Encore plus rigolo: les raisons avancées pour justifier ce système.

Avant tout: « S’il s’avère positif, le check-out sera activé sur le reste du réseau souterrain, au rythme d’une station par semaine, en commençant en priorité par l’axe Nord-Sud, la Grande Ceinture et Simonis », nous explique la STIB sur son très beau mais aussi très inefficace site internet (essayez, pour rire, d’y piocher des infos pour savoir quel tram roule ou non lors de tempêtes, etc., c’est bien sympa).

On peut parier que ce test sera positif. Tellement d’argent, de temps, de moyens ont été dépensés pour mettre ce système en place que, quoi qu’il arrivera, pas de marche arrière possible. L’appeler un « test » est juste une formule, un abus de langage. Ce n’est pas un test. C’est un préparatif. L’appeler ainsi, c’est le justifier plus facilement auprès de l’opinion. Mais ne nous leurrons pas.

Continuons, parce que ça reste bien drôle : « Le voyageur qui serait monté à bord d’un tram en surface sans avoir validé son titre de transport, se verra dès lors obligé de le faire, s’il veut sortir de la station de prémétro. Dans ce cas, il s’agit d’une simple validation et c’est donc en quittant la station, que le voyageur s’acquitte du trajet à payer ».

J’invite tous les usagers à prendre bonne note. Imaginons un instant que je monte dans un tram en surface, sans tickets, et que je décide de me rendre à Albert. Manque de bol, avant d’y arriver mon tram se fait contrôler. Heureusement, puisqu’il s’agit « d’une simple validation » et que c’est en quittant la station que je m’acquitterai de mon trajet ; je pourrai m’opposer aux contrôleurs et leur dire que, puisque je sors à Albert, je paierai mon ticket là-bas. Quelle blague. On sait tous quelle sera la réaction du contrôleur.

Des distributeurs aux sorties ?

Et attention hein, ne vous attendez pas à ce qu’il y ait dorénavant des jolis et très gris distributeurs de recharge MOBIB ou de cartes prépayées aux entrées ET aux sorties. Beaucoup trop simple. Mentionons ici la très limpide procédure pour sortir à Albert si jamais, grands dieux !, l’on n’a pas payé en entrant (en contradiction flagrante avec l’argument de la « simple validation », mais la STIB n’est pas à une contradiction près) : « Pour pouvoir sortir de la station, le voyageur qui ne possède pas de titre de transport valable, devra entrer dans le sas et y envoyer un SMS au numéro 3304 en mentionnant le numéro du portillon. Il lui en coûtera 6 euros ». Absolument pas humiliant, pas une perte de temps et sans penser à tous ceux qui n’ont pas de GSM avec eux ou qui n’ont plus de crédit (qu’est-ce qui se passerait dans ce cas là ? Suspens).

D’où la question, à 6 euros aussi : qu’est-ce qui se passera si le ticket qu’on a acheté et pointé pour rentrer est périmé quand on veut sortir car on a passé plus d’une heure dans les transports (à attendre, par exemple, parce que mettre des portiques ça on sait faire, mais quand il s’agit de rajouter des trams ou des bus…). Devra-t-on subir l’infâme torture du tour dans le sas ? On n’en sait encore rien. Suspens toujours.

Ensuite : « Le système permettra un contrôle des personnes qui voyagent en tram et utilisent le prémétro ». Trève de poudre aux yeux. On nous promet du contrôle. Tendez une main, la STIB vous bouffe un bras. Parce que bon, c’est vrai, savoir où les gens rentrent, ça ne suffit plus. La STIB se demande où vous sortez. Moi, je comprends, c’est juste que voilà, faut finir ce qui a été commencé. Je veux dire, les gens sont tellement incontrôlables sur le réseau de la STIB. Pour l’utiliser tous les jours, moi-même je me sens devenir un peu fou. C’est d’ailleurs la foooooolie tout les jours, l’éclate totale, pire l’anarchie. Il faut mettre un frein à tout ça, ma bonne dame.

Une équité sociale, quelle équité sociale ?

«L’objectif est de favoriser l’équité sociale entre tous les voyageurs ». Bien vu ça. Je ne sais pas qui a pondu ça à la STIB, mais j’applaudis, parce qu’il ou elle est très très fort(e). Je propose qu’avec les tickets non payés, les usagers « incontrôlables » se cotisent pour lui offrir un dictionnaire ouvert à la page « équité ». Car franchement, j’ai cherché, mais j’ai rien, mais alors rien, trouvé pour comprendre cette phrase. La seule chose peut-être, c’est que la STIB croit qu’il est équitable de rendre la vie des plus pauvres encore plus difficile, et qu’il ne faut surtout pas que les gens qui paient puissent côtoyer des gens qui ne paient pas.

A cette idée, je suis parcouru d’un horrible frisson d’horreur. Je veux dire, des pauvres à côté de… plus riches ? Quelle drôle d’idée. Parce que loin de l’image du petit fraudeur sympa, flower power, désobéissance civile tout ça, et qui, en plus, fraude par pur plaisir, le fraudeur d’aujourd’hui n’a souvent pas d’autres choix. A priori, les gens qui utilisent la STIB sont souvent ceux qui ne peuvent se payer une Porsche. C’est notamment lui qu’on veut fliquer. Et voilà que les tarifs augmentent encore, et pas un peu (oui, faut bien payer le mec qui va retravailler sur les portiques).

D’ailleurs : « La mise en place du check-out vise non seulement à réduire le nombre de fraudeurs mais aussi à améliorer le sentiment de sécurité». Nous y voilà : j’imagine qu’il doit bien y avoir des statistiques à sortir d’un chapeau quelque part qui vont prouver que le check-in, et donc le check-out, en réduisent le nombre. Mais quelqu’un qui a besoin ou qui veut frauder le fera, peu importe les portiques ou la « peur » des contrôleurs.

Sécurité

Quant à l’argument, très d’actualité, de la sécurité. Il est compréhensible. C’est vrai quoi, c’est pénible. Après avoir agressé, racketté, insulté, poussé violement, chanté dans le métro, pué la vieille sueur froide, c’est pénible de devoir pointer pour sortir. Ou de passer au-dessus du portique. Quitte à n’avoir pas respecté la LOI, autant le faire à fond.

Dur. Tous les agresseurs potentiels de Bruxelles, que dis-je, de Belgique, vont maintenant rester chez eux. Mais c’est, en fait, du sentiment de sécurité (en grande partie non fondée) que la STIB s’inquiète. Car ça ne changera strictement rien à la sécurité en elle-même. Après avoir été agressé, même si l’agresseur est retrouvé via ce système (hahaha, on rit toujours), via les caméras ou autres, j’aurai quand même été agressé. Il faudrait plutôt s’attaquer aux causes qu’aux conséquences.

Dégoût

C’est vrai, le sentiment de sécurité aujourd’hui, c’est important, c’est porteur, ça justifie tout et souvent n’importe quoi. Sauf que ce n’est pas ce sentiment-là que m’inspire le check-out. C’est celui du dégoût, dégoût de ce système qui va de plus en plus loin dans le flicage systématique au détriment de la qualité A se demander si franchement, ceux qui ont décidé ça ont déjà fait la file aux portiques le matin, pressés, pour aller au boulot ou aux cours alors que que le temps perdu dans la file vous fait rater le tram/métro.

C’est aussi un dégoût teinté d’exaspération, voire de colère en songeant à tout les moyens dépensé pour cela alors qu’ils auraient utilement pu être employés ailleurs.

Demokratia

Je souhaite à la STIB d’être en déficit un jour, mais il serait souhaitable (même si hautement « révolutionnaire », on sait ) que les décisions qui concernent l’ensemble des usagers, l’ensemble des bruxellois soit prises en concertation avec eux. Surtout quand ça concerne leur argent, puisque qu’il s’agit d’une entreprise publique, ne l’oublions pas. Donnez votre argent mais surtout pas votre avis.. Il faudrait que cela cesse d’être pris en otage par les décisions d’un petit nombre de personnes.

Quoi ça ? De la bonne vieille démocratie? On en rit encore.

Nicolas Pochet et Camille Wernaers

14 Comments

  1. Anonyme

    16 novembre 2013 at 9:18

    Quelle blague…

    Je peux vous garantir que les fraudeurs en ont strictement rien à foutre et que les seuls que ça vas faire chier c’est les simples usagers.

    Déjà au prix ou ça coute les gens bénéficiants des minimats sociaux ne peuvent tout simplement pas se payer un abonnement. Le mensuel est trop cher et l’annuel c’est la galère pour sortir la tune d’un coup…

    Croire qu’on fraude par plaisir ou par incivisme est une connerie…
    Quand on regarde son budget au franc pret on élude en premier les dépenses les moins  » importante « .

    Vu que le reste est débité directement ( loyer, facture d’énergie ) et qu’il faut bien bouffer…. beh ma cocotte, on  » oublie  » de payer la stib.

    Les amendes, impayables et majorée en cas de retard, sont donc destinée a tout ceux qui n’ont pas les moyens de payer… bravo.

    Y’a des portillons à l’entrée, si on fraude à ce moment la je vois pas ce qui empechera de frauder à la sortie. C’est n’importe quoi…

    Par contre ça vas NOUS couter un pont à mettre en place….

    Mais rassurez vous, ces machines seront commandées a prix d’or a des entreprises qui auront grassement payé les responsables pour obtenir le contrat et c’est à ça que ca sert d’avoir du pouvoir après tout… n’est-ce pas?

    Ah oui.. j’allais oublier de parler du prix prohibitif du billet…
    Je suis à lemonier, il pleut, je dois me rendre à debrouckeer, je monte dans le prémétro… 2.50 eu ? POUR 3 ARRETS ? HAHAHAHA

    FUCK THAT ! J’SUIS PAS TA PUTE…

    Le seul vrai moyen d’etre gagnant avec ces voleurs c’est de ne JAMAIS payer.
    Avec un peu de bol, le pointage à vue et http://controlestib.be on est gagnant sur le long terme….

    Messieurs les dirigeants, si vous vouliez nous encourager à frauder, vous avez réussi !

    Portique à la sortie… hahaha

    Souriez, vous êtes flikés !

  2. Bidi

    17 novembre 2013 at 10:25

    Ouaips.. J’attends de voir comment ils vont contrôler les cartes papier (enfin l’ancienne carte qui est toujours en utilisation)
    Vécu à la gare du midi, avec ma carte MOBIB, je pointe, zut le tram, c’était le métro, faut faire demi tour et repointer une correspondance à une autre borne (faut dire que ce n’est pas trop trop bien indiqué!!!!). Je repointe et là … oh surprise!!!! Une deuxième place de comptée! En ressortant j’aurais pris encore une place dans la vue?

  3. Mox

    17 novembre 2013 at 1:26

    L’usager qui ne se sait pas s’acquitter des 6 euros lorsqu’il n’a pas payé au check-in devra payer une amende de 100 euros.

    « The above-mentioned text message will cost €6, a dissuasive amount in anybody’s book. However, people who are unable to pay via text message and call on the dispatch agents will risk a fine of €100″

    Ils annoncent aussi que les portiques ont une capacité de 20 personnes par minute, on imagine le bordel en heure de pointe dans certaine station.

    Plus d’info sur la version anglaise du Soir : http://blog.lesoir.be/lesoirinenglish/2013/11/16/stib-set-to-accompany-travelers-to-the-exits/

  4. J. Brandt

    17 novembre 2013 at 1:51

    Oui et puis pour les gens qui prennent des cartes jump parce qu’on ne va pas assez souvent dans les transports pour payer l’abonnement, souvent les composteurs oranges ne marchent pas.
    On fait quoi si on se trouve coincé à la sortie parce que leur machin ne fonctionne pas/mal? On paye 6 euros de sms alors qu’on a composté quand même?
    Sinon, le GSM en panne de batterie, ça arrive souvent aussi. A priori, ce qui va se passer, c’est la même chose qu’à Paris: le fraudeur va se coller aux fesses de quelqu’un qui a payé pour sortir.
    En attendant, la STIB dépense de l’argent pour nous coller de la musique en boîte qu’on subit (son pourri, sélection nulle) mais nettoyer les métros et les stations, ça n’arrivera que quand l’enfer aura gelé, comme disent les américains.

    Sinon, sur le site de STIB en ce moment il y a un questionnaire de satisfaction. Il est mal fichu évidemment, mais si vous voulez allez jusqu’à la dernière question pour leur dire ce que vous pensez de leur services…

  5. Anonyme

    18 novembre 2013 at 7:26

    comment on fera en bus alors, un check out pour ouvrir une porte??

  6. Alban dF

    18 novembre 2013 at 11:53

    Un article uniquement à charge qui fait tout de même un gros procès d’intention à la stib.
    Supposer qu’un test dans une station unique est nécessairement une opération de com me semble être malhonnête, il est parfaitement naturel qu’un gros projet soit d’abord testé à plus petite échelle pour prévenir tout problème qui n’aurait pas été prévu en amont, et éventuellement adapter, retarder ou renoncer au projet le cas échéant (On imagine évidemment bien que ce n’est pas le souhait des initiateurs du projet).
    De plus, l’article oublié de préciser que la fraude coûte énormément à la stib, et que ça reste du vol qui se fait au détriment des autres usagers, et pas uniquement ceux qui ont une Porsche (merci pour ce beau cliché un peu idiot au passage).
    Rappelons également que la stib est tenue de respecter les lois sur la collecte des données et doit anonymiser et regrouper ses données collectées après un court délai. Il n’est donc nullement question de fliquer chacun, mais en effet on peut imaginer que récolter plus de données sur les trajets de ses propres utilisateurs (et non « sur ses utilisateurs », nuance) peut aider la stib a les comprendre et améliorer son service (et pourquoi pas… Éviter les files qui vous font tant peur en investissant dans les stations les plus fréquentées grâces à ces statistiques plus complètes).
    Quand au sentiment de sécurité, sans imaginer candidement, comme cet article le prétend avec ironie, que les portiques a la sortie seraient la panacée, on peut en tout cas admettre qu’il s’agit d’un obstacle supplémentaire à la fréquentation des stations pas des personnes et groupes, mal intentionnés ou non, qui ne sont pas la pour utiliser les transports en commun de manière légale.
    Bref, lutter plus efficacement contre la fraude est nécessaire et compréhensible de la part de toute entreprise, qu’elle soit publique ou privée. Espérons que ce système ne crée pas d’engorgement supplémentaire et, si c’est le cas, il sera bénéfique pour tous les utilisateurs honnêtes du réseau, qui n’auront plus à payer ou a sacrifier un meilleur service à cause de trop nombreux fraudeurs (qui, à mon avis, ne sont souvent pas les plus nécessiteux du lot).

  7. Henning

    19 novembre 2013 at 7:28

    Et qu’en est-il des enfants? Je me suis retrouvé plusieurs fois coincé dans un portillon parce que j’étais accompagné de deux enfants de moins de 6 ans et que les portes refusent de s’ouvrir au-delà de deux personnes dans le sas. Bien sûr, ils n’ont pas de cartes. L’un d’eux devra-t-il envoyer un sms à 6€, ou ne doit-on simplement plus prendre plus d’un enfant par adulte dans les transports en commun?

  8. LaPige.be

    19 novembre 2013 at 12:14

    Bonjour,

    Il s’agit d’un billet d’humeur et non d’un article « à charge », il reflète donc l’opinion subjective de nos rédacteurs, au contraire de l’information classique qui ne reprend généralement que l’avis également subjectif des représentants de la STIB.

    Au sujet de la fraude et de la sécurité, les autres villes utilisant ce système n’empêche pas la fraude pour autant, ni les files, ni l’insécurité dans les stations, ni le désagrément d’utiliser des portiques, il suffit de voir Paris ou, pire, Londres avec ses gardes armés (qui, parfois, tuent des civils).

    Concernant les chiffres de fréquentation que la STIB devrait notamment tirer du MOBIB (mais tout ça est bien opaque, ceci dit) et qui ne seraient disponibles que la STIB et ses clients, il suffit de se rappeler la fuite des adresses courriels des clients au… FN, alors l’argument du respect de la loi sur la vie privée ne fonctionne pas. De plus, nous n’avons déjà aucune info sur le check-in… alors que le check-out aide à comprendre comment éviter les files semble bien illusoire, surtout que le check in n’a joué aucun rôle là-dedans, bien au contraire.

    Les réductions et offres de la STIB n’empêche pas certains usagers d’être pénalisé, les seniors doivent désormais payer, les tarifs augmentent chaque année (mais pas la qualité des services).

    Quid enfin des touristes, des bornes qui ne fonctionnent pas (ce qui arrive souvent), des groupes d’écoliers ou des personnes avec plusieurs enfants ( le sas n’admet que deux personnes, comment faire pour sortir encore et prendre le tram quand on a plus d’un enfant avec soi?)

    Une vraie équité sociale reviendrait à rendre les transports publics… non-privés et petit à petit gratuits, on est dans la marche inverse.

    Le CA de la STIB, politisé, est vivement critiqué même par les employés de la compagnie et par d’autres personnes puisque les politiciens qui y travaillent ne prennent jamais les transports en commun et, pire, sont rarement Bruxellois ( il suffit de voir le fiasco de la ligne 64 pour comprendre le problème).

  9. Stibophile par nécessité

    19 novembre 2013 at 8:01

    Je vois déjà d’ici des bandes de bonnets rouges démontant ces portiques à la con. 15 ans d’utilisation de la STIB en dehors de l’achat de nouvelles rames de métro ou de trams canadiens rendu nécessaire par l’usure du matériel roulant, je n’ai pas remarqué d’amélioration de la qualité de la mobilité. Je constate également la déshumanisation des contacts avec cette entreprise publique (pour combien de temps encore). Malheureusement j’ai la désagréable impression que la Stib est victime d’une gestion par le sabotage afin de justifier sa privatisation le moment venu. Il y a eu la SNCB et la Poste avant.

    @LaPige.be : je vous trouve bien charitable à l’égard d’Alban dF que je soupçonne d’être un troll à la solde de la STIB.

  10. truc

    21 novembre 2013 at 2:21

    Hello.
    Quelqu’un serait au courant d’une pétition qui circule quelque part?
    La stib est encore une entreprise publique et le nombre de mécontents grandit chaque jour. Un texte bien torché et des milliers de signatures peut aider à faire émerger un débat. Cette histoire de portiques c’est l’opportunité à saisir sur la question du coût des transports mais aussi sur la qualité des services que le citoyen finance. Qui veut payer des pour se faire fliquer et/ou harceler par des tête brulées déguisés en contrôleurs?

  11. Mélusine

    22 novembre 2013 at 1:24

    B****l, c’est « ma » station, en plus… (une des plus sordides d’ailleurs… Jamais terminée)
    Et bien, le premier résultat va être que beaucoup plus de gens descendront aux arrêts suivant, dans ce cas-ci
    (côté avenue Albert, elle est à même pas 200m…)
    Je serais curieuse surtout de savoir à combien de mois de salaire d’un (ou deux) guichetiers équivalent les coût de ses machines – et leur maintenance, bien sûr…
    Oui, une pétition. Et des actions de blocage des portiques de sorties aux heures de pointe par des groupes de joyeux activistes, ça pourrait se faire, facilement, non? ;D

  12. Anonymous

    10 janvier 2014 at 11:56

    OH la méchante stib qui veut contrôler les gens à la sortie des stations. Pour quoi faire? Tout le monde il est pourtant gentil. Puis avec l’argent qu’ils ont parce que personne ne fraude, comment ca se fait qu’ils sont en déficit, qu’ils doivent licencier du personnel, et qu’ils améliorent pas les fréquences et le nombre de lignes.
    On peut pas avoir une amélioration du service sans payer? On peut pas offrir le transport gratuitement à tout le monde? C’est pas comme si ca coutait cher les métros, les trams, les bus, l’entretien des stations, le personnel, le carburant, l’électricité,… vous devriez tous être bénévoles, puis surtout améliorez le service quoi!

  13. LaPige.be

    10 janvier 2014 at 3:24

    Le travail bénévole, on est pour ! D’ailleurs sur La Pige, nous sommes tous bénévoles, quoi !

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