Hunger Games 2, vive la dystopie !

The Hunger Games - Catching Fire teaser poster BE

À la fois symbole de la rébellion et marionnette d’une dictature sanglante, on retrouve Katniss dans une drôle de situation. Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s’agit surtout d’une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d’une rébellion qui se répand de district en district et qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n’hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. À l’aube des Jeux de l’Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss.

La Pige a découvert avec beaucoup d’impatience ce deuxième épisode de la saga Hunger Games, adapté des romans de Suzanne Collins et réalisé cette fois par Francis Lawrence. Et le résultat a respecté nos espérances, on y a retrouvé tout ce qui avait fait le succès du premier film. Critique des systèmes dictatoriaux, critique des médias voyeuristes et de la télé-réalité, critique de la société capitaliste et de ses dérives, de l’enrichissement de quelques-uns et de l’extrême pauvreté de tous les autres… pas étonnant du coup que le film résonne et fasse écho à notre époque. Ce qui est d’ailleurs le but de toute dystopie, un récit de fiction dans lequel l’auteur entend mettre en garde le lecteur en montrant les conséquences néfastes d’une idéologie ou d’une pratique présente à notre époque.

D’autant que la révolte, déjà évoquée dans le premier film, gronde, mais est immédiatement réprimée par le pouvoir central et on ne peut s’empêcher de penser au Printemps Arabe ou à d’autres exemples récents de violences policières. La violence de cette société (notre société ?) est encore une fois montrée sans fard, crue, presque mise à nue et faisant du public un voyeur, de manière très ironique.

On y retrouve toujours les références au récit du Minotaure de la littérature antique et aux heures les plus sombres du régime nazi.

On ne peut qu’apprécier que le triangle amoureux mûrisse en même temps que les personnages, qu’il se fasse plus complexe et beaucoup moins « gnangnan ». Ouf. Les décors quant à eux sont toujours aussi bluffants, de même que la musique.

Attention, le film est à réserver à ceux qui ont vu le premier épisode, de nombreux événements évoqués s’y rapportent.

Lire la critique du premier épisode sur La Pige.

Sortie dans nos salles le 27 novembre.

Camille Wernaers

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