Machete tue (encore)

MacheteKills_poster_HR

Machete Kills est la suite d’un délire assumé de Robert Rodriguez. A la base, le premier Machete n’était qu’une fausse bande-annonce diffusée entre deux grind-house faussement anciens mais véritables clin d’œil à ces films savoureusement kitsch: Death proof et Planet Terror. Partir d’une blague pour réaliser un film qui assume totalement son côté nanar old-school, ça fonctionne avec l’effet de surprise. Mais dans une suite (qui annonce directement une nouvelle suite d’ailleurs), est-ce que la sauce piquante prend encore?

Première étape d’un bon nanar d’action: une histoire simple. Jugez le synopsis officiel, qui tient en quelques lignes seulement: « Le président des États-Unis recrute Machete pour se débarrasser d’un marchand d’armes qui veut envoyer une arme de destruction massive dans l’espace. Machete va devoir traverser le Mexique pour accomplir sa mission… » (bon, d’accord, dans la version néerlandaise, c’est deux fois plus long mais plein de spoilers). On retrouve derrière ce scénario un certain Kyle Ward qui a brièvement bossé pour Michael BOOM (Bay, pardon) et qui prépare Underworld 5 ou Arabian Knights. Vous doutez de son talent au vu de ce programme? Vous avez raison, Machete Kills aurait gagné à faire soit plus simple avec moins de personnages et de références, soit plus recherché qu’une simple inspiration de la série 24h.

Au niveau de la réalisation, on retrouve à nouveau Robert Rodriguez à qui l’on doit quelques perles comme From dusk till dawn, Sin City ou Planet Terror mais aussi quelques bouses. Rendre hommage aux films gores où l’on rigole plutôt que d’être choqué devrait être une de ses spécialités. Mais ce second Machete rate son objectif. On a rigolé… une fois pendant tout le film. Le reste du temps, on suit les aventures du justicier mexicain qui se fait agresser par tout le monde (même des commandos Bloody Beetroots) en s’ennuyant. Faire gicler du sang et montrer des femmes en petite tenue ne suffit pas à faire un bon nanar, il manque à ce film ce brin de génie qui rend le tout savoureusement idiot. Dommage que ce ne soit pas le cas au vu de l’affiche et des moyens déployés: Michelle Rodriguez, Antonio Banderas, Mel Gibson, Charlie Sheen, Jessica Alba et même Lady Gaga.

 

Sortie en salle ce 9 octobre 2013.

Cédric Dautinger

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>