The East: éco-terrorisme mais surtout éco-terroristes

La rentrée reprend doucement sur les campus de l’ULB. Un gitan joue de la guitare dans votre tram (mais vous avez un casque ou des écouteurs). Un simple hasard. Un militant motivé vous aborde avec un formulaire pour sauver les pandas (et donner des sous). Louche. En cours, votre nouveau voisin lit Marx tout en portant un badge communiste (en plus d’une barbe épaisse). Suspect. Vous recevez ensuite une demande sur Facebook pour sauver les espaces verts de la Plaine (là, on ne rigole pas). Étrange! Peut-être que ces différents individus à la morale douteuse se réunissent en secret dans les bois pour honorer d’anciens dieux, ou pire: pour échafauder des actions terroristes! C’est un peu le centre névralgique du film The East, où une agente infiltrée d’une société privée de sécurité va progressivement douter de sa sacro-sainte guerre contre le terrorisme, malgré les coups de pouce de la bannière étoilée et de Jésus.

 

The-East-Movie-Poster

 

Le groupe d’éco-terroristes The East fait régner la terreur aux USA en attaquant directement, lors d’actions audacieuses et originales, les dirigeants de grosses entreprises connues pour placer l’argent au-dessus des vies humaines. Les groupes pharmaceutiques, pétroliers et chimiques font alors appel à une société spécialisée dans l’infiltration et la traque des militants qui nuisent aux intérêts néo-libéraux. Sarah (Brit Marling) travaille justement pour ce genre de société et utilise ses talents d’espionne pour se teindre les cheveux et sympathiser avec des clochards qui ont également une double-identité! Par hasard, notre agente spéciale tombe donc sur le groupe qu’elle recherche. Mené par le charismatique Benji (Alexander Skarsgård dont le fessier filmé en gros plan peut déclencher des révolutions), différents marginaux un peu anarchistes, un peu militant de gauche mais surtout idéalistes et rêveurs (on notera Ellen Page), acceptent de mener des missions chocs. Évidemment, tout ne se passera pas comme prévu.

Malheureusement, on restera sur sa faim en quittant notre siège de cinéma. Il manque des éléments techniques et des éléments scénaristiques pour faire de ce film plus qu’un simple divertissement. Un comble vu le message transmis au public, alors qu’on serait presque en train de regretter que l’histoire racontée n’est que fiction. The East, malgré ses évidentes qualités comme ses acteurs ou sa BO, n’arrive pas à la cheville d’un Fight Club, dans le même genre. Et c’est dommage car on aurait vraiment voulu que ce soit le cas.

 

Sortie dans nos salles obscures ce 20 septembre 2013.

Cédric Dautinger

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>