Ne courez pas voir Runner Runner

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Un étudiant de l’université de Princeton (Justin Timberlake) utilise l’argent de ses bourses d’études pour jouer au poker en ligne. Le jeune homme finit par devenir le bras droit du patron corrompu du site (Ben Affleck).

Loupé. C’est l’adjectif qui convient le mieux au nouveau film de Brad Furman. Manque de rythme, histoire cousue de fil blanc (on peut prédire la fin dès les trois premières minutes), dialogues qui tombent à plat et jeu d’acteurs peu convaincant. La totale.

Même Justin Timberlake a l’air de se demander tout le long du film ce qu’il fout là. Jouer dans un film de plus d’une heure (au secours), c’est autre chose que de faire six pas de danse et une moue entendue dans un clip. Il ne fallait pas attendre de Ben Affleck qu’il rattrape la sauce, dans son rôle de grand méchant en plastoc et en mono-expression. J’ai même signé la pétition pour qu’il ne joue pas dans le prochain Batman après ce film, voyez ?

Le film nous immerge à fond dans le capitalisme et de l’individualisme sans foi ni loi, sinon celle du fric, mais sans une seule seconde les remettre en cause. En bref : fais tout ce que tu peux (et souvent n’importe quoi) pour gagner le plus d’argent possible. Point. C’est la seule motivation qui anime la plupart des protagonistes. Et ça démontre une rare pauvreté d’imagination.

Alors que je m’endormais, une phrase m’a tirée de ma torpeur : « Tu veux devenir riche ou alors… super riche« , accompagnée d’une moue boudeuse de circonstance. Et là j’avoue, je me suis presque sentie concernée.

Camille Wernaers

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