You’re next: entre thriller et slasher

« Un des films les plus intelligent et terrifiant de ces dernières années » peut-on lire comme appât sur l’affiche de You’re next. Certains à La Pige sont friands de films d’horreur et il suffit d’un mystérieux tueur masqué pour les attirer dans une salle sombre. Mais plutôt que de passer un bon moment au cinéma, la séance rappelait plutôt un donjon SM. On vous explique en quelques mots pourquoi vous ne serez pas les suivants à dépenser des sous pour voir ce film, malgré ses cinq récompenses au Fantastic Fest 2011.

 

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Tout débute par une introduction classique avec un couple qui se fait trucider sans raisons. Mais ça n’a vraiment aucune importance, puisque le film raconte l’histoire d’une autre famille: les Davidson. Ou plus particulièrement, d’une belle-famille puisque l’héroïne (une convaincante Shami Vinson) est conviée par son petit-ami à une réunion dans une villa isolée. Heureusement, les engueulades dignes d’un film français ne durent qu’un temps. Le repas étant gâché par des voisins qui confondent bal masqué et jeu de massacre. Les tueurs, aux masques d’animaux, entrent en scène accompagnés de musiques de bon goût qui rappelleront Hotline Miami aux joueurs qui nous lisent. C’est un peu près la seule chose positive à dire de ce film qui se perd ensuite dans un étalage de confiture sur les murs et sur une petite-amie discrète mais survivaliste qui se la joue Rambo.

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Les ficelles sont grosses comme des câbles de grue (oui, c’est une métaphore merdique) et le film se transforme rapidement en thriller fade. Pourquoi montrer le visage des méchants alors que ce qui fait le charme d’un film d’horreur, c’est justement d’être face à l’inconnue?

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Au final, You’re next n’est ni intelligent (le twist se devine très rapidement), ni effrayant (à cause de ses hésitations sur le style à prendre). Comme on disait dans une célèbre émission de MTV, mettant en scène des barakis dans un autobus: NEXT! Désolé, on ne finalisera pas cette critique avec cette référence « culturelle » honteuse. On vous recommande plutôt de jeter un œil au film précédent du réalisateur Adam Wingard: A horrible way to die, qui se focalisait sur les relations des survivants après l’attaque d’un serial killer.

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Cédric Dautinger

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