The Conjuring: c’est l’histoire d’une maison hantée qui…

Warner sort un film d’horreur à gros budget avec un scénario inspiré de faits réels (encore) dans une maison hantée (encore) avec une possession (encore) et une une sorcière (encore). Le tout aux USA, bien évidemment, en suivant la loi similaire aux OVNI: les monstres n’apparaissent que sur le sol américain. Mais finalement, la seule question que l’on doit se poser avant d’aller voir le film reste la suivante. The Conjuring fait-il peur?

 

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Cette nouvelle version de la maison hantée américaine s’inspire des dossiers Warren, de véritables chasseurs de fantômes qui dispensaient à l’époque des conférences dans des universités et traquaient spectres et autres démons. Si le cinéma hollywoodien essaye de varier les plaisirs en puisant désormais dans d’autres mythologies religieuses (comme The Possession), James Wan en revient aux classiques. Il faut dire que le réalisateur sino-malaisien sait y faire en films d’horreur, on lui doit Saw ou encore Insidious. On repart donc avec un mélange plus au moins cohérent de maison hantée, de sorcière à Salem, de démons avec une petite possession et un exorcisme à la clé.

Avec une introduction assez convenue et une fin vraiment médiocre (car destinée uniquement aux conservateurs américains), le film tient pourtant la route pour plusieurs raisons. Premièrement en impliquant deux familles, celle des victimes et celle des démonologues: les fameux Warren. Deuxièmement, en utilisant toutes les ficelles du genre avec brio. Si on baillait devant la porte qui grince ou le drap qui bouge dans Paranormal Activity, ces mêmes effets font froid dans le dos dans ce film. Sans atteindre la maîtrise d’un Amityville ou de La maison du diable (1963 plutôt que son remake).

L’intensité monte au milieu du film, lorsque tous les éléments se mélangent et il faut l’avouer: on stresse, on surveille les mouvements du coin de l’œil et on se rassure comme on peut dans le fauteuil en appelant Scoobidoo à la rescousse. Jusqu’au dénouement, trop classique, suivi d’un générique au style élégant. Les lumières de la salle se rallument et on pose le constat suivant: le film effraye mais manque d’audace. Il s’impose cet été tout simplement par manque de concurrence sérieuse dans le domaine.

 

Sortie dans nos salles ce 21 août.

Cédric Dautinger

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