BSF : Saez presque joyeux

Le BSF a ouvert ses portes sur des notes joyeuses ce vendredi. Si la soirée electro a battu son plein sur la scène du Mont des Arts, c’est la rock attitude qui a primé sur la Mainstage avec le très attendu Saez.

Le festival est l’occasion de voir la ville différemment. Alors que les premières notes electro font vibrer le Mont des Arts, ce sont les Belges de Stereo Grande qui s’occupent de réveiller la place des Palais. Ensuite, voilà la nuit qui tombe mais pas les Black Box Revelation, qui confirment tout le bien que l’on pensait d’eux. High On A Wire, I Think I Like You, Never Alone Always Together, les vieux morceaux chassent les plus récents. Dans la foule, ça commence à s’agiter, à se dandiner, à s’embrasser (c’est que ça donne chaud les riffs de guitares). A deux sur scène (un batteur, un guitariste-chanteur, ça ne s’invente pas), Jan Paternoster et Dries Van Dijck font se lever les premières mains, qui battent en rythme.

 

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Du rythme, il n’en manquait pas le concert de Saez, le révolté, tête d’affiche aux textes engagés sur la grande scène (on ne dira jamais assez tout le bien que l’on pense de ses musiciens). La foule a accueilli un Saez bavard, presque sympathique (oserai-je écrire « joyeux »), lunettes de soleil visées sur le nez (elles n’ont pas tenu longtemps je vous rassure tout de suite), qui nous a offert quelques anecdotes de son crû. « J’oublie tout, même les filles mais ça je m’en rappelle et je vais vous emmerder pendant trois minutes avec mes histoires« , lance-t-il au public, avant de nous apprendre que quand il va à l’AB, il finit au bar L’Archiduc, près de la Bourse. « Rendez-vous là-bas après« , lui lance un festivalier. C’est que le public lui était aussi plutôt réactif, lui qui se met par exemple à chanter l’Internationale. Seul vrai et gros bémol : la mauvaise balance des sons, la musique jouait trop fort, la voix était trop basse, ce qui rendait les textes complètement incompréhensibles. Faute impardonnable pour un chanteur dont les paroles sont importantes (est-ce qu’il y a seulement un bon morceau de n’importe qui dont on se contrefout des paroles en fait ? ). Fils de France, Marie ou Maryline, Marie, J’accuse, PiluleCigarette, Into The Wild, les morceaux-phares étaient là mais pas ceux de Miami, son dernier album qui ne se prêtait peut-être pas aux festivals.

 

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Le Français a aussi joué Au Bar-Tabac, une chanson inédite, pour le public belge, clope au bec, et whisky-coca à la main (un homme de goût). « Ici, on est Belgique, le pays du Grand« , sourit-il, référence à Jacques Brel, avant de se moquer des médias et de leur médiatisation du « royal baby ». « Le fils, ou la fille, je ne sais même pas d’ailleurs, de quelqu’un qui est né le cul dans la soie, avec un autre qui est né le cul dans la soie« .

 

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Après 15 minutes de rab, le concert se termine. Il est temps pour la foule de rejoindre le Mont des Arts pour le set d’une autre Française: Miss Kittin. Des festivaliers s’installent avec des mojitos sur des transats posés plus haut que la scène, permettant de voir à l’aise l’écran qui retransmet le concert. D’autres achètent des bonbons ou des cornets de pâtes pour calmer une faim de dernière minute. Deux amoureux s’enlacent en attendant le dernier métro. Bref, le BSF a commencé.

(Enfin, la soirée n’aura pas été joyeuse pour tout le monde, l’un des festivaliers affirme en effet aujourd’hui avoir été victime de violences policières.)

Camille Wernaers

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