Dead men tell no tales

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Les pirates aimaient l’or, le rhum, l’aventure et les bonnes histoires. Mais difficile de profiter des bonnes choses de la vie quand on finit au fond de l’océan ou dans le ventre d’un requin… Sauf lorsque l’on est un personnage imaginaire de bande-dessinée, tout droit sorti d’un classique du genre: le roman L’île au trésor (de Robert Louis Stevenson). Ceux qui s’en souviennent se rappelleront bien du fameux capitaine pirate, Long John Silver, qui n’était pas moins que le grand méchant du livre. Mais que devint le fameux flibustier?

Les quatre BD Long John Silver, éditées par Dargaud, répondent avec brio à la question. Le dernier tome, sorti ce 26 avril, s’était fait attendre et ne nous a pas déçu. Pourquoi? Il faut revenir au premier volet pour l’expliquer. Après le chef-d’œuvre écrit en 1883, c’est le Français Xavier Dorison qui reprend l’écriture pour inventer une fin de vie au célèbre pirate sous la forme d’un hommage dessiné. Xavier s’associe à nouveau à Mathieu Lauffray après leur collaboration sur la série Prophet. Et si le premier place la barre très haut avec son scénario, le second magnifie l’histoire grâce à son talent de dessinateur.

Tout commence dans le célèbre port de Bristol, en Angleterre, d’où partaient la plupart des pirates qui finirent leurs vies dans les Caraïbes mais également le navire de Charles Darwin. Lady Vivian Hastings, une jeune aristocrate qui sait utiliser ses charmes pour arriver à ses fins, reçoit une mystérieuse lettre de son mari, parti explorer l’Amérique du Sud. Il aurait même découvert la mythique cité de Guyanacapac, au fin fond de l’Amazonie, qui contiendrait un énorme trésor. Oubliant sa haine pour son bourgeois de mari, et le fait qu’elle soit enceinte d’un autre homme, elle décide de partir vers le Nouveau Monde pour toucher sa part du butin. Mais quitte à flouer son mari, mieux vaut pour elle de bien s’entourer. Et c’est là que Long John Silver entre en jeu.

Lancée en 2007, cette nouvelle salve d’aventures nous aura véritablement tenu en haleine. Et nous ne sommes pas les seuls puisque Long John Silver a déjà gagné quatre récompenses! Les illustrations sont à couper le souffle et l’histoire emportera n’importe quel amateur (ou amatrice) de piraterie jusque dans les méandres du fleuve Amazone. On referme le dernier tome avec le soulagement d’avoir lu une fin digne de ce nom tout en regrettant que Long John Silver n’aille pas plus loin. Puis on regarde les DVD de Pirates des Caraïbes et on ricane doucement.

Cédric Dautinger

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