The Host: lisez plutôt le livre

Le BIFFF continue à nous horrifier et parfois, c’est vraiment le cas. Le festival diffusait ce dimanche The Host (Les Âmes Vagabondes en français), l’adaptation cinématographique du livre de Stephenie Meyer (déjà maman de la saga Twilight : oui, on sait, ouuuuh, au bûcher). Lorsqu’elle s’attaque au mythe des vampires, le résultat est peut-être inégal, mais quand l’écrivaine s’intéresse au thème vu et revu de l’invasion extra-terrestre, cela donne un live passionnant et même compliqué. Comment retranscrire un tel livre à l’écran ?

 

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Visiblement, ce n’est pas possible. Le livre de Stephenie réinvente l’extra-terrestre, loin de l’alien un peu inquiétant mais avec deux bras, deux jambes et une tête (c’est vrai quoi, si extra-terrestre il y a, sûr qu’il doit nous ressembler) ou de l’extra-terrestre-lézard (zzzz). Stephenie imagine des extra-terrestres sous la forme d’âmes qui prennent possession du corps des êtres humains, les contrôlent et effacent leurs souvenirs. Quand le film commence, la plupart des êtres humains sont possédés par ces extra-terrestres. Ils gardent néanmoins leur apparence humaine. Presque toute la planète est infectée, mais une petite partie de résistants, non encore possédés et donc toujours humains, luttent pourtant contre cette invasion. Parmi ces résistant, on découvre Mélanie, qui survit avec son jeune frère et son petit ami Jared, dans une colonie de « survivants ».

 

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Mais voilà, manque de bol, Mélanie se fait attraper. Une âme extra-terrestre est implantée en elle. Très vite, cette extra-terrestre comprend que quelque chose ne va pas. Car Mélanie résiste et continue à contrôler son corps et ses pensées. A tel point que l’extra-terrestre elle-même se met à ressentir de l’affection pour les proches de Mélanie et tente même de les protéger contre ceux qui veulent les retrouver…

Voilà pour le scénario. A l’écran, cela donne beaucoup de baisers mouillés et de discours larmoyants, Andrew Niccol (The Truman Show) s’est en effet évertué à nous faire vivre au plus près le trio, que dis-je, le quatuor amoureux qui se forme. Et tant pis pour l’aspect science-fiction (qu’est devenu toute l’explication de ce que ressent l’extra-terrestre en vivant à  l’intérieur d’un corps humain pour la première fois ou l’explication des autres vies qu’elle a vécu sur d’autres planètes?). Il ne suffit pas d’habiller quelques personnages d’alu pour retranscrire l’univers du livre.

Question quatuor amoureux justement, suivez bien : Mélanie sort avec Jared (Max Irons), qui ne veut plus d’elle après avoir découvert qu’elle est infectée. C’est cependant plus compliqué que cela, car l’alien garde le même corps que celui de Mélanie et le pauvre Jared en fait encore des rêves érotiques. Alors bon. Si vous avez compté, cela nous en fait deux, des amoureux. En attendant, la petite extra-terrestre a aussi de sentiments (ben oui). Et tombe amoureuse d’Ian (Jake Abel), un autre résistant. Compliqué, surtout avec Mélanie toujours présente en elle, qui ne veut pas voir son corps se rapprocher d’un autre garçon. Cela donne lieu à de situations assez coquasses.

Le film, présenté en avant-première belge, n’est pas raté, mais il vise clairement les adolescentes. Twilight collera visiblement longtemps à la peau de l’écrivaine, qui a pourtant toujours dit écrire pour des femmes de son âge. Le livre est d’ailleurs beaucoup plus dur, sombre et sensuel que son adaptation. Dommage.

A noter : deux personnages féminins forts dans un film tendance survival, très bien interprétés par Saoirse Ronan (Mélanie) et Diane Krueger (la Traqueuse).

 

BIFFFboubou

 Camille Wernaers

1 Comment

  1. Stoodge

    10 avril 2013 at 6:51

    Bon , eh bien celui là , je n’irais pas le voir !

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