On ne coupe pas les liens de la famille!

Que serait le BIFFF sans un bon slasher? Pas grand chose tant ce genre de films provoque toujours autant de réactions dans la foule et tant on ne peut trouver plus cliché dans le cinéma d’horreur. Prenez un groupe d’adolescents, un prétexte stupide pour se couper de la civilisation (une histoire de manoir hérité ici) et un méchant pas très gentil (ce cher Leatherface, désormais grisonnant). On enveloppe le tour avec des bouseux texans, de la 3D et hop, ça fait un nouveau Massacre à la tronçonneuse (Texas chainsaw massacre pour les puristes). Alors, ça tranche?

 

BIFFF2013

 

Difficile d’innover après six (et oui) épisodes de Massacre à la tronçonneuse. La 3D suffira-t-elle? Pas si sûr au vu du palmarès sanguinolent réalisé par les précédents films dont on retiendra le premier (évidemment), sorti en 1974 et réalisé par Tobe Hooper ou encore le remake produit par Michael Bay (BOOM) en 2003. Ce slasher aussi mythique qu’un Vendredi 13 ou Halloween a également révélé certaines futures stars du cinéma comme Viggo Mortensen ou Renée Zellweger.

 

Texas-Chainsaw-3D-70x100-highres-21

 

Ce Massacre ne révolutionne clairement pas le genre. On retrouve tous les ingrédients classiques d’un film d’horreur mais ne boudons pas notre plaisir, c’est ce que nous voulions voir. Au risque d’être néanmoins déçus puisque le gore semble devenir la norme dans les productions récentes au détriment… de la peur. Il n’y a qu’une seule scène dans le film qui pourra vous faire sursauter, c’est vraiment peu pour être heureux. On jubile cependant quand le méchant masqué choisit sa tronçonneuse pour se venger des ploucs du coin. Car le film se permet de critiquer la loi du talion et les expéditions punitives des texans à coups de gros flingues. La 3D n’apporte finalement toujours rien sans donner mal à la tête. Le public du BIFFF aura noté que la 3D a un seul bon côté: montrer la plastique des actrices. Un stéréotype du slasher, qui cache un message puritain assez malsain (la fille qui couche meurt, celle qui reste vierge survit), encore confirmé dans ce film. Avec des exagérations parfois vraiment grotesques (quelle femme porte une chemise en ne mettant qu’UN bouton, on se le demande).

Le film n’est pourtant pas à jeter, surtout pour les fans du genre. Cela faisait quand même dix ans qu’un gros Massacre à la tronçonneuse n’était pas sorti et la licence reste parfaite pour une bonne soirée où les rires et les frissons vont de paire.

 

 

BIFFFboubou

Cédric Dautinger

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