Mars et avril : Le Québec a son ovni

Alors que le quatrième jour se lève sur le BIFFF, la programmation du festival étonne en présentant Mars et Avril, en compétition dans la catégorie 7ème parallèle.  L’histoire déroutante d’un trio amoureux dans un Montréal futuriste.

 

BIFFF2013

 

Mars et Avril, film de science-fiction québécois, n’est pas des plus accessibles. Dans un Montréal du 3ème millénaire, un musicien septuagénaire, Jacob Obus (Jacques Languirand), et son ami, Arthur Spaak (Paul Ahmarani), qui dessine des instruments… à partir de corps de femmes. Plus la femme possède des formes généreuses, plus l’instrument sonne grave.

 

 

Ils vont tout deux tomber amoureux de la même femme (c’est bête), Avril (Caroline Dhavernas), photographe à la santé fragile. Et oui mesdames, messieurs, devant vos yeux ébahis, voici un triangle amoureux (encore) futuriste, où la musique joue un rôle primordial. En toile de fond, la conquête de Mars par l’être humain, avec la première mission habitée vers la planète rouge. Le film de Martin Villeneuve s’ouvre d’ailleurs sur la théorie de Kepler, autour du lien entre mouvements célestes et musique. Mars était vue par Kepler comme un instrument de musique. OVNI te voilà ! L’une des plus jolies scènes du film confond justement les courbes de la planètes Mars aux courbes du corps féminin.

 

 

Les décors sont joliment plantés et les costumes et maquillages bien pensés même si certains frôlent le ridicule, soyons clair. Les scènes où Jacob joue de ses instruments ressemblent même furieusement à certains moments de la saga Star Wars (les vieux épisodes hein, quand les décors étaient en carton-pâte et que c’était bien comme ça).

Intéressant de voir ce que le cinéma canadien a dans le ventre. Réjouissant aussi de voir un autre futur que celui imaginé par les USA. De fait, la conception visuelle a été confiée à un Belge bien connu de chez nous : le « bédéiste » François Schuiten (Les Cités Obscures), qui parvient à recréer tout un monde, celui du roman-photo duquel s’inspire le film.

Réalité, rêve, amour, mensonge, voyage au bout de soi, le film multiplie les pistes, au risque parfois de nous perdre un peu. On ne lui en veut pas trop.

 

 

BIFFFboubou

Camille Wernaers

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