« Dérapage libertaire sur Facebook : le recteur de l’ULB mis sur la sellette »

Ceci est une parodie. Toute ressemblance avec des faits réels est de toute façon… faite exprès. L’ article est inspiré par l’info du jour sur la réforme du Conseil d’Administration.

Elle n’est pas prête de s’arrêter la polémique qui court à l’ULB. Pour avoir déclaré sur son profil Facebook que « L’ULB est l’université la plus démocratique de Communauté française ! », le recteur de l’Université Libre de Bruxelles crée des remous. Si cette simple phrase attire la polémique, c’est parce que beaucoup l’estiment fausse. « Non, l’ULB ne doit pas être démocratique« , ont ainsi scandé des étudiants inquiets devant l’auditoire du Janson. « Il ne faut pas utiliser l’argument de la liberté d’expression pour écrire des non-sens« , estime cet étudiant de MA2 de droit, qui souhaite rester anonyme. Il est vrai que la dernière réforme en date du Conseil d’Administration de l’ULB, prise ce lundi 29 avril, n’était pas au diapason avec le recteur. Le CA sera désormais coupé en deux conseils d’administration: un conseil pour la gestion et un pour les aspects académiques. Une décision qui permet enfin à l’ULB d’être gérée comme toutes les autres administrations publiques, un fonctionnement si parfait que Kafka en a fait un bouquin. Parmi le conseil d’administration pour les matières académiques, le corps minoritaire (composé des étudiants, des chercheurs et des travailleurs) sera lui encore un peu plus minoritaire puisqu’il ne dispose plus que de 11 sièges sur les 26 qu’il possédait (il n’avait de toute façon pas grand chose à dire, c’est vrai). Avec la censure du débat voulant revenir sur la médiatisation de la Burqa Pride (qui n’aura donc jamais lieu) et cette réforme, il est en effet difficile de pouvoir affirmer que l’ULB soit « la plus démocratique« . Comment pourra se défendre le recteur ?

Sous la coupe d’inculpation d’ « accusations mensongères« ,  le recteur a annoncé son intention de prendre pour avocat Maitre Pierre de Lanoncontestation qui a déjà déclaré qu’il avait « de grandes chances de s’en sortir« .

La réaction du CEC

Le Comité des Etudiants Conservateurs (CEC) a pour sa part réagit à cette information. « Le Recteur a enfin le courage de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas : la démocratie c’est joli, mais ça ne fonctionne pas pour gérer une telle institution en concurrence avec le monde entier. Il ose enfin dire que les étudiants doivent avoir la place qu’ils méritent au sein des instances décisionnelles, c’est-à-dire un rôle consultatif, et nous proposons d’ailleurs que les Étudiants Administrateurs soient désignés par le recteur, comme l’adjoint aux affaires culturelles, dont nous soulignons d’ailleurs l’indépendance d’esprit lors de sa dernière sortie sur le Cercle féministe de l’ULB : un groupe de « vieille lesbienne frustrée » », explique ainsi son président, Reginald Bontemps de la Bourse. Il en profite pour revenir sur la fameuse Burqa Pride. « Il devenait impossible d’avoir un débat serein à l’ULB avec tous ces groupes qui cherchent à remettre en cause les valeurs de notre Institution et de la Civilisation occidentale. Aujourd’hui, peu après le décès de Madame Tatcher, nous nous réjouissons de la défaite de la mouvance Islamo Gauchiste Féministe de l’ULB. Nous tenons d’ailleurs à la disposition du Recteur une liste d’éléments perturbateurs à exclure de l’Institution. On ne peut pas à la fois virer M. Chichah et tolérer ceux qui adhèrent à ses idées. Nous nous réjouissons qu’enfin la lumière l’emporte contre les ténèbres!« 

 Camille Wernaers

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