Pervers, étrange, décalé : le festival Offscreen bouscule vos perspectives sur le cinéma

La sixième édition du festival Offscreen débute ce 6 mars pour trois semaines  d’étrangetés en tout genre. Le programme de cette  année sera marqué par un live show de John Waters, un hommage au cinéma camp et trash ainsi qu’ au studio Nikkatsu. Le « Offscreen », c’est la grande messe annuelle du cinéma bizarre, décalé, culte (comprenez de séries B cultes). Du 6 au 24 mars, le cinéma Nova, la Cinématek, le Ritz et les Bozar accueillent pour l’occasion des acteurs du milieu et projettent des rétrospectives films et des inédits.

 

OffscreenBAN

 

Au menu de cette cuvée 2013, on pourra noter la présence de John Waters, figure de proue du cinéma américain trash et de mauvais goût. Le réalisateur de Pink Flamingos et Hairspray viendra présenter ce 9 mars son one man show intitulé « This Filfthy World » avant de projeter le film Polyester en odorama (oui vous ne rêvez pas). Cette soirée aux Bozar est une grande nouvelle pour les fans mais aussi pour les amateurs qui pourront découvrir ce film de 1987, les deux sens en éveil ! Et si les novices sont convaincus, la découverte du réalisateur se poursuivra avec une master class le dimanche et une rétrospective étalée sur les trois semaines du festival.

 

John Waters

 

Même si John Waters est la curiosité de ses trois semaines de délires étranges, les organisateurs ont voulu mettre en avant deux autres cinéastes : l’espagnol José Ramón Larraz et l’américaine Martha Colburn. Le premier introduira cinq de ses films, choisis pour ce qu’ils représentent de son cinéma d’angoisse marginalisé. La deuxième, professionnelle de l’animation expérimentale, reviendra sur ses dernières productions autour des thèmes qui lui sont chers : le sexe, le fétichisme, la violence, la mort. Ce goût pour la mise en scène perverse et déjantée, la réalisatrice tentera de la faire passer aux étudiants du RITS, pour lesquels elle tiendra un atelier.

Pour étayer la thématique, plusieurs séances seront consacrées au cinéma trash et camp. Le camp se définit souvent comme une sensibilité esthétique : une culture du mauvais goût et de l’ironie. Sous cette idée les spectateurs trouveront des scènes qui misent sur le  kitsch, l’exagération, les comportements efféminés ou l’ostentation poussée à l’extrême. Tous ces éléments contribuent vite à vous plonger dans des mondes sans tabous, bien loin d’être préoccupés par les codes moraux et autres conventions. Les films trash à petits budgets et les drive in ne manqueront pas à l’appel.

Enfin, Offscreen a voulu fêter le centenaire du studio Nikkatsu, précurseur de la nouvelle vague japonaise, en sélectionnant ses meilleures productions.

 

a colt is my passport 3

 

Le festival s’ouvre aujourd’hui 6 mars avec la projection inédite d’un film d’horreur britannique : Berberian Sound Studio. L’histoire suit l’évolution d’un spécialiste du mixage dans un studio réputé pour ses productions terrifiantes.  Soumis constamment aux hurlements stridents des actrices et aux bruitages maléfiques, l’homme ne pourra bientôt plus cacher ses propres démons.

 

berberian sound studio

 

Pour plus d’informations sur le programme.

Benjamin Bourguignon

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