Le BIFFF se rêve en grand cette année !

Vous l’entendez, ce doux grognement ? Vous la sentez, cette odeur âcre… de peur ? Ils annoncent l’un des événements culturels les plus sanglants de l’année. Le Festival du Film Fantastique de Bruxelles, ou BIFFF pour les intimes, ouvrira ses portes aux amateurs de films de genre du 2 au 13 avril. Les vacances de Pâques seront une nouvelle fois l’occasion de jouer à se faire peur lors de ce festival qui, comme le vin, se bonifie d’année en année. Grande nouveauté pour ce crû 2013 : le BIFFF déménage au Palais des Beaux-Arts, pose ses valises ensanglantées sur trois étages et ouvre deux salles de cinéma, au lieu d’une seule.

 

BIFFF2013

 

Pas moins de 140 films, consacré à un genre que la plupart des critiques (et des spectateurs) considèrent comme pas très sérieux : le film d’horreur ou fantastique. C’est ce que propose le BIFFF, qui rend ses galons à l’un des genres le plus vivant et avec le plus de capacité critique sur notre société (il suffit de s’intéresser un tant soit peu aux analyses sociologiques des films de zombies, par exemple). Vivifiant dans des temps troubles comme les nôtres.

« Osons rêver à nouveau. Avec cette crise interminable qui fait la une de tous les médias, il est dommage de constater que l’on dépense tellement d’argent dans la bureaucratie plutôt que dans les idées. Pensons à autre chose« , explique d’ailleurs Paul Dujardin, directeur du Palais des Beaux Arts, donnant ainsi le ton pour cette 31ème édition de ce festival alternatif par excellence qui entend promouvoir la culture sous toutes ses formes.

Au-delà des projections, le BIFFF vous invite donc à découvrir des artistes plasticiens lors d’expositions, à rencontrer des réalisateurs lors de « master class », à parader et à vous ré-approprier la rue, espace public, déguisés en zombies lors de la Zombiff Parade dans les rues de Bruxelles et à bien d’autres activités, telle que ce débat organisé par La Ligue des Droits de l’Homme : cachez ce sang que je ne saurais voir, le 10 avril à 14h. il sera animé par Jean-Jacques Jespers, bien connu des étudiants en journalisme de l’ULB, dont il a été le président de filière durant de longues années. On nous annonce un Bal des Vampires des plus mystérieux.

Tour & Taxis, c’est fini

Après avoir quitté le passage 44 pour choisir de s’installer à Tour & Taxis, un choix pas toujours apprécié des fans purs et durs, qui regrettaient l’ambiance sombre et glauque du passage très différente des hauts-plafonds lumineux de Tour & Taxis, voilà que le BIFFF déménage à nouveau. Vers le Palais des Beaux Arts. Un choix que justifie Paul Dujardin. « Le Palais des Beaux-Arts fait partie du patrimoine de Bruxelles, ville de culture. Il est situé dans un lieu très « mono-culture », où il n’y a que des musées. Il est vu comme très élitiste aussi. Quand des artistes sortent de là le soir, ils ont l’impression d’être dans un autre monde, tout est fermé, etc.  C’est donc intéressant d’essayer d’y amener de la vie, des activités et du public en pleine vacance de Pâques, dans cette période de pré-été« .

De fait, plus de 60.000 festivaliers sont attendus.

« Nous croulons sous des messages angoissés du public, du style : « est-ce que l’on va retrouver notre BIFFF chéri? « , explique l’un des organisateurs.  Bien sûr, il y aura des changements. Trois salles au lieu d’une seule pour commencer. « Pour cette première édition, nous avons préféré n’ouvrir que deux salles, mais la programmation sera tout de même multipliée ». Les films présentés en première (le soir donc) connaissent une inflation de 30% (non, on ne parle pas de la croissance du PIB).

Des chiffres à faire dangereusement tourner la tête

Le BIFFF, c’est donc une centaine de films en première, 20 courts-métrages, 17 longs-métrages présentés à la CINEMATEK dans le cadre du BIFFF, 7 films en 3D (dont Jurassic Park 3D…). Mais aussi 4 avant-premières mondiales (dont Oblivion avec Tom Cruise et Morgan Freeman), 9 avant-premières internationales et 16 avant-premières européennes.

Une rétrospective sera consacrée à l’Irlande et à ses effrayants talents. « On aurait pu faire une rétrospective sur la Corée du Sud tant le pays est prolifique en films de genres, et ceci afin de saluer le 55eme anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques avec l’Union Européenne… si nous ne l’avions déjà fait deux fois« . Et oui, le BIFFF, c’est aussi ce charme de la petite pique bien placée et de l’humour, pas toujours enfants admis. Gare, une fois qu’on est mordu, on ne peux qu’en redemander.

Le réalisateur Neil Jordan (Entretien avec un vampire, Ondine) est mis à l’honneur. Son nouveau film Bizantium fera l’ouverture du festival.

Les compétitions s’enrichissent aussi avec de nouvelles sections, telles que celles des Inédits ou encore des Premières Réalisations (23 longs métrages présentés sont des premières œuvres). Les courts-métrages belges font l’objet d’un section hors-compétition et un nouveau jury est nommé. Un prix sera remis aux réalisateurs belges de demain. C’est qu’on devient chauvin avec ça !

Pour l’occasion, La Pige remet les petites bouchées dans les grandes. Critiques de films, interviews, concours, photos… nous vous feront vivre l’expérience depuis l’intérieur du festival, partenaire de notre site. Le hibou, mascotte de notre site, se transforme aussi pour le temps de festival.

 

BIFFFboubou

Tremblez ! (mais visitez quand même le site officiel)

 Camille Wernaers

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