High five motherfucka!

Ce mercredi sort dans nos salles A good day to die hard, cinquième volet des aventures du (désormais à la retraite) flic new-yorkais John McClane. Et si Bruce Willis rempile, le film n’ose afficher le numéro 5 dans son titre, sans doute à cause du catastrophique quatrième opus (qu’on jette dans un goulag). Fallait-il continuer avec un nouveau film, au risque d’encore décevoir les fans de la trilogie originelle? Ou tenter de rattraper le coup comme d’autres l’ont fait (sauf Indiana Jones, à jeter au goulag) après une trilogie mythique?

 

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Comme d’habitude, un scénario d’un bon Die Hard se doit d’être simple mais aussi de contenir une surprise qui redistribue les cartes au moment où le héros, ce bon vieux John, est dans la mouise… Pour l’y enfoncer encore plus! Mais fini les méchants terroristes allemands qui ourdissent des complots sur le sol de l’Oncle Sam. Direction la Russie, où John part rechercher John Junior (Jai Courtney). Car le fils suit les traces de son père à un échelon plus international: CIA, sauver un opposant politique un peu louche (Sebastian Koch, qui prouve qu’il ne joue pas que des Allemands), ce genre de routine pour les Américains (pendant que la fille reste sagement au pays pour faire des crêpes). Surtout qu’au final, la Russie convient sans doute mieux à McClane, qui a toujours privilégié les méthodes musclées (et sans mandats) et le chaos en ville. Du genre à tirer avant de poser les questions ou du genre à « emprunter » les véhicules des citoyens. Les Moscovites semblent d’ailleurs habitués à ce qu’un camion blindé force le passage en détruisant tout sur son passage pour éviter les bouchons. Au moins, la course-poursuite avec de bonnes vieilles cascades et beaucoup de tôle froissée ravira les fans de films d’action hollywoodiens à l’ancienne.

Dommage que le tempo retombe ensuite, avec des méchants qui manquent sérieusement de charisme ou des situations assez improbables (alors que les Die Hard montrait justement un héros qui en bavait vraiment) comme lorsque notre duo père-fils s’échappe d’une salle de bal située au dernier étage d’un hôtel en se jetant dans un tuyau d’évacuation de débris de chantier (mais on l’avoue, on a toujours voulu faire pareil). Les bons mots de McClane manquent également et la relation père-fils ne sert malheureusement qu’à quelques blagues qui feront sourire péniblement.

 

 

Puis le film bascule à nouveau, avec un twist intéressant et un départ pour Pripyat (mais si, vous savez, Tchernobyl) qui n’est qu’à une dizaine d’heures de route de Moscou en voiture tchétchène (on a vérifié sur Google). Pour finir sur des grosses références à la trilogie de base. On se dit finalement que le film n’est pas si mal mais c’était sans compter sur le réalisateur (à qui l’on doit Behind ennemy lines mais aussi Max Payne…) qui ruine la dernière scène avec des retrouvailles familiales dont on se serait bien passées. Et on ne vous spoile rien en vous le disant, après tout, c’est un film d’action américain!

 

Site officiel.

Cédric Dautinger

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