De quoi la Burqa Pride est-elle le nom ?

Le sujet a déserté nos médias. Pourtant, ce que l’on nomme  « La Burqa Pride » n’est toujours pas finie. Le problème avec la folie médiatique, c’est l’urgence dans laquelle elle créé son discours. Uniformise et lisse le débat. Empêche certaines questions d’être posées. Aujourd’hui, alors que le climat est devenu plus serein, certains à l’ULB en appellent à recréer le débat autour de cette action. Pour poser les bonnes questions. « Parce que l’ULB mérite mieux que cela » : rencontre avec Géraud Hougardy, l’un des organisateurs du débat De quoi la Burqua Pride est-elle le nom?, qui aura lieu en février prochain.

« Il y a encore un grand malaise aujourd’hui à l’ULB  à cause de la façon dont la Burqa Pride a été médiatisée et de la sanction qui a frappé Souhail Chichah, et ce peut importe ce que l’on a pensé de l’action au départ« . Dans un des cafés du cimetière d’Ixelles, le quartier estudiantin à deux pas d’une Université Libre de Bruxelles calme seulement en apparence, Géraud Hougardy réajuste ses lunettes et continue. « Il y a clairement eu un souci dans la médiatisation de l’affaire. On a vu des clichés récurrents ressortir, dont celui de l’islamiste notamment, et des femmes forcément « victimes » parce qu’elles portaient une « burqa » (ndlr : les hommes qui ont chahuté le débat en portaient également), très vite aussi, les politiques ont commencé à parler d’atteinte à la démocratie. C’est devenu complètement fou, tout ce discours ne ciblant en plus qu’une seule personne : Souhail Chichah…« . Avec la conséquence que l’on connaît : Souhail Chichah est poussé vers la sortie.

7 février 2012. Le débat « L’extrême-droite est-elle devenue fréquentable?  » avec Caroline Fourest est chahutée par une centaine de personnes, de toutes orientations philosophiques, sexuelles ou religieuses, parmi lesquelles Souhail Chichah. Au son de « Burqa Bla Bla« , les chahuteurs interrompent la conférence et demandent le débat. C’est l’émoi. Tout et son contraire est dit (ou presque). Chacun y va de son avis. Pro et anti-Chichah se déchirent… En lisant les médias le lendemain, l’argumentaire est clair : des « islamistes » s’en prennent 1) à la liberté (supposée) de l’ULB 2) à la liberté d’expression 3) à la démocratie dans son ensemble. Rien que ça.

Un débat non contradictoire

« En fait, ce que dénonçaient les agitateurs, c’était un débat non contradictoire. Comment peut-on donner une tribune à une personne aussi contestée que Caroline Fourest, sans un seul contradicteur en face« , explique Géraud Hougardy. Caroline Fourest. A y regarder de plus près, une personnalité ambigüe. Capable de dénoncer les affres de l’extrême-droite mieux que quiconque… pour ensuite utiliser le même argumentaire que celle-ci contre les musulmans. Le tout au nom de la laïcité et du féminisme. On la voit ainsi sur cette vidéo dénoncer les « prières de rue », thème fort, porté également par Marine Le Pen.

 

 

Une vidéo d’ailleurs hébergée sur Youtube par un site d’extrême-droite… En France, cela fait longtemps qu’on y va plus par quatre chemins : « Porte-parole de l’islamophobie de gauche« , « serial menteuse » et un Y’a bon award à poser sur sa cheminée. Rien que ça.

Les tenants et aboutissants de l’affaire ne sont pourtant pas expliqués par nos médias. Et la machine s’emballe. Sur Télé-Bruxelles, notre recteur adoré va jusqu’à moquer le slogan « Burqa Bla Bla »:  « La seule argumentation que nous avons entendu, c’est un slogan, Burqa Bla Bla, dont vous avouerez que le niveau de logique et de cohérence est assez limité« . De fait, non seulement, il ment (on voit sur les vidéos Souhail Chichah essayer de s’exprimer devant la salle), mais il montre en plus sa méconnaissance de l’affaire. Le « Burqa Bla Bla » en question est le titre d’un article du journaliste du Monde Diplomatique, Serge Halimi. Article qui dénonce l’utilisation de l’islamophobie pour cacher d’autres problèmes plus importants, telles que la situation économique, par exemple. La logique et la cohérence sont donc là, malgré tout.
Problème : la vidéo utilisée par tous les médias est coupée avant l’explication de l’action par Chichah face à la salle. Bravo pour le recoupement des sources. Pire, les journalistes vont également se baser sur un communiqué de presse de l’Union des Anciens Etudiants (UAE), co-signé par le LIBREX (alors que seul son président est au courant, pas le reste du comité). Le communiqué est pourtant clairement partisan ( « assassins de la démocratie« , « obscurantistes« , j’en passe et des meilleures). Eddy Cakelberghs, le président de l’UAE, l’utilisera d’ailleurs également tel quel en tant que « journaliste » pour la RTBF (il travaille à la radio La Première et anime l’émission face à l’info). Confusion des genres, quand tu nous tiens.
Climat islamophobe

Étrange, cette réaction qui condamne ipso facto ce chahut. L’ULB a pourtant une longue tradition de chahut et d’agitation. Di Rupo entartré à son arrivée au Janson pour la rentrée académique 2012 ou Desthexe « encrêpé » avant une conférence sur la pénalisation des crimes de guerre (mais après avoir vanné les « norvégiens »)… ne provoquent pas de réactions outrées, ni des politiques, ni de nos médias. Alors, que s’est-il passé avec la Burqa Pride ? Que révèle-t-elle? Pourquoi pareille (sur?)médiatisation. « Quand Philipe Val, connu également pour son islamophobie, est chahuté à l’ULB par Noël Godin, l’entartreur, on parle de « surréalisme à la belge » dans les médias. Pourquoi cette différence de traitement médiatique ? Il y a des raisons de penser que c’est parce que le chahuteur était blanc, cette fois-là. Il y a du racisme institutionnel et l’ULB n’y échappe pas« .

D’ailleurs, en 2006, Caroline Fourest est entartrée. A l’ULB. Dans la plus grande indifférence médiatique.

La boucle est bouclée : les agitateurs du 7 février, en voulant dénoncer une islamophobie rampante et utilisée à mauvais escient, notamment par l’agitation du spectre « islamisme », s’y trouvent eux-même confrontés. La Burqa Pride et sa médiatisation, c’est un exemple navrant de ce « Bla Bla » médiatique. L’État donne de l’argent (et pas un petit peu) pour renflouer Belfius (qui n’a pourtant eu besoin de personne pour se mettre dans le pétrin)… mais on publie des pages et des pages sur un débat chahuté à l’ULB. Mais par des prétendus « islamistes » (c’est là que ça devient intéressant). Burqa Bla Bla, encore et toujours. 

« Je pense qu’il y a cinq ans, les choses se seraient passées autrement. A cause du racisme institutionnalisé actuel, les gens réfléchissent par catégories raciales. Je pense qu’à l’ULB, la plupart des gens vous diront qu’ils ne sont pas racistes, de bonne foi. C’est normal, ces catégories de perception sont des habitudes, elles sont presque inconscientes mais structurent pourtant notre manière de voir le monde« , précise Géraud Hougardy, qui espère donc ré-ouvrir le débat sur ces questions fondamentales. « L’ULB véhicule de fortes valeurs néo-conservatrices, il faut le dire. Le problème d’une certaine élite, c’est qu’elle ne veut pas réfléchir à ses discours, alors que ce groupe social joue un rôle dans la reproduction de certains discours et de certaines représentations. L’élite fait l’impasse sur son propre rôle de renforcement de la pensée unique et d’uniformisation. Tout est question de rapport de force d’ailleurs. Et là, le rapport de force avait changé :  il a été possible d’attaquer Souhail Chichah, qui s’est retrouvé bien isolé ». Vraiment libre, l’Université Libre de Bruxelles ?  « Il faut que l’ULB soit capable de se critiquer elle-même ! Elle se dit « libre-exaministe » après tout. Soit les organisateurs du débat du 7 février 2012 étaient de bonne foi et pensaient réellement faire un débat contradictoire. Soit ils nous mentent ».

 

« Qui a le droit de s’exprimer dans l’espace public ? « 

Cette affaire, c’est aussi celle de la prise de parole dans l’espace public. « A qui donne-t-on la parole aujourd’hui ? Qui y parle ? Qui peut s’exprimer ? N’oublions pas que Souhail Chichah est aussi un intellectuel. Mais pas de ceux qu’on appelle  « intellectuel médiatique », de la même veine que celle de Caroline Fourest ou BHL par exemple. C’est-à-dire, des gens qui bénéficient d’une autorité médiatique, qu’on retrouve tout le temps dans nos médias« , indique Géraud Hougardy. « En gros, tout dépendra de votre réseau, de vos études, et même de la couleur de votre peau. On est dans le « deux poids, deux mesures », car l’expertise ou l’opinion de ceux qui sont du mauvais coté de la barrière aura beaucoup de mal à être entendue« .

Géraud Hougardy, qui a étudié à l’ULB, s’est notamment intéressé à la manière dont les groupes sociaux minoritaires arrivent à réaliser leurs revendications. « En démocratie, tout le monde devrait pouvoir s’exprimer, de la même manière et sans stigmatisation. Or, ce n’est pas le cas. Toutes les revendications ne sont pas entendues de la même manière et il y a une vraie lutte qui se mène, pour la reconnaissance. Et ça passe notamment par le devoir d’insolence et la lutte contre l’ordre établi par les dominants et leurs discours ». Discours du dominant sur le dominé, mais aussi discours du colon sur le colonisé : la médiatisation de la Burqa Pride « identifie le colonisé à un animal, on le renvoie à cette animalité. On a ainsi pu lire des termes tels que « énergumènes, hurluberlus, vociférant » dans les journaux ».  Par exemple, cet article de Marc Metdepenningen, qui, à la lecture, met très mal à l’aise. « A nouveau, on retrouve ces catégories, dans lesquelles le journalistes vont piocher pour rendre compte de l’actualité ».  

 

 Ré-ouvrir le débat
Le débat qui devrait avoir lieu en février ( la date du 8 février à longtemps été évoquée, soit un an jour pour jour après le débat de l’affaire), dans la même salle (la salle K), ne se veut pas provocateur. Il entend répondre à différentes questions, dans le calme, maintenant que le climat le permet. Et même l’exige. Il est initié par Quart d’X, un collectif antiracismes, qui réunit des hommes, des femmes et des associations dans le but de sensibiliser le public aux enjeux politiques, économiques et sociaux qui se cachent derrière les discours racistes et discriminatoires véhiculés dans certains médias et discours politiques. Les organisateurs comptent inviter Sarah Bracke, sociologue à la KUL, Olivier Mukuna, journaliste indépendant, Souhail Chichah, professeur d’économie à l’université de Lyon et participant à la Burqa Pride, Edouard Delruelle, directeur adjoint du centre pour l’égalité des chances, Eddy Caekelberghs, journaliste et président de l’Union des Anciens Etudiants de l’ULB, ainsi que la journaliste Caroline Fourest. Jean-Jacques Jespers, ancien directeur du département INFOCOM et journalisme de l’ULB, a quant à lui été invité à modérer le débat, « ce qui est un atout parce qu’on lui fait confiance dans le milieu académique « , sourit l’organisateur. De très nombreux cercles s’associent à l’événement, qui entend transcender le clivage gauche-droite, mais un vent favorable me glisse que de nombreux professeurs devraient soutenir l’initiative et publier un communiqué dans ce sens.

afficheprojet

 

 

Une dernière gorgée, et voilà nos verres vides. Géraud Hougardy en profite pour conclure notre entrevue : « On invite tout le monde, professeur, élèves, chercheurs, tout ceux qui se posent des questions et peut importe quelle est leur position par rapport à l’action de monsieur Chichah. On veut mener un débat serein, mettre tout le monde autour d’une table une bonne fois pour toutes ». Dans un dernier sourire, il termine : « On espère aussi faire venir les médias pour leur permettre de réfléchir à leur travail« .

A lire.

 

Camille Wernaers

28 Comments

  1. Boris

    12 janvier 2013 at 2:44

    La question-titre de ce débat est très bien posée. Espérons qu’on pourra en tirer quelque chose, et s’extraire du manichéisme et des amalgames qu’on trouve des deux côtés de cette fameuse affaire de chahut. Je trouve par exemple un peu simpliste de décréter que les médias tombent aveuglément dans le panneau d’un « épouvantail islamiste cachant des problèmes plus importants », sans concéder que l’activisme islamiste, et même la radicalisation de certaines pratiques religieuses, se nourrit justement des injustices économiques/géopolitiques/sociales.
    Certains médias ont probablement manqué de flair en taxant Chichah d’obscurantisme ; mais mener une action spécialement contre Caroline Fourest dans une conférence qui n’allait probablement pas aborder le sujet de la burqa, dans la lignée de la campagne de dénigrement dont elle a fait l’objet sur Internet et du Yabon Award, c’était surement aussi manquer de discernement.
    Bref, ce sujet me semble plus épineux qu’il n’y paraît, quelle que soit la façon dont on le considère. M. Jespers me semble taillé pour le job, j’avais beaucoup aimé sa carte blanche sur le sujet.

  2. tommyverectti

    12 janvier 2013 at 4:04

    Mouais, l’accusation « raciste » part un peu vite, à mon avis. La première vidéo de CF, reprise par un site d’extrême droite, ne l’associe pas à ce site, faut pas déconner, c’est pas parce qu’on est récupéré malgré nous par un truc qu’on y adhère. Et c’est pas parce que le recteur de l’ULB est un peu attardé et bourgeois qu’il faut se dire que tout ceux qui ont gueulé contre Souhail sont des néo-racistes. J’y étais, et le sentiment commun, c’était qu’on était venu voir un « débat », et qu’y a des types qui s’y sont opposés avant même qu’il puisse commencer.
    Après, que le débat n’ait pas été contradictoire (et en ce sens, pas un débat donc), ça m’a aussi fait chier, et je suis pas le seul. MAIS ! On a beau dire oui, Souhail a parlé, expliqué, et demandé le débat. Mais CF a aussi proposé le débat, quand ils sont intervenus ! Ce sont les autorités de l’ULB qui n’ont pas su gérer la « crise » générée par l’irruption de Souhail et des autres, parce qu’à ce moment là, tout était cris des deux côtés.

    Bref, j’irai à ce nouveau débat, il a l’air bien plus intéressant en effet, puisqu’il sera contradictoire. Mais encore une fois, l’affiche me désole. Je ne sais pas qui l’a faite et acceptée, mais elle propage encore cette idée de dualité, de lutte violente, d’opposition, de manichéisme ; bref elle est débile. Complètement. Elle participe à mettre dans la tête des gens cette représentation des différentes idées comme deux camps incompatibles et que tout oppose.
    Alors que non. Les deux camps sont de gauche, et en ça ils se rejoignent. Mais en politique, tout le monde est trop con pour s’apercevoir que une divergence d’opinion ne fait pas de quelqu’un un ennemi mortel.

  3. Corentin

    12 janvier 2013 at 7:23

    Critiquer la « tribune laudative » pour Caroline Fourest, je suis définitivement pour. Mais qu’on ne vienne pas nous contraindre à avoir OBLIGATOIREMENT un contradicteur pour toute conférence.

    Certains auteurs méritent qu’on leur laisse le champ-libre pour avoir le temps de développer leur pensée. C’est insulter l’intelligence de la salle et le fameux « libre-examen » que d’exiger que la critique soit d’office pré-mâchée par un contre-intervenant.

  4. .

    13 janvier 2013 at 8:04

    C’est vraiment dommage de centrer un débat aussi important que celui sur la liberté d’expression sur une personne.

    D’autant plus que, si le débat est équilibré, vous tomberez automatiquement dans des attaques ad hominem. Au pire personnelles (attendez vous à des ragots de très bas étage de la part de ses nombreux ex amis), au mieux professionnelles. Par exemple, si des économistes se déplacent, ils vous diront que souhail chichah n’est pas professeur à l’université de lyon. Et qu’il n’a pas été licencié mais que son contrat n’a pas été renouvelé parce qu’au bout de 4 ans payé avec de l’argent public pour entamer une thèse de doctorat il n’avait fait aucune recherche scientifique sérieuse… Ce sont des fait très simples à vérifier pour qui connait un peu le monde académique. Pourquoi pas inviter son directeur de thèse d’ailleurs (lui même peu suspect d’être réactionnaire) ?

  5. Souhail Chichah

    14 janvier 2013 at 7:38

    Cher .dit,

    Merci pour votre modestie, je suppose qu’elle seule vous impose l’anonymat – il faut bien du courage par ailleurs pour oser la critique ad personam à visage masqué.

    Pour votre gouverne, j’enseigne bien à l’Université de Lyon, pour la deuxième année de suite par ailleurs. Détail facile à vérifier du reste, comme vous le faites si bien remarquer.

    En ce qui concerne ma thèse; elle se compose de trois chapitres comme le veut la règle: deux ont été acceptés pour présentations dans de nombreux colloques internationaux (j’eus également l’insigne honneur d’être le seul chercheur à présenter ses travaux lors du récent anniversaire des 50 ans du Dulbea). Détails toujours facile à vérifier….

    La dernier chapitre de ma thèse consiste lui en une recherche …dont les principaux résultats ont été revendus par l’U(L)B au Centre pour l’Egalité des Chances en 2012 : elle concerne la discrimination salariale. J’ose espérer que l’U(L)B ne revendrait pas un travail bâclé à une si noble institution publique, facturé du reste pour un montant loin d’être négligeable ^^ Détail moins facile à vérifier, je vous l’accorde, mais si l’U(L)B m’y autorise, je ne vois aucun problème à rendre publiques toutes les preuves nécessaires.

    Vous trouverez également sur le site du Dulbea, s’ils y sont encore, une dizaine de références de rapports dont je suis le co-auteur. A défaut, déclinez votre identité, je vous enverrai les références précises.

    Enfin, comme vous le savez sans doute, le mandat d’assistant est reconduit bisannuellement, deux fois de suite. Tous les deux ans soumis donc à l’avis de la commission ad hoc. Cette commission a bien validé mon travail d’assistant et de recherches en 2010, année du premier renouvellement de mon mandat.

    La thèse de doctorat est également évaluée chaque année: le directeur de thèse et le comité d’accompagnement sont invités à émettre un avis, contresigné par le doyen, sur l’état d’avancement de la thèse. Cet avis positif est une condition sine qua none à la re-inscription annuelle au titre de doctorant.

    Je trouve donc particulièrement opportune votre suggestion d’inviter Robert Plasman à ladite conférence. Il pourra ainsi expliquer comment il signait – ainsi que l’ensemble de mon comité d’accompagnement – un rapport positif sur l’état d’avancement de ma thèse en octobre 2012…pour ensuite changer d’avis au lendemain de la burqa pride, soit quelques mois plus tard.

    Détail non sans importance: d’octobre 2012 à la démission de Robert Plasman, j’étais en congé de maladie dûment couvert par certificat médical: burnout suite à la violente campagne de lynchage contre moi qui a suivi la conférence sur la liberté d’expression (sic) du 20 septembre 2010: voir http://www.editionsdusouffle.be/books/79/quitter-la-reserve-et-refuser-l-arene
    En démissionnant de la direction de ma thèse, Robert Plasman m’empêchait ainsi de soumettre mon dossier de dernier renouvellement de mon mandat d’assistant en septembre 2012. Il faut être doctorant à l’U(L)B pour y être nommé assistant, sans doute ne fallait-il prendre aucun risque….

    Le Recteur de l’U(L)B ne serait-il pas le seul à mentir dans ce dossier ? Je vous remercie donc, une fois encore, pour votre excellente suggestion d’inviter mon collégue Robert Plasman pour nous permette de lever l’énigme ^^

    Mes amitiés en attendant au Maître, dont je n’ai jamais tant apprécié qu’aujourd’hui la justesse de la formule qu’il aimait tant à répéter : « un moment de honte est vite passé »…

    Souhail Chichah

  6. .

    14 janvier 2013 at 9:08

    Aussi surprenant que ça puisse paraitre Souhail Chichah, je vous veux plutôt du bien. Et je n’ai certainement pas envie de partir dans des attaques ad hominem (j’y reviendrai à la fin). Et, oui, vu la teneur du débat, les rares gens qui s’y intéressent encore à l’université (et ne font pas partie d’un « camp » désireux d’emmerder les autres) préfèrent rester anonymes (et ne répondent la plupart du temps pas sur Internet, mais là j’ai pensé, peut être naïvement, que ça pourrait être utile). Mon message s’adressait (et s’adresse toujours) d’avantage à ceux qui veulent organiser une conférence centrée sur votre personnes, vos amis et vos ennemis…

    Les deux précisions bénignes que j’apportais étaient et restent purement factuelles.

    « Professeur à l’université de Lyon » est un titre. Le titre de professeur en France est conditionnel à l’obtention d’une « qualification », ce qui demande notamment d’avoir une thèse de doctorat (et sauf dérogation au moins une publication dans une revue internationale à comité de lecture retenue dans cette liste http://www.gate.cnrs.fr/IMG/pdf/CNRS-Revues-2011-2.pdf). Vous n’avez aucun des deux. De plus, il vient après celui de « maître de conférence ». Bref, le fait d’être intervenant dans un cours (ou même d’être invité à donner un cours entier) ne permet en aucun cas de se prévaloir du titre de « Professeur » sans que ce soit une usurpation de titre. (si un lien officiel sur le site de l’université de Lyon vous octroie ce titre n’hésitez pas à le poster ici, l’erreur est humaine).

    Pour ce qui est de la thèse, je spécifiais que la raison du non-renouvellement était le fait que votre directeur de thèse considérait officiellement l’état d’avancement de vos travaux comme sans valeur scientifique et sans espoir de finir dans les temps. Vous pensez le contraire, c’est une bonne nouvelle. Si vous avez des articles scientifiques récents (on ne trouve à ce jour de manière publique que des articles de vulgarisation), une première étape serait de les mettre à disposition du public (la plupart des chercheurs en fin de thèse ont un site web où ils postent leurs working papers récents, qui ne doivent pas nécessairement faire partie d’une série de working papers officielle). Si c’est le cas, je connais de nombreuses personnes qui seraient (sincèrement, et de manière publique) d’accord d’en reconnaitre la valeur. Et dans tous les cas les revues scientifiques sont faites pour ça, elles ne sont pas toutes inféodées à l’ulb que je sache. De plus ça vous permettrait d’obtenir rapidement une thèse ailleurs (il y a des précédents à l’ulb, notamment un chercheur de l’IRIDIA http://iridia.ulb.ac.be/~marchal/ , voir l’histoire selon sont point de vue ici: http://iridia.ulb.ac.be/~marchal/prixlemonde/SApageWEBbest.pdf). Par contre on n’a jamais accordé une thèse à quelqu’un parce qu’il avait présenté à une ou plusieurs conférences (même prestigieuse) ou parce qu’il avait vendu un rapport de recherche (même très cher). Une thèse est par définition publique, donc tout ce qui aurait pu être part de la thèse peut être public (ça permettrait déjà d’élever le niveau du débat et de permettre une critique ou un soutien non anonyme). De plus, si le problème est vraiment uniquement le directeur de thèse et pas le reste du comité d’accompagnement, il y a des dizaines d’exemples de doctorant changeant de directeur durant leur thèse, ça n’est en aucun cas un problème.

    Pour finir sur le plan des attaques ad hominem. Si la conférence avait pour thème la liberté d’expression et la manière dont cette affaire a été traitée par l’ulb et par la presse belge francophone, il y a certainement beaucoup à dire et à débattre. Mais si le débat est comme il l’est aujourd’hui centré sur votre personne, avec en plus des invités du type d’olivier mukuna (qui vous soutient, et à qui les gens ne parleront que de ses bouquins hagyographiques sur dieudonné), sarah bracke (qui vous soutient) eddy cackelberghs (s’il est en tort comme vous l’écrivez il ne viendra pas) et caroline fourest (intellectuelle de télévision, à qui on donne beaucoup trop d’importance en bien comme en mal, qui ne viendra probablement pas face à autant de gens d’accord entre eux), on est mal parti.

    Au mieux des économistes diront que vous mentez sur vos qualifications. Au pire des anciens de la burqa pride et des « anciens amis » viendront parler de pourquoi ils ne vous suivent plus. Au pire du pire on entendra des histoires invérifiables et qui n’intéressent personne sur votre vie privée.

    Je ne suis pas certain que ni le débat ni vous même n’ait grand chose à y gagner. Mais bon, c’est mon (long) avis (lâche et anonyme, certainement), mais j’en ai marre que tout soit centré sur des histoires personnelles qui ne peuvent que dégénérer et entrainer d’autres débats stériles du même acabit.

  7. Souhail Chichah

    14 janvier 2013 at 11:52

    Au (non) .dit,

    Réservez à d’autres votre fielleuse solidarité. Je préfère les adversaires déclarés aux prétendues bonnes âmes masquées.

    En ce qui concerne le titre précis sous lequel j’ai une charge de cours, je vous renvoie vers l’université qui m’emploie actuellement.

    En ce qui concerne les validations internes à l’U(L)B de mes travaux de recherche dans le cadre de la préparation de ma thèse de doctorat, elles ont toujours été sanctionnées d’un satisfecit écrit. Le dernier en date fin 2012. Libre à vous bien entendu de contester le mécanisme d’évaluation en cours à l’U(L)B.

    Si vous avez d’autres questions, je me ferai une joie d’y répondre lors du débat annoncé. Rassurez-vous, il ne sera pas nécessaire d’y décliner votre identité pour interpeller l’un ou l’autre des orateurs pressentis. Si vous pensez néanmoins devoir absolument éviter que l’on vous reconnaisse -les voies du recteur sont impénétrables -, puis-je vous suggérer d’y venir en …burqa ?

    Last but not least, la débat ici proposé n’est pas celui de la seule liberté d’expression. Actons toutefois un accord important: la question est systémique et dépasse de loin la seule subjectivité des acteurs. En d’autres termes, il s’agit d’un fait non pas divers mais bien social. Et il s’agit d’en parler, point de faire diversion !

    Je clôture ici l’échange.

  8. Souhail Chichah

    15 janvier 2013 at 12:58

    PS: C’est évidemment  » en date fin 2011″ en non « en date fin 2012″ qu’il faut lire dans la fin de mon texte précédent. Coquille corrigée avant procès donc !

  9. .

    15 janvier 2013 at 1:11

    Je n’ai jamais prétendu être solidaire, juste vous vouloir plutôt du bien et donc me concentrer sur 2 ou 3 éléments d’intérêt général permettant de corriger des erreurs factuelles annoncées dans l’article, et pas sur des attaques personnelles. En gros ce n’est pas l’existence d’un Souhail Chichah qui me pose problème (pas l’être humain en tout cas), mais le fait que des considérations liées à sa petite personne remplacent un débat. Là dessus on est d’accord.

    Pour le reste je prends acte qu’il n’y a pas de professeur Souhail Chichah à l’université de Lyon (et que d’ailleurs Souhail Chichah s’abstenant de poster un lien, je suppose qu’il n’existe aucune mention de Souhail Chichah sur le site de l’université de Lyon ou de son master en discrimination http://ietl.univ-lyon2.fr/2-Les-responsables-pedagogiques-IETL.html, comptant plein de professeurs et maîtres de conférences, mais pas un seul Souhail Chichah – en tout cas google n’en trouve pas). C’est donc bien en conscience que d’éventuels organisateurs reprendront un titre de ‘Professeur’ imaginaire jusqu’à preuve du contraire. Et que l’article contient une erreur jusqu’à preuve du contraire.

    Et je prends acte du fait que Souhail Chichah ne souhaite pas rendre sa recherche publique (bien que l’argent qui l’ait financé le soit). Il faudra donc le croire sur parole pour penser qu’il a fait de la recherche scientifique pendant ses 4 ans de thèse et a décidé de la cacher ensuite. Jusqu’à preuve du contraire, Souhail Chichah n’a pas été renouvelé, pour absence de résultats scientifiques.

    (je reste prêt à revoir mon jugement sur les deux points, il suffit d’un lien sur l’université de lyon ayant un professeur souhail chichah, et d’un lien vers des articles scientifiques récents de souhail chichah. Rien d’excessif non???)

    (et pour l’anonymat j’aimerais bien savoir qui de non impliqué dans vos chamailleries souhaiterait associer son nom avec un débat ayant pour thème un ancien doctorant n’ayant pas terminé sa thèse, refusant de montrer sa recherche mais affirmant haut et fort qu’elle est formidable. Un moment de honte est certainement vite passé mais si je peux l’éviter je le fais. Je me sens déjà suffisamment bête d’avoir passé autant de temps à répondre à ce fil)

    J’en ai fini aussi.

  10. Souhail Chichah

    15 janvier 2013 at 2:34

    Chers organisateurs,

    Résumons donc le sycophante: il entend non seulement jouer au flic des compétences mais surtout de manière anonyme. Certains ont décidément des fantasmes de domination bien mal assumés.

    Rappelons au tartuffe qu’il n’entre pas dans ses prérogatives de sanctionner mes travaux ; la recherche à l’U(L)B est en effet soumise à un processus de contrôle bien défini, particulièrement pour le doctorant – ce que sait du reste fort bien notre Dupont Lajoie en mission d’enfumage :

    – en début de chaque année académique, la réinscription en thèse doctorale est soumise à la sanction positive de différentes autorités en ce qui concerne la poursuite des travaux de recherches. Toutes peuvent la refuser en motivant si elles jugent que les travaux ne sont pas assez avancés. :

    http://www.ulb.ac.be/enseignements/inscriptions/docs/Reinscription_doctorat_2012-2013.pdf

    – Les deux renouvellements du mandat d’assistant sont également l’occasion d’une procédure de contrôle bisannuelle :

    http://www.ulb.ac.be/facs/sciences/admin/docs-admin/assistants.pdf

    Je n’évoque pas ici les évaluations pédagogiques des étudiants relatives à la charge de travaux pratiques de la mission d’assistant : si elles m’honorent de leur belle appréciation, il n’est un secret pour personne que l’avis estudiantin n’est que de pure forme pour l’institution.

    Comme ce dernier lien le confirme, le postulant au renouvellement de son mandat d’assistant ne peut le faire que s’il est d’abord doctorant à l’U(L)B. Ainsi donc Robert Plasman, en démissionnant de la direction de ma thèse au lendemain de la burqa pride, m’empêchait précisément de soumettre ma candidature au dernier renouvellement de mon mandat d’assistant en septembre 2012 – et à une énième évaluation de mon travail par conséquence -, me faisant perdre mon emploi à l’U(L)B : pourquoi ?

    La démarche de l’homme voilé (je ne suis donc pas le seul homme à m’être couvert le visage à l’U(L)B ?) est donc cousue de fil blanc: allumer des contrefeux afin d’empêcher le débat de fond qu’il n’a de cesse de personnaliser tout en dénonçant ladite personnalisation. Posture projective propre à la doxa néoraciste. Je développe ce dernier point par ailleurs : http://www.editionsdusouffle.be/books/79/quitter-la-reserve-et-refuser-l-arene

    L’ indigence intellectuelle de l’époque force néanmoins l’aumône charitable. Puisque le charlot me « veut du bien », je le lui retourne bien volontiers par cette opportune déclaration de Bourdieu, à propos de la seule interpellation digne d’intérêt dans la fort longue prose du mal nommé .dit : Faut-il personnaliser le débat en jeu ?

    « Dans un univers où les positions sociales s’identifient souvent à des « noms », la critique scientifique doit parfois prendre la forme d’une critique ad hominem. Comme l’enseignait Marx, la science sociale ne désigne « des personnes que pour autant qu’elles sont la personnification » de positions ou de dispositions génériques –dont peut participer celui qui les décrit. »

    Précisons toutefois que si la science convoque à discrétion l’argument ad hominem, elle a pour usage de rejeter catégoriquement l’ad personam, seul argument pourtant mobilisé par mon détracteur. L’ex-collègue ulbiste fait donc bien de conserver son intrépide anonymat.

    Clôturons à l’adresse des organisateurs: je tiens bien entendu la preuve formelle de ma charge de cours à l’Université de Lyon-2. Je les invite par ailleurs à vérifier la donne afin de couper l’herbe sous le pied des guignols aux non .dits, qui se prévalent de la liberté de penser tout en n’osant pas même assumer leurs propres propos, au mieux incapables d’appréhender les enjeux de société que la question soulève. A la discussion de fond, l’abruti préfère celle portant sur le galon ! C’est dire tout ce qui le motive…

  11. Souhail Chichah

    15 janvier 2013 at 4:59

    PS: une coquille demeure dans mon premier post. Il faut bien entendu lire 2011 et NON 2012 dans les paragraphes suivants:

    « Je trouve donc particulièrement opportune votre suggestion d’inviter Robert Plasman à ladite conférence. Il pourra ainsi expliquer comment il signait – ainsi que l’ensemble de mon comité d’accompagnement – un rapport positif sur l’état d’avancement de ma thèse en octobre 2012…pour ensuite changer d’avis au lendemain de la burqa pride, soit quelques mois plus tard. »

    « Détail non sans importance: d’octobre 2012 à la démission de Robert Plasman, j’étais en congé de maladie dûment couvert par certificat médical: burnout suite à la violente campagne de lynchage contre moi qui a suivi la conférence sur la liberté d’expression (sic) du 20 septembre 2010: voir http://www.editionsdusouffle.be/books/79/quitter-la-reserve-et-refuser-l-arene

    En démissionnant de la direction de ma thèse, Robert Plasman m’empêchait ainsi de soumettre mon dossier de dernier renouvellement de mon mandat d’assistant en septembre 2012. Il faut être doctorant à l’U(L)B pour y être nommé assistant, sans doute ne fallait-il prendre aucun risque…. »

  12. Souhail Chichah

    15 janvier 2013 at 5:01

    Sauf pour : « En démissionnant de la direction de ma thèse, Robert Plasman m’empêchait ainsi de soumettre mon dossier de dernier renouvellement de mon mandat d’assistant en septembre 2012. Il faut être doctorant à l’U(L)B pour y être nommé assistant, sans doute ne fallait-il prendre aucun risque….”

    C’est bien de 2012 qu’il s’agit, on y arrive !

  13. .

    15 janvier 2013 at 8:10

    souhail chichah est professeur à l’université de lyon 3 (mais contrairement à tous les autres professeurs d’université du monde, cette affiliation et ce titre ne sont visibles nul part sur le site de l’université qui l’emploie, pour des raisons qui ne nous regardent pas. par contre il suffit de donner son nom, prénom et copie du certificat de naissance à mr chichah pour voir un document classifié le prouvant)

    souhail chichah a fait de la recherche scientifique de haut niveau (mais ne la montre à personne, parce que ce serait du néocolonialisme que de vouloir qu’il fasse comme n’importe quel chercheur au monde et partage ses résultats avec la communauté scientifique anonyme)

    et votre serviteur qui souhaitait simplement partager une information sur un personnage public dans le but d’éviter à son université d’autres unes de journaux absurdes et déconnectées de la réalité, tout en souhaitant lui-même rester un personnage privé, est certainement un méchant calomniateur assoiffé de sang et lâche.

    ce n’est évidemment pas pour le plaisir d’emmerder un être humain que je clarifie ça. C’est pour éviter d’avoir pour la troisième année consécutive des unes de journaux sur « un professeur islamiste de l’université de lyon, licencié de l’université libre de bruxelles pour ses opinions », alors que le personnage public n’est de toute évidence et jusqu’à preuve du contraire ni islamiste, ni professeur, ni n’a été licencié pour ses opinions.

    Chers journalistes de la pige, chers organisateurs de conférence, « Assurons-nous bien du fait, avant de nous inquiéter de la cause. », c’est la seule chose que je vous demande.

  14. Nathalie Mathieu

    15 janvier 2013 at 11:39

    Bonjour,

    Je fais partie du collectif qui organise ce débat et je vous avoue que j’ai un peu de mal à comprendre l’objet des questions soulevées ici. Comme il a été dit, nous souhaitons revenir sur les objectifs visés par la burqa pride et le traitement médiatique qui en a été donné. Nous souhaitons donc inviter autour de la table différents protagonistes, qui ont joué un rôle direct ou indirect, afin qu’ils puissent expliquer leurs positions respectives. Parmi eux, Souhail Chichah a tenu un rôle de premier plan, qu’il l’ait voulu ou non, et sa présence nous semble indispensable pour essayer de comprendre ce qu’il s’est passé, de façon à ce que tous les points de vue soient représentés.

    Ceci posé, la question des diplômes, titres ou qualités des travaux de recherche de Monsieur Chichah nous semble un bien curieux débat. Devrait-il produire des preuves de ses qualifications et/ou fonctions dans l’enseignement pour que nous, organisateurs, choisissions de lui donner la parole? Devrait-on préciser qu’il est « professeur vacataire » à l’Université de Lyon, plutôt que « professeur » ?

    Concernant les accusations lancées par Monsieur ou Madame .dit selon le ou laquelle « votre directeur de thèse considérait officiellement l’état d’avancement de vos travaux comme sans valeur scientifique et sans espoir de finir dans les temps », je ne connais pas les tenants et aboutissants, mais si on s’en réfère à la procédure d’évaluation classique des doctorants, on ne peut que constater que les travaux de recherche de Monsieur Chichah ont fait l’objet d’une évaluation positive durant 4 ans, jusqu’au lendemain de la burqa pride, très exactement. Il s’est alors vu retirer sa charge d’assistant, mais s’est également vu annoncer la démission de son directeur de thèse – se retrouvant ainsi à ne rien faire durant plusieurs mois, tout en continuant à être payé -, et ne pouvait donc plus demander le renouvellement de son mandat d’assistant.

    Cet enchaînement des faits pose pour le moins questions : comment se fait-il qu’il n’ait reçu aucune évaluation négative avant la burqa pride ? Est-il normal que l’ULB procède de la sorte ? Et puisse financer durant 4 ans, aux frais du contribuable, des travaux sans aucune espèce d’évaluation qui puisse justifier leur interruption? Est-ce à dire que ses travaux auraient été jugés suffisamment utiles durant 4 ans, puis que soudainement, ils seraient devenus sans valeur ? Si c’est le cas, il nous semble que la procédure d’évaluation des travaux de thèse est arbitraire. Sinon, la question de l’exclusion de Monsieur Chichah pour raisons politiques ne peut pas ne pas être soulevée. Et c’est encore une raison supplémentaire de l’inviter lui, plutôt qu’un autre.

  15. minoritaire

    16 janvier 2013 at 2:33

    Cet article ouvre une brèche, appelle à la possibilité d’un vrai débat de fond. Et il faut qu’il soit freiné par des « précisions factuelles»…

    La vérité, c’est que les têtes de l’ULB les moins formatées n’assument pas d’avoir joué le leu de la majorité hystérique et islamophobe.

    Aujourd’hui, on concédera volontiers à monsieur Chichah que l’intégrité des thèses de Fourest est plus qu’ incertaine. Mais le doute est jeté : est-il vraiment professeur à Lyon ? A-t-il jamais été un bon assistant? Quelle était la qualité de son travail de chercheur ? Sans oublier cette minable façon de rappeler à l’esprit du lecteur bon nombre de rumeurs qui circulent sur la vie privée de monsieur Chichah, tout en précisant qu’elles ne nous intéressent pas.

    Si Souhail Chichah a pu se réinscrire à la rentrée 2011 à l’ULB c’est que le comité qui suivait le projet de sa thèse a considéré que son travail méritait d’être poursuivi une année de plus. Un point c’est tout.

    Et si la démission de Plasman comme directeur de thèse était strictement indépendante de l’affaire de la Burqa pride, l’ULB aurait pu se payer le luxe de garder son assistant une année de plus, afin de ne rendre aucun doute possible. Au prix de quelques mois de salaire, payé avec l’argent public, certes. Après tout, combien de recherches inutiles ou de travaux imaginaires n’ont pas été financés par l’argent public en nos murs ? Sans doute parce qu’il s’agissait d’ouvrages d’Apparatchiks… Mais c’est un autre débat.

    Ce qu’on demande, ce qu’une poignée d’élèves de l’Ulb demandent, ce que des citoyens réclament à travers le collectif Quart d’X, entre autre, c’est un vrai débat, un exposé des enjeux de la Burqa pride, une analyse publique et sociale d’une crise d’hystérie collective.

    Messieurs les majoritaires de l’Université Libre de Bruxelles, ne nous embrouillez pas avec vos « précisions factuelles ». Le fait est que le 7 février 2012, un chahut au sein de nos murs semble avoir révélé un malaise. Vous avez désigné un responsable. Laissez le à présent nous exposez les tenants et les aboutissants de son action. Et ayons foi en notre libre examen.

    Nous demandons simplement la confrontation de deux paradigmes. L’Université Libre de Bruxelles mérite au moins ça.

  16. .

    16 janvier 2013 at 4:25

    Nathalie Mathieu:

    Bonjour,

    Pourquoi c’est si important? Parce que se proclamer « Professeur de l’Université de Lyon » induit l’idée qu’une autre université de bon niveau (sans jugement de valeur) dans le monde reconnaitrait à Souhail Chichah un statut d’académique. Et que donc l’ulb pourrait être en tort d’avoir rejeté ses travaux de thèses (comme dans l’exemple que je vous donnais plus haut du chercheur de l’IRIDIA ayant passé sa thèse à Lille).

    Le titre de « Professeur vacataire » n’existe pas, mais « vacataire » ou « enseignant vacataire » oui, (soit un statut non académique ne demandant aucun diplôme particulier -ce n’est pas une insulte- et permettant en France à des « des professionnels non enseignants » d’assurer des cours, en complément de leur activité principale – qui reste à définir dans le cas qui nous intéresse).

    Peut être que les travaux de Souhail Chichah sont sérieux et qu’il a été licencié pour ses idées. Mais j’ai du mal pour l’instant à suivre cet argument dans la mesure où Souhail Chichah est le seul « chercheur » au monde à parler autant de recherches qu’il refuse de montrer au public autrement qu’en « résumé », « vulgarisations », « conférences » ou « vidéos youtube ». J’ai regardé depuis quelques jours qu’on papote sur ce site, c’est incroyable…

    Et je trouve ça fort de me reprocher de soulever ce point. Ce n’est tout de même pas moi qui ait commencé à inventer des titres imaginaires ! Vous êtes bien conscient que dire d’un professeur à l’université de lyon qu’il n’a pas la capacité de finir une thèse à l’ulb serait une histoire assez difficile à défendre (ou qui en tout cas demanderait d’argumenter)… Ça n’est pas un choix innocent, sinon je n’aurais pas eu 10 réponses mais un simple erratum.

    Vos autres questions sont à mon sens parfaitement pertinentes. Disons qu’au nom de la liberté de recherche (et à raison selon moi) « on » laisse généralement le bénéfice du doute aux doctorants (pas toujours, mais souvent). Mais quand ils se mettent en avant en permanence en s’inventant des titres imaginaires pour mener des activités non académiques, j’imagine (pure conjecture) que ça pousse à vérifier si activité académique il y a (potentiellement sous pression des « autorités », à nouveau je n’en ai aucune idée mais on ne peut pas l’exclure)… Un peu comme au poker, quand quelqu’un annonce beaucoup, on demande à voir…

    Pour être encore plus clair: je n’ai aucune idée de si Souhail Chichah aurait pu être renouvelé sans cette histoire de burqa blabla. Ce que je pense (mais de nouveau, parce que la recherche en question est invisible ou imaginaire), c’est que si il avait fait de la recherche sérieuse (et ça n’est pas une question de paradigme, il y a des tas de type d’économistes à l’ulb, plus la possibilité de défendre une thèse ailleurs), il n’aurait pas pu être « non renouvelé » (mais peut être licencié suite à une procédure transparente comme celle qui a mené à sa suspension, qui sait, mais ça aurait été une histoire très différente). L’argument du directeur de thèse qui démissionne par exemple est un peu faible. Je le répète, plein de doctorants changent de directeur de thèse, il suffit d’en trouver un qui accepte de superviser la recherche en question (et donc qui pense qu’elle puisse mener à une thèse en deux ans dans ce cas ci).

    Bon courage pour votre conférence pour laquelle vous n’êtes, j’en suis presque convaincu, acquise à aucune cause

    ————–

    Minoritaire:

    Organisez un débat de fond!!!

    C’est important. Confrontons les paradigmes (et il y en a plus que deux ! rien que pour l’événement de burqa pride j’ai entendu un bon paquet de dissidents parmi les « anciens »), utilisons notre libre examen !

    Mais ne commençons pas le débat sur des prémisses fausses. Vous faites à raison le même reproche aux journalistes qui voient de l’islamisme partout et mettent les gens dans des catégories pour se simplifier la vie! Souhail Chichah n’est pas islamiste et n’est pas professeur d’université non plus. De nouveau, mon premier message faisait 10 lignes et corrigeait un simplisme de l’article pouvant induire le lecteur ou l’auditeur en erreur. Pourquoi se battre autant pour un titre imaginaire ?

    Pour finir personne n’a attendu la burqablabla pour dire tout haut que Caroline Fourest est une « intellectuelle de télévision », spécialité toute française particulièrement horripilante. C’est une autre question que de voir en elle le mal absolu, ses « ennemis » ont aussi un agenda politique. Si on enlève les participants à la burqa pride et les « ennemis observateurs » venu les filmer, le bâtiment K était vide, et l’ulb faisait preuve d’une saine réaction d’indifférence à la présence d’une star de la télé (je n’étais pas dans la salle).

    Bref, malheureusement, à cause de ces visions binaires à la noix, s’il faut choisir entre chichah et fourest, moi (et beaucoup d’autres) je reste dans mon lit.

    La Pige:

    C’est intéressant, mes commentaires précédents sont publiés directement avec leurs réponses. Je suppose que c’est un hasard, mais sinon n’hésitons pas à faire confiance au libre examen du lecteur (pour peu qu’il en reste après 15 commentaires)

  17. minoritaire

    16 janvier 2013 at 6:44

    C’est tout de même drôle le monde. Voilà qu’on s’inquiète tout à coup de ce qu’est ou plutôt n’est pas monsieur Chichah. Après plus de deux ans de calomnies. Monsieur Chichah n’est pas islamiste ? Monsieur ., vous êtes trop aimable. Mais votre inquiétude mal placée est un peu tardive. L’opinion publique n’aura pas besoin de vos interventions pour affiner ses délires racistes.
    “Assurons-nous bien du fait, avant de nous inquiéter de la cause.”, comme vous le conseiller. Appelons en donc aux faits auxquels aiment tant recourir les gens de votre trempe. La Burqa pride a généré une hystérie collective. Monsieur Chichah a été convoqué, seul, en conseil disciplinaire pour cette Burqa Pride. Il a été sanctionné. La société l’a depuis traité comme un paria, fui et insulté, certain allant jusqu’à le menacer de le tuer. Jusque là vous me suivez ? Votre doute indubitablement méthodique ne fait pas objection ? Maintenant, les universitaires que nous sommes ont la prétention de tenter de comprendre les causes de ces faits dans le cadre d’une conférence.
    Conférence qui au moins, espérons-le, ce sera peut-être l’occasion pour certain d’apprendre la définition de « néo-colonialisme ».

  18. minoritaire

    16 janvier 2013 at 7:41

    Enfin, une dernière chose. Que Nathalie Mathieu me reprenne si je me trompe. Mais il ne s’agit en aucun cas d’une conférence sur la liberté d’expression. Les débats sur Dieudonné, les « on peut rire de tout mais pas avec tout le monde », les enjeux des lois anti-négationnistes, on a donné. Ces mascarades sont les alibis de la liberté en défaut de notre université et sont à mille lieux des enjeux de cette conférence. Ce qu’il faut, c’est ouvrir un espace qui rende possible un discours particulier : celui qui exposerait une forme particulière du pouvoir comme Foucault le définissait : « le nom qu’on prête à une situation stratégique complexe dans une société donnée. » C’est ce que je signifiais quand je parlais de la confrontation de deux paradigmes. Il sera donc bien question de la place de l’indigène dans notre société et l’analyse des rapports de pouvoir asymétrique auquel il prend part.
    Et pour ceux qui se refusent à voir l’utilité de ce débat ou l’efficience de cette analyse, rassurez-vous, vous n’aurez sans doute aucun de mal à venir à bout de l’argumentaire de la bête Chichah, puisqu’un bruit court qu’il n’est pas vraiment un intellectuel…

  19. LaPige.be

    17 janvier 2013 at 9:59

    Nous modérons dès que nous pouvons, c’est donc évidemment un hasard, cessons de voir un complot ou de la manipulation là où il n’y en a pas. Difficile, justement, de tenir le rythme après 15 commentaires.

    Merci.

    Camille Wernaers

  20. LaPige.be

    17 janvier 2013 at 10:03

    On m’a de plus déjà signalé que les commentaires sur LaPige se publiaient et restaient quelques minutes avant de disparaître pour la modération. Il s’agit alors d’un bug informatique, et nous nous en excusons.

    Camille Wernaers

  21. Souhail Chichah

    17 janvier 2013 at 11:34

    A propos de .dit,

    Qu’il décline son identité s’il souhaite m’interpeller sur mes titres, compétences et travaux. Le débat à son éthique également qui semble lui échapper. C’est décidément l’hôpital qui se fout de la charité !

    Pour la gouverne de l’U(L)B, je suis bien en charge d’un cours d’économie politique générale dans un programme de master à l’université de Lyon-2. Les organisateurs prendront soin de s’en assurer afin de couper court à l’intox promue par le Recteur et ses relais.

    « Pourquoi c’est si important? Parce que se proclamer “Professeur de l’Université de Lyon” induit l’idée qu’une autre université de bon niveau (sans jugement de valeur) dans le monde reconnaitrait à Souhail Chichah un statut d’académique. Et que donc l’ulb pourrait être en tort (….) »

    Exactement. Actons ce point d’accord avec l’intrépide anonyme.

    Précisions que contrairement à l’allégation du tartuffe, l’U(L)B n’a pas rejeté ma thèse mais m’a bien empêché de la présenter ! Sans doute ne fallait-il prendre aucun risque…

    Plusieurs universités belges et étrangères m’ont néanmoins proposé leur encadrement pour la déposer: ma thèse sera bien entendue rendue publique dés qu’elle sera défendue, comme il se doit.

  22. .

    17 janvier 2013 at 1:24

    « Qu’il décline son identité s’il souhaite m’interpeller sur mes titres, compétences et travaux. Le débat à son éthique également qui semble lui échapper.  »

    si vous aviez fait un peu de science vous sauriez que le jugement par les pairs anonymes est la norme. si je me présente sous un titre, tout le monde est habilité, de manière anonyme ou non, à le contester (tant que c’est de manière argumentée et courtoise). on avance publiquement une thèse, les autres la critiquent de manière anonyme ou non.

    ce que je ne peux pas faire anonymement c’est parler d’autre chose que de ce que vous avancez vous même. Donc je ne parle que de deux éléments factuels mis en avant par souhail chichah.

    « Pour la gouverne de l’U(L)B, je suis bien en charge d’un cours d’économie politique générale dans un programme de master à l’université de Lyon-2. »

    donc pas comme Professeur. Voir la définition plus haut. Nous sommes d’accord, plus qu’à corriger le titre. Un petit effort…

    « Précisions que contrairement à l’allégation du tartuffe, l’U(L)B n’a pas rejeté ma thèse  »

    Je n’ai écrit ça nul part

    « Plusieurs universités belges et étrangères m’ont néanmoins proposé leur encadrement pour la déposer: ma thèse sera bien entendue rendue publique dés qu’elle sera défendue, comme il se doit. »

    bonne nouvelle, félicitations. j’attends avec impatience de vous voir annoncé comme doctorant sur le site d’une autre université belge ou étrangère, n’hésitez pas à poster le lien ici. l’autre bonne nouvelle étant qu’il n’est pas obligatoire d’avoir défendu une thèse pour partager des travaux, donc n’hésitez pas à faire comme tous les autres chercheurs au monde.

  23. Souhail Chichah

    17 janvier 2013 at 2:18

    PS/ Corrigeons encore deux allégations mensongères du .dit corbeau de l’U(L)B:

    – « personne n’a attendu la burqablabla pour dire tout haut que Caroline Fourest est une “intellectuelle de télévision”, spécialité toute française particulièrement horripilante. »

    Ce n’est pas sa qualité « d’intellectuelle de télévision » qui est reprochée à Caroline Fourest , comme le prétend sournoisement l’enfumeur .dit, mais bien d’être « la porte-parole de l’islamophobie de ‘gauche' » dixit Alain Gresh.

    L’abruti n’en touche décidément pas une dans ce débat qu’il prétend pourtant trancher! Ou alors tente-t-il désespérément de faire oublier que l’U(L)B a offert une tribune laudative à un héraut du néoracisme ?

    -Lors de la venue de Fourest: « le bâtiment K était vide, et l’ulb faisait preuve d’une saine réaction d’indifférence à la présence d’une star de la télé (je n’étais pas dans la salle) »

    Le 7 février 2012, le gratin du gratin de l’U(L)B était bien présent. Faut-il vraiment le rappeler? L’U(L)B a-t-elle si honte qu’elle réécrive aussi pitoyablement l’histoire ?

    Remercions néanmoins notre détracteur, si attaché aux faits…tels qu’il les fabule de ne point contester une conclusion majeure de l’article commenté: Le Recteur de l’U(L)B a menti dans cette affaire !

    Faut-il dés lors s’étonner aujourd’hui du manque d’éthique à l’U(L)B dont le. dit est une parfaite illustration ?

  24. Claude D

    24 janvier 2013 at 2:38

    J’ai peine à croire! Nombre d’intervenants pressentis sont capables de bien des choses mais certainement pas de participer à un débat argumenté, contradictoire et empreint de quelque sérénité. Que Caroline Fourest qui a déjà dit et répété tout le bien qu’elle pensait des conditions dans lesquelles ont pu se dérouler ses prestations à l’ULB s’y recolle… Ya de quoi douter. Plutôt l’impression qu’il s’agit du projet de naïfs ou – ce qui paraît plus probable – d’une provocation à laquelle sont invitées certaines personnalités qui n’ont pas confirmé leur participation et n’ont aucune intention de le faire… ce qui donnera toute latitude aux gentils organisateurs de leur imputer le refus du débat. Ou les deux!

    Enfin, ce que j’en dis…

  25. Nathalie Mathieu

    31 janvier 2013 at 9:26

    Nous sommes peut-être naïfs de penser qu’un débat contradictoire puisse se tenir sur le sujet, mais nous sommes déterminés à ce que ce débat ait lieu. Malgré toutes les résistances, oppositions, tentatives de sabotage, nous estimons urgent que le dialogue se rétablisse pour discuter de questions aussi essentielles que celles de la liberté d’expression, de la dissymétrie de prise de parole dans l’espace public, du rôle de catégories raciales ou stigmatisantes dans l’interprétation de ce type d’événements et bien sûr du rôle des médias.

    Nous imputer un refus potentiel de contradicteurs comme le fruit d’une stratégie de notre part, c’est non seulement insultant, mais ça jette le discrédit sur toute une organisation. Si vous avez l’habitude de ce genre de pratiques, nous pas. Et nous avons autre chose à faire que de lancer des pétards mouillés. On se demande bien ce qu’on pourrait retirer d’une provocation de ce genre, d’ailleurs.

  26. Crocos

    8 février 2013 at 8:52

    Vous n’avez que les termes « racisme » et « néocolonialisme » à brandir à vos contradicteurs. Votre « débat » est couru d’avance, s’il a lieu…

  27. Marie

    19 février 2013 at 4:27

    Moi il y a un truc qui me chiffonne un peu : dans l’article, il fait question de « l’argumentaire contre les musulmans » de Caroline Fourest. Mais son argumentaire est dirigé contre les islamistes. Deux choses très différentes. Le point commun qu’ont les partisans de l’extrême-droite et les islamistes, c’est le fait de porter atteinte aux libertés individuelles. C’est en ça que Forest dénoncent ces deux groupes. Je trouve ça un peu facile de décrédibiliser quelqu’un en le/la taxant de raciste, ou islamophobe, quand le débat tourne autour d’un sujet sensible. Nous devons tous nous battre contre les extrémismes, peu importe de quels côtés il viennent.

    Personnellement, le mouvement de « Burqa Bla Bla » m’avait fait peur lors du débat parce qu’on n’a pas très bien compris ce qui se passait. Des personnes masquées s’agitaient, brandissaient leurs bras, criaient. C’était assez violent comme démarche. Critiquer l’absence de débat contradictoire, très bien, mais l’utilisation d’une symbolique agressive pour le faire n’est pas vraiment constructif, si?

    Vous dites aussi que le débat ne se veut pas provocateur. Pourquoi choisir un bras de fer entre le Bien et le Mal alors?

  28. Nathalie Mathieu

    8 mars 2013 at 12:59

    Bonjour,

    Le débat aura bien lieu, le 12 mars à la salle Rodelle
    (15-17, rue du Danemark à St-Gilles)

    Nous vous invitons à venir y poser toutes vos questions, auxquelles nous répondrons avec plaisir.

    Bonne journée.

    Plus d’infos ici : https://www.facebook.com/?ref=tn_tnmn#!/photo.php?fbid=247074915429359&set=oa.103077729874774&type=1&theater

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