Si elle est Possédée, je suis quoi moi ?

Depuis la sortie de l’Exorciste (et ça nous ramène dans les années 70), dur de trouver un film convaincant quand il s’agit de possession. Le dernier film d’Ole Bornedal, Possédée (The Possession en anglais) n’échappe pas à la règle.

Lors d’une sortie avec son père, Em (Natasha Calis) trouve une étrange boîte. Très vite, elle développe une obsession envers le petit coffre en bois. Alors que son comportement devient de plus en plus agressif, ses parents découvrent alors que la boîte contient un Dibbuk, un esprit qui habite et dévore son hôte humain.

 

Dibbuk-289.NEF

 

Le film parle d’une petite fille possédée, mais c’est à ses parents qu’on a envie de foutre des baffes. Un mère (Kyra Sedgwick) possessive à l’extrême et un père (Jeffrey Dean Morgan) un peu benêt qui ne comprend rien à ce qu’il se passe, il en faut moins pour créer des traumatismes infantiles. C’est vrai que la gosse est pas mal dans son genre, surtout quand elle commence à dégueuler des insectes partout dans sa chambre. C’est du propre.

 

 

On avoue avoir pas mal rit (si ce n’était pas le but du film, c’est raté), surtout quand le réalisateur tente de nous effrayer avec une boîte qui s’ouvre toute seule et des insectes qui bourdonnent, sous fond de temps pluvieux et de musique inquiétante. Tout bon. Prévisible de bout en bout, il ne vous fera ni sursauter, ni avoir vraiment peur. La morale de ce genre de film est de toute façon toujours la même, et ne vous attendez pas à un renouvellement du genre.

Bon allez, tout n’est pas si mauvais. Les effets spéciaux par exemple. Point intéressant du film : le démon qui s’empare d’Emilie est issu de la religion juive. C’est dans la communauté juive que son père ira chercher de l’aide et l’exorcisme est pratiqué par un rabbin. Chouette changement de curseur, qui permet de rappeler que chaque religion a ses propres démons et ses propres rituels d’exorcisme. Je ne sais pas si quelqu’un trouvera à redire qu’on ait plus à se farcir de l’exo catho pendant un petit temps. Les petites (Em a une sœur) jouent pas mal, mieux que les adultes.

 

 

Le tout est produit par Sam Raimi, dont le dernier Drag Me To Hell avait également provoqué des éclats de rire furieux lors de sa projection : ce n’était pas une boîte qu’il essayait de rendre inquiétante, mais une vieille femme. Classe.

Le film est, nous dit-on, inspiré d’une histoire réelle relatée dans un long article du L.A. Times. Ça ne nous a pas franchement empêché de dormir.

 

Sortie le 26 décembre 2012

Camille Wernaers

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