Twilight, c’est fini pour un tour

Bon. Sujet sensible. On parle vampires ce soir sur La Pige. Du genre gnangnans. Culculs. Du genre très très très amoureux. En effet, nous avons pu voir en exclusivité le dernier volet de la saga Twilight. Rappelez-vous : si la saga ne compte que quatre bouquins, nous sommes aujourd’hui au cinquième film, le quatrième livre ayant été coupé en deux parce que trop long pour faire plus de fric. A tout ceux qui pensent « ouf, c’est le dernier« , attention, vous pourriez bien être surpris. Cul et baston au programme. Spoiler Alert bien sûr pour ceux qui n’auraient pas lu les livres (quelle idée saugrenue).

 

 

La saga qui gagne à tous les coups les championnats de cris au mètre carré de fans est de retour. Breaking Dawn Part II reprend l’intrigue après Breaking Dawn Part I (ça va, vous suivez ?). Après avoir enfin consommé son mariage avec Edward (ça faisait trois bouquins et autant de films qu’elle (on) attendait) et être tombée malencontreusement enceinte, parce que la contraception, on connaît pas à Forks, Bella (Kristen Stewart) accouche dans des conditions très difficiles. En gros, elle crève. Presque. Pour  la sauver, Edward (Robert Pattinson) la transforme alors en vampire. Le présent film reprend après ses deux jours de « coma ». Bella se réveille et finie, envolée, la vie humaine. Elle apprend alors à connaître sa fille, Renesmée, mi-humaine, mi-vampire, quand un autre vampire croise leur chemin. Il s’agit d’Irina, une des cousines d’Edward, qui aperçoit l’enfant et pense qu’il s’agit d’un transformé. Or, transformer un enfant en vampire est interdit dans les lois vampiriques, dont le respect est surveillé par les très maquillés Volturis, très ancienne famille de vampires à la tête de laquelle Aro (l’excellentissime Michael Sheen) siège. Irina rapporte le « crime » des Cullen aux Volturi. S’en suit une série de conséquences « dramatiques », on s’en doute. C’est Twilight quoi.

 

 

D’ailleurs, Kristen Stewart joue toujours comme Kristen Stewart, à grand renfort de bouche ouverte et de tête d’ahurie. Elle est aussi toujours aussi maigre (mange ce hamburger ! Tout de suite !). Pattinson est toujours trop maquillé et Taylor Lautner (Jacob) toujours bien trop musclé (lâche cette boîte de stéroïdes ! Tout de suite !). Le bébé est raté. Heureusement Renesmée grandit plus vite que la normale et on arrête de sursauter à chaque scène où elle apparaît. Si on voulait voir un film d’horreur, on aurait plutôt été voir Sinister, merci bien.

Point positif : Bella est maintenant plus forte que tous les autres vampires, (les « nouveaux-nés » sont très forts durant les premiers mois après leur transformation). Fini donc les minauderies, les « Bella je vais te protéger » et autres lourdeurs du genre. Mieux : Edward avoue même avoir sous-estimé sa bien aimé, elle qui arrive à battre Emmett, le plus fort des frères d’Edward, au bras de fer. Si ça c’est pas beau !

Point mi-positif, mi-bizarre : fini le triangle amoureux. Edward a la champ libre, Jacob, le loup-garou, ne s’intéresse plus à Bella. Fini les « je t’aime, moi non plus« , « mais il est chaud lui au moins, pas comme Edward » et autres hésitations du genre. En effet, Jacob s’est « imprégné » de leur bébé. C’est là que le bizarre commence. L’imprégnation pour les loups-garous, c’est donc quand ils découvrent leur âme sœur. Ils savent instantanément qu’elle ou il sera la femme ou l’homme de leur vie. Tant que Renesmée reste bébé et enfant, cela n’implique rien de sexuel, mais on se demande où l’auteur des bouquins a dégoté une idée pareille.

Résultat : le film est beaucoup moins centré sur l’histoire d’amour. L’intrigue se fait même plus violente. Un peu plus sexuelle. Il y a un peu de Braveheart (j’entends déjà les fans de Braveheart crier plus fort que ceux de Twilight) dans cette minorité qui se bat contre la majorité pour sa liberté.

Bien sûr, des scènes kitsch, il y en a. Bella qui chasse en Gucci par exemple. Ou qui monte une falaise mains et pieds nus (appelez l’exorciste, vite).

Il y aura des morts. Ou pas.

Préparez vos mouchoirs. Ou pas.

Bref, un suspens sanglant au menu.

Le tout donne l’impression d’une maturité un peu retrouvée. On a envie de dire que c’était la dernière occasion. Et qu’on cherche toujours l’ « épique » promis par les affiches.

La bande-son est toujours aussi géniale, clin d’œil aux fans, il s’agit à nouveau de Carter Burwell, celui qui s’était notamment occupé du premier film. On entend d’ailleurs très souvent le morceau Bella’s Lullaby, remixé à toutes les sauces. Edward rejoue du piano et Bella retrouve son look d’adolescente dans la toute dernière scène. Vous êtes prévenus.

Petit conseil : ne ratez pas les génériques de début et de fin, petites merveilles de réalisation, qui nous ont parfois fait penser à celui de True Blood.

 

Sortie dès ce mercredi 14 novembre.

Camille Wernaers

1 Comment

  1. verbraeken noelle

    14 novembre 2012 at 10:17

    bonjour

    j’ai eu la chance de voir l’avant premiere cette nuit, et oui effectivement SURPRISE…………….

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