Hudson démarre son Teenage Thrill

C’est aujourd’hui que sort Teenage Thrill, le dernier album du groupe belge Hudson. Nous les avions vu et rencontré lors de l’Autumn Rock Festival cette année et lors d’un concert privé pour le lancement de l’album à la rotonde du Botanique. Après trois singles diffusés ces derniers mois sur la bande FM, qu’est-ce que l’album a vraiment dans le ventre?

 

 

Hudson est un quatuor composé de musiciens expérimentés qui veulent simplement faire la musique qu’ils aimeraient entendre plus souvent. Mélangeant de l’énergie brute à des mélodies plus pop, Hudson réalise encore ses albums à l’ancienne avec un enregistrement à la maison. Sur scène, le groupe réussit à faire bouger facilement un public de connaisseurs ou de curieux. Mention spéciale au batteur qui cible quelque-chose, quelque-part dans le ciel et au bassiste qu’on adore (ALLEZ).

 

 

Teenage Thrill envoie du lourd dès son premier morceau, qui porte d’ailleurs le nom de l’album. Un morceau qu’on a d’ailleurs entendu en live et qui libère alors tout son potentiel. Once in a while et Archetype sont plus calmes (sauf pour la batteur qui se fait plaisir sur le second morceau) et n’ont rien à envier à certains titres de grands groupes. Sunset Riot est plus mélancolique et nous fait penser à la Californie ou en tout cas à un endroit où il fait chaud (pas comme ici). Le rythme commence un peu à stagner avec la chanson Million mais on se rend à peine compte que l’on est presque à la moitié de l’album avec le sixième titre: Reckless. Catapult nous propulse vers Let me blow your heart où les riffs se font plus nerveux tout en restant dans la finesse comme le rock belge sait si bien le faire. Hudson se permet même quelques « lalalalala » (à la mode cette année en musique) dans The Avalanche. On vous rassure tout de suite, le titre reste plus recherché que les paroles de Rihanna. Everything is wasted montre encore bien que la musique de notre plat pays est parfois sombre malgré un côté réconfortant (un peu comme les cheminées industrielles de Wallonie). Black Rhino fait vibrer les basses sur de solides bas(s)es et est incontestablement notre deuxième morceau préféré en concert. Costumes conclut l’album, accompagné d’une mélodie plus douce jouée par une femme. Déjà? On en voudrait encore plus.

Bref, Hudson nous sort encore du rock généreux fait maison, des guitares explosées sur scène et des riffs qui rappellent des influences indé des années nonante. On espère les revoir encore souvent sur scène et si vous souhaitez les découvrir, soyez attentifs car La Pige vous réserve une surprise dans les jours qui viennent !

 

Cédric Dautinger

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