Nos interviews de l’Autumn Rock Festival 2012

Lapige était présente à l’Autumn Rock Festival, ce samedi 8 septembre. Pour les concerts, pour l’ambiance mais aussi pour rencontrer les artistes après leurs concerts. Et vous faire découvrir leurs projets, leurs origines et pourquoi ils aiment la scène belge. Hudson, Vegas et Inc.ognito ont accepté de répondre à nos questions.

Pierre Constant, du groupe Hudson (aperçu cet été aux Francofolies de Spa ou au Brussels Summer Festival):

 

-C’est la première fois que vous venez à l’Autumn Rock Festival, qu’en pensez-vous?

« C’est allé super vite, on est arrivé et on a tout de suite monté notre matériel donc c’est un peu dur de prendre le pouls du festival. Et en plus, on joue ce soir à Bruxelles donc on est un peu dans l’urgence. Mais je me souviens, quand je suis venu jouer ici avec Isola que l’accueil était vraiment bien et que, même au niveau des bénévoles, c’était vraiment cool et assez paisible. Il y a un côté familier dans ce genre de festival, la dernière fois, on avait sorti une table pour faire une bouffe avec les bénévoles. »

-Quels sont les projets de Hudson dans l’immédiat?

« L’album sort le 15 octobre, avec une release party à la rotonde du Botanique le 11 (l’album y sera vendu en primeur). Avec une tournée des clubs derrière et normalement un E.P. en préparation pour le mois de février 2013. L’agenda principal c’est de jouer et tourner un maximum. Le titre de l’album est encore une surprise. »

-Comment trouvez-vous le public belge?

« On a une grande chance en Belgique. Le public est assez spontanément réceptif. D’ailleurs, je connais des groupes internationaux qui aiment venir en Belgique car le public a une réponse assez directe. On a beaucoup de chance d’être belges et de jouer pour les Belges. »

-Hudson sonne très garage rock en live, quelles sont vos influences ?

« Nous sommes des trentenaires, et on écoutait tous les groupes punk et indie des années 90. On ne cherche pas à sonner « populaire », par exemple un de nos single « Teenage Thrill« , ce n’est clairement pas quelque chose qui passe facilement à la radio. Mais ça, on s’en fiche« .

-D’où vient le nom de votre groupe?

« De notre frigo de salle de répétition. Un peu comme Hooverphonic qui s’est inspiré de leur aspirateur Hoover. Sauf que nous, on ne fait pas le ménage, on boit des bières.« 

 

Seb et Olivier, du groupe Vegas (aperçu à Dour ou aux Francofolies entre-autre):

 

 

 -Qu’est-ce qui vous pousse à jouer ici?

« L’Autumn Rock Festival est peut-être petit en superficie mais a une sacrée réputation et a un impact similaire à d’autres grands festivals. Ce n’est pas parce que c’est plus petit que Dour, par exemple, qu’il n’y a pas une meilleure ambiance. On aime aussi les festivals plus petits. Il y a la même qualité pour le retour du public. Un live reste un live, tu peux avoir autant de fun devant 100 personnes que devant 10.000 personnes (même si ça ne nous est pas encore arrivé ça). »

-D’où vient votre nom de groupe?

« Bha des États-Unis! Non, ce n’est pas vrai. On voulait un truc qui claque, assez court et sympa. Un nom que tu entends et tu te dis « ha ouais peut-être que je connais » même si tu ne l’as jamais entendu. Il y a plusieurs artistes qui utilisent Vegas dans leurs noms mais il n’y a jamais eu Vegas tout court donc on l’a pris. »

-Quels sont vos projets actuellement?

« On va sortir en 2013 notre troisième album. On travaille dessus pour le moment. On a aussi été contacté pour réaliser la bande originale d’un court-métrage qui sortira fin octobre. C’est un exercice différent mais on nous a contacté parce qu’ils voulaient du Vegas et pas juste du son. On peut créer notre son tout en nous adaptant aux exigences du film et donc c’est un chouette exercice. »

-Vous avez pu jouer en France, bientôt en Allemagne et peut-être en Europe de l’Est, comment est le public belge?

« Le public réagit beaucoup mieux en Belgique. En France, le public a une oreille beaucoup plus expectative on va dire. Ils applaudissent mais ils ne commencent pas à danser. Par contre, au niveau des infrastructures, c’est la classe en France. Ce n’est pas pour critiquer la Belgique mais là-bas, pour le moindre événement, tu as tout de suite une bonne salle et un restaurant. Ici, au niveau des festivals plus locaux, faut se débrouiller. On voit qu’il y a une différence au niveau politique et que les aides ne sont pas les mêmes. Mais les gens, les organisateurs et le public, restent cool des deux côtés de la frontière.« 

 

Angel.ognito et Loïc.ognito du groupe Inc.ognito:

 

 

-Pouvez-vous présenter le concept de votre groupe?

« Notre concept, c’est quatre inconnus qui se rencontrent par la musique et qui se partagent quatre univers différents. On travaille nos idées personnelles et on met tout en commun sans chercher à copier quelque-chose. C’est du rock hybride comme j’aime le dire. »

-Est-ce que ça peut marcher face au secteur de la musique qui est devenu très commercial?

« Il faut, en musique, rester soi-même et ne pas oublier d’où l’on vient. C’est très important. Il faut faire la musique qu’on aime, peu importe ce que c’est. Dans le monde du rock, c’est plus complexe parce qu’il y a plein de styles différents et le rock peut se mélanger à tout. Je ne sais pas si ça marche ou pas, on est là pour faire vivre notre expérience et voir si ça plaît ou non au public. On propose, on se met tout nus sur scène pour dire: c’est nous, on espère que vous allez passer un bon moment. »

-Quelle est la suite de vos aventures, justement?

« Un E.P. va sortir très bientôt pour automne 2012. On va surtout se consacrer là-dessus. On attend de voir ce qu’il adviendra et on prendra tout ce qui se présente. »

-Comment trouvez-vous le public belge de l’Autumn Rock Festival?

« Très bon. Surtout qu’on adore faire chanter le public et le public belge a toujours été très actif. Ils chantent avec nous mais ils dansent aussi, ils répondent à nos appels. On a un super ressenti, un bon partage. Le public belge reste le plus éclectique avec toutes les influences différentes qu’on a. Il y a une énergie toujours présente entre un groupe et le public en Belgique, que ce soit dans un concert dans un café que sur une grosse scène. Par exemple, des gens sont venus nous voir à midi et on s’est dit que c’était cool de voir que ça existait encore.« 

 

Cédric Dautinger. Photos de Camille Wernaers.

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