Dirk Frimout, premier belge dans l’espace, acclamé au space day de l’ULB

Ambiance électrique du côté de l’amphithéâtre Janson, ce mardi à l’ULB. Le space day accueillait en effet l’équipage de la navette Atlantis STS-45, onzième mission du programme du même nom de la NASA. A son bord, six américains et… Dirk Frimout, premier belge à s’extirper hors de l’atmosphère terrestre. Parmi l’équipage, l’actuel administrateur de la célèbre agence spatiale américaine, Charles Bolden, présent ce jour-là à l’ULB.

 

 

A l’applaudimètre, nul doute que l’entrée de Dirk Frimout dans l’amphithéâtre fut la plus retentissante. Car c’est bien un show à l’américaine qui s’est tenu ce mardi, avec en guise d’introduction un cours, excusez du peu, de sir Charles Bolden Himself. Au menu : quelques mots sur Curiosity, le robot récemment envoyé sur Mars, justification (d’un point de vue humaniste) de la recherche spatiale et… hymne au dépassement de soi. « Tout est possible pour quiconque croit en ses rêves », « Dieu nous donne des armes qu’il nous faut exploiter au maximum » ou encore :  « Faire avec ce qu’on a, dans le temps qui nous est imparti, là où l’on se trouve. », furent les phrases-clés du speech. Bref, You can change the world, if you’re a real fighter. God bless America.

L’heure suivante vit les gradins exulter au rythmes des questions préparées à l’avance par les étudiants (de différentes écoles), ambassadeurs de leurs sections respectives :

« Comment ça fait de décoller de la Terre ? Comment ça fait d’être dans l’espace ? Comment ça fait de revenir ? Qui gère les conflits en cas de discorde tout là-haut ? Comment fait-on caca dans l’espace ?»

Les astronautes ont donc répondu de façon assez exhaustive, feignant assez bien de ne pas avoir répété leurs réponses à l’avance. En Amérique, un show, ça se prépare.

Cependant, ont pourra louer quelques pépites distillées par certains membres du crew, dont Michael Foale, détenteur du record de temps passé dans l’espace, lui aussi de la partie en 92, où l’art de raconter une fuite d’oxygène dans la station Mir en déroute en compagnie de russe en état de panique… tout un programme.

Et puis survint la question d’usage, un brin naïve, un brin rêveuse : « Comment devenir astronaute ? »

A cette question c’est Katherine Sullivan, seule femme de la mission, qui s’y est collée avec un brin de rugosité : « D’abord, s’intéresser au sciences et à l’ingénierie. Ensuite, viser l’excellence. Pour finir, avoir un coup de bol. » Mais bon, la chance ne sourit qu’à ceux qui la provoquent, isn’t it ?

Et notre Dirk national dans tout cela, me direz-vous ? Hé bien, Il est clair qu’en matière de divertissement, l’astronaute était clairement moins à l’aise que nos amis américains. Un peu chiant, un peu mal à l’aise, on en serait presque à regretter de l’avoir invité. Et puis… il s’est fendu d’un petit discours à la fin, tout simple et tout bête, sur le pouvoir de la volonté et de l’éducation. Ouf, le “L” au milieu de l’ULB avait pu se faire une place au milieu des étoiles du drapeau américain.

 

Clément Boileau

 

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