Un lundi de tributes au BSF

La grande scène devant le Palais Royal n’est plus. De sombres nuages viennent couvrir le ciel ce lundi soir. Mais ce n’est pas pour ça que le Brussels Summer Festival s’essouffle après la terrible prestation d’Iggy Pop dimanche. Que du contraire. Le public est prêt, le mauvais temps n’est qu’une rumeur, le BSF peut accueillir sa journée dédiée aux tribute bands. Sans se payer The Who, Depeche Mode ou Rammstein, on y a quand même eu droit!

 

 

C’est donc au Mont des Arts et à la Magic Mirrors que le festival continue. La circulation a encore du mal à se réapproprier les rues avoisinantes et l’ambiance « vacances et churros » n’est pas prête de s’envoler. La journée (la soirée plutôt) est consacrée aux tribute bands, des groupes qui rendent hommage à des groupes plus connus. Sans pour autant être amateurs! Adoptant les mimiques, les riffs et parfois la coupe de cheveux des stars, il est facile de se prendre au jeu.

Les premiers à se lancer (en l’air) sur scène sont les Substitute. Certains l’auront déjà deviné, il s’agit d’un groupe belge reprenant The Who, qu’on ne présente plus. Et si vous ne voyez vraiment pas, the Substitute a fait une piqure de rappel. « Vous connaissez ça?! » avant de lancer le générique des Experts, HAAAAAOW!

 

 

Il n’en faut pas plus pour attirer la foule, curieuse et venue en nombre pour remplir progressivement le devant de la scène. Les Sneakers enchaînent alors. Fondé en 1995, le groupe s’amuse à reprendre les plus grands hits de Depeche Mode.

La nuit tombe sur la capitale mais ça ne démotive pas le public, que du contraire.

 

Et pour finir la soirée en beauté, c’est Stahlzeit qui débarque. Ces fans du groupe de metal Rammstein font presque illusion et ils mettent réellement le feu sur scène. Les teutons sont déguisés comme leur idole, jouent comme leur idole et utilisent une panoplie d’effets pyrotechniques que n’auraient pas renié Till.

 

 

Le groupe enchaîne les chansons les plus connues de Rammstein (Sonne, Ich Will, Feuer Frei) mais se permet aussi des nouveautés comme Weidsmann Heil ou Pussy (sans la canon à mousse). Ils s’éclatent sur scène et c’est communicatif. La foule danse, chante, finit par oublier qu’il ne s’agit que d’un tribute band. Et faire chanter des paroles en allemand à des belges n’était pas forcément gagné d’avance!

 

 

Un groupe le sourire aux lèvres et un public qui en redemande, huant même l’équipe technique qui remballe les instruments. « We want more! »

 

Cédric Dautinger

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