Un dimanche de folie au BSF

On a rarement vu une telle programmation : les déments belges de The Experimental Tropic Blues Band,  les sympas de The Stranglers, la déjanté Catherine Ringer et Iggy and The Stooges, qu’on ne présente plus, clôturaient en folie les trois jours de festival sur la Place des Palais. C’est désormais au Mont des Arts et dans la Magic Mirrors que le Brussels Summer Festival continuera, jusqu’au 19 août. Le Mont des Arts qui accueillait justement ce dimanche une exposition Rockabilly. Rock des années 50′, marché vintage, tatouages, chemises à fleurs ou fleurs dans les cheveux. La journée des légendes.

 

 

La journée avait commencé sur des chapeaux de rock avec le trio belge The Experimental Tropic Blues Band. Le chanteur se cache derrière ses cheveux, mais ça ne l’empêche pas de savoir mettre l’ambiance. Dans le public, on gesticule dans tous les sens. Normal, leurs morceaux sont faits pour donner de mystérieuses envie de pogo.

 

 

 

Si avec ça, le roi n’est pas réveillé… Leur dernier album, le très sauvage Liquid Love, est à découvrir absolument ! Au Mont des Arts au même moment, ça swingue aussi mais dans une ambiance beaucoup plus rétro. Bienvenue à Brockxelles 58 :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plusieurs groupes belges, anglais, français ou américains de rockabilly se succèdent sur scène. Des voitures et motos des années 50′ sont réparties sur le site du festival.

 

 

The Stranglers, le plus francophone des groupes anglais, aura encore bien fait danser les foules devant la Place des Palais.

 

 

Les dernières notes de Golden Brown résonnent encore dans nos oreilles quand Catherine Ringer monte sur scène. Accompagnée de ses musiciens, elle fait le show pendant une heure et demie. Catherine Ringer danse, Catherine Ringer chante, Catherine Ringer fait semblant de pleurer ou de prendre une douche sur scène. Elle passe d’Andy à La sorcière et l’inquisiteur sans s’essouffler. Bref, elle est increvable. Ah oui, et puis, il parait que les histoires d’amour finissent mal en général. Moment touchant lorsqu’elle demande au public de saluer Fred Chichin, qui est « là-haut« . Elle se permet un rappel, pour lequel elle remercie le public. Une artiste généreuse. Dans le public, on garde le même rythme que depuis le tout début de la soirée : ça danse.

 

 

 

 

 

Un autre increvable monte sur scène vers 23h, montre en main. Moment fort de la soirée, et peut-être même du festival tout entier : Iggy, avec son groupe The Stooges. Les guitares partent en riffs, Iggy, évidemment torse nu, se tord dans tous les sens, le micro vole dans les airs ou est jeté par terre, attention ça ne rigole plus. S’il enchaine les titres, (Gimme Danger, 1970), il n’en oublie pas son public, lui adressant de nombreux signes de la main. Iggy invite les gens à monter sur scène. « Fuck the security, fuck the police, tonight it’s gonna be chaooooos« . Effectivement, dans le public, ça y ressemble. D’ailleurs, au moment de chanter « I wanna be your dog« , Iggy descend de la fronstage pour mimer une fellation et faire le chien devant les policiers, qui restent imperturbables. « Woof, Woof« , crie-t-il devant eux. Bel exemple de maîtrise.

 

 

Quatre ou cinq pogos plus loin, ça continue avec Penetration et No fun. Armé de bouteilles d’eau, qu’il balance au-dessus de sa tête, se jette au visage ou canarde dans le public. Avec Louie Louie et your pretty face is going to hell,  c’est sûr, Iggy finit de nous achever.

 

 

C’est sûr, la scène de la Place des Palais a fermé ses portes avec du Raw Power dans l’air. »Now I’m ready to close my mind, now I’m ready to close mes eyes »

 

Article et photos : Camille Wernaers

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