Le festival est fini, vive le festival

Dernier jour du BSF ce dimanche. Le festival de dix jours se termine avec un groupe au nom symbolique : les Gantois de Vive la Fête. Cette année, le Brussels Summer Festival a trouvé son rythme de croisière et s’est imposé au rang de festival qui compte.

 

 

Un chiffre pour commencer : 105.000 festivaliers ont foulé les pavés bruxellois dans le but d’écouter des groupes aussi variés qu’Iggy Pop, Orelsan, Stefan Eicher, Charlie Winston, ou Shaka Pong pour n’évoquer que les têtes d’affiche. Le tout réparti en soirées à thèmes telles que le Hip-Hop Night, la soirée rockabilly, l’Electrocity ou le lundi consacré aux reprises. Une chouette idée. D’ailleurs, les amateurs de musique ne s’y sont pas trompés, c’est un chiffre record, les éditions précédentes ne dépassant pas les 100.000 visiteurs. Le BSF s’est aussi associé à d’autres événements ponctuel de la capitale comme les Apéros Urbains ou le PiQNiQ Brussellicious.

Et ce dimanche, les femmes étaient à l’honneur dans la Magic Mirrors avec Anouk Aiata, Clare Louise, Claire Denamur, toutes trois proposant des chansons folks qui respirent bon l’été, la contemplation et le tapement du rythme avec le pied.

 

Sur la scène du Mont des Arts, le Mali est à l’honneur avec le groupe Smod et Inna Modja. Sur le coup des 22h, voilà Vive la Fête qui monte sur scène pour 1h30 d’electropop, mêlée de rock déjantée. Le groupe formé autour de Danny Mommens, ancien dEUS et de l’ex-mannequin Els Pinoo sait comment nous faire aimer la fête. Entre le synthé, la batterie et les guitares, qui partent parfois en riffs, le résultat est vraiment pas mal.

L’énergie du groupe est contagieuse, le public n’en rate pas une miette. Ne touche pas, Noir Désir, Nuit Blanche, Bizarre, il faudra bien le jet d’eau balancé dans la foule par l’un des vigiles ou des bénévoles munies d’un lance-eau pour permettre aux festivaliers de tenir le coup, entre la chaleur encore accablante malgré la tombée de la nuit et les parties de danse effrénées provoquées par des morceaux venant de leur sept albums, dont le dernier, sorti cette année, s’appelle très justement Produit de Belgique. Finir un festival dans la capitale de la Belgique par l’un des groupes belges les plus prolifiques et les plus appréciés à l’étranger et qui en plus se prénomme Vive la Fête, joli coup

 

 

 

Vers 23h30, le concert se termine avec une reprise de Kraftwerk. De la musique classique sort alors des baffles, il est temps de terminer cette saison 2012 du BSF. Mais les festivaliers ne l’entendent pas de cette oreille, la plupart se mettent alors à exécuter des valses (et plutôt « librement »). Il n’y a vraiment qu’en festival que l’on peut voir ça.

Les mots de la chanson Nuit Blanche des Vive la Fête illustrent à merveille cette fin de festival :

 

« Hier soir c’était une fête
C’étaittellement fantastique
Maintenant pour être honnête
C’est dur pour la physique
J’ai toujours le problème
Je ne veux jamais arrêter
C’est magnifique quand-même
Surtout pendant l’été »

 

Un peu comme un fait exprès. Le temps de laisser son physique s’en remettre et voilà déjà que l’édition 2013 poindra le bout de son nez. On l’espère aussi réussie que celle-ci. Ce sera du 9 au 18 août.

 

Camille Wernaers

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