Le BSF : entre rock et poésie

Deuxième journée du Brussels Summer Festival. Au programme : toujours beaucoup de soleil, un groupe belge extra, du rock français pêchu, un concert archi complet dans la Magic Mirrors et un Stephan Eicher au top de sa forme.

 

 

Il est 18h lorsque les musiciens de Dan San montent sur scène. Une heure plus tard, le public, conquis, les applaudi chaudement. Comment qualifier cette musique aérienne et remplie de poésie ? Leurs morceaux, mêlant violons, percussion, harmonica, piano, guitares sèche et basse sont de vraies perles et des exemples de mélodies. Sans parler de l’harmonie des voix (sublimes) des trois chanteurs. Particularité : le batteur joue à même le sol. Sympa.

 

Les six musiciens s’amusent ensemble, se lancent de nombreux regards complices et n’hésitent pas à aller chercher les autres pour jouer tout près d’eux. Ah, si seulement tous les « groupes » pouvaient comprendre que c’est ça qu’on veut voir lorsqu’un groupe joue sur scène. C’est clair, les Dan San donnent la pêche !  Un homme crie dans le public, « oh tiens, en voilà un qui est content d’être là, pas comme tous les autres« , s’exclame un des chanteur. Les interactions avec le public ne manquent d’ailleurs pas. The End of the day, The Shade, Leader, le formation issue du label liégeois Jaune Orange ne manque pas d’atouts dans les sonorités qu’elle apporte. Dans le public, ça danse sec. Un chouette groupe, la grosse tête en moins. Leur premier album Domino est sorti en janvier dernier.

 

 

Les dernières notes de Dan San résonnent encore sur la Place des Palais quand les jeunes rockeurs français de Dissonant Nation montent sur la scène du Mont des Arts. Le public est clairsemé, mais ce n’est pas ça qui semble décourager les trois musiciens qui balancent leur garage rock en passant de l’anglais au français. Et visiblement, ça en motive plus d’un… On a beaucoup aimé l’entrainant We Play we Are et I hate the doctors. Et  une chanceuse est même repartie avec une baguette.

 

 


 

 

 

 

 

Le concert des Alpha 2.1 attire tellement de monde qu’on se demande si la Magic Mirror ne va pas exploser. Pourquoi ne pas en faire une scène extérieure comme les deux autres, surtout si on commence à y produire des groupes qui ne se regardent vraiment pas assis…

 

Sur le chemin vers le concert de  Stephan Eicher, on croise même Peter Pan.

 

Eicher justement était en forme olympique. Accompagné du The Lost and Found Orchestra, il a joué ses succès, tels que Rivière, Combien de temps, Des Hauts et des Bas, Pas d’amis comme toi, mais aussi quelques chansons exclusives qui seront sur son prochain album, avant de demander si quelqu’un veut bien lancer une chaussure sur le drone qui survole la Place pour prendre des photos.

« Il me reste encore une chanson connue à faire il me semble non ? Mais laquelle » ?  C’était  Déjeuner en paix.

« On était jeune, on avait besoin d’argent » s’exclame-il à la fin du morceau. 10/10 pour un chanteur qui sait même rire de son succès. Oh tiens, revoilà Peter Pan, pour lequel Eicher arrête son concert et pour qui l’orchestre qui l’accompagne créé un morceau devant nous. « C’est ça la Belgique » sourit Eicher.

La Belgique qui a encore accueilli  la chanson française en faisant un triomphe à Bénabar.

Article et photos : Camille Wernaers

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