Un journée dourloureuse à cause de la gadoue

Renouant avec la tradition, le festival de Dour s’est réveillé dans la boue. Mais il en fallait plus pour décourager les festivaliers. Nous avions prévu un programme calme pour commencer la journée et finir en beauté sur des riffs endiablés.

 

 

Avec un troisième album au compteur, On rapids, V.O. est loin d’être composé d’amateurs. La preuve avec Cédric Castus (Castus, ex-Raymondo) à la guitare, de Frédéric Renaux (Castus) à la basse, d’Aurélie Muller (The Tellers, ex-Melon Galia, ex-Soy un Caballo, ex-Raymondo) à la clarinette et au vibraphone, de Ludovic Bouteligier (Le Yéti, ex-Major Deluxe) à la trompette et de Frank Baya (Mièle, ex-Françoiz Breut) à la batterie. V.O. maîtrise donc à la perfection tous les instruments présents sur la scène de la Petite Maison dans la Prairie. Dommage que le public, couche-tard mais pas lève-tôt, boude un peu la prestation.

Les appels de l’Alliance Bleue retentissent alors. Sébastien Tellier, le gourou de l’electro française, déboule sur scène sous les cris du public, déjà en transe. « Des petits enfants handicapés vont passer entre vous pour récolter des dons » annonce-t-il pour que sa fameuse alliance colorée puisse décoller. Mais en a-t-il vraiment besoin? S’enchaîne alors plusieurs chansons « sexuelles » dans une prestation qui nous fait sourire. On quitte ensuite la tente de la Marquee, noyée dans les faisceaux lumineux, pour se rendre dans la plaine principale.

 

 

Car Dinosaur Jr, dont tout le monde parle (les festivaliers comme les artistes) va se produire. Jamais entendu ? Il se pourrait bien que si: Feel the Pain est l’un des meilleurs titres du jeu vidéo Rock Band. Toujours pas? Il n’est jamais trop tard pour se rattraper.

 

La nuit tombe. Quoi de mieux pour lancer un peu de Metal old school? Avec ses nombreux piercings et son micro composé d’ossements, le chanteur de Ministry impressionne. Mais pas de panique, il n’en a qu’après Georges W. Bush et le capitalisme. Malgré quelques déceptions sur l’usage de vidéos parfois trop envahissantes dans la prestation scénique, on a pu constater que Ministry est loin de fatiguer. Et qu’ils ne doivent pas être morts pour être connus, comme ils se plaisent à le rappeler. Après plusieurs venues à Dour (depuis 1996), gageons qu’ils seront encore de la partie pour les éditions prochaines (contre des pralines selon la rumeur).

 

Cédric Dautinger

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