Interview des Great Mountain Fire : »Dour est très sauvage, primaire »

Nous avons rencontré le groupe en backstage, juste avant de filer écouter Caribou sur la même scène et Franz Ferdinand sous la pluie. La formation bruxelloise revient juste d’une tournée au Canada mais n’oublie pas le plat pays. Au programme: des tournées, un nouvel album et bien d’autres surprises.

 

 

-Qu’est-ce qui vous plaît en particulier à Dour?

Alexis (basse): On se retrouve bien dans cette ambiance musicale éclectique et alternative. Le climat, avec l’humidité et la boue, fait que Dour est très sauvage, primaire. Qu’il n’y a que de la musique et des gens.

Thomas (chant/guitare): Il y a une programmation très pointue à Dour, c’est vraiment un festival de découvertes. C’est ça qui fait l’esprit de Dour et je pense que le public répond positivement à cette programmation qui ne se base pas que sur des têtes d’affiche.

-Par rapport au Canada, comment trouvez-vous le public belge?

Alexis: En Belgique, il y a vraiment beaucoup de musique, de groupes, de nouveautés. Donc le public est parfois un peu distrait. Il faut attendre des concerts comme ici, à Dour, pour se laisser la réflexion sur tel ou tel groupe. Au Canada, le public a un enthousiasme naturel avec plus de spontanéité. L’état d’esprit européen est un peu plus sélect.

Thomas: Au Canada, il y a encore plein de petits clubs où les gens peuvent aller par hasard écouter de la musique. Et s’ils n’aiment pas, ils partent, s’ils aiment, ils restent. En Belgique, le public vient en connaissant le groupe. Il y a moins de prise de risque.

-Quels sont vos plans pour le futur?

Thomas: On sort notre album en France en octobre donc on va tourner là-bas pour le faire connaître dans le courant de l’année prochaine. En même temps, on essaye de travailler sur un nouvel album tout en faisant des concerts en Belgique. Dans une échéance plus proche, on se lance dans un projet acoustique. On va sortir un vinyl qui sera enregistré en septembre, après un concert-test au Botanique il y a peu.

-On nous a soufflé que vous aviez une vie active en dehors de la musique. Comment concilier les deux?

Alexis: C’est sain d’avoir des activités sur le côté, en plus de la musique. Même si ce n’est pas toujours évident de concilier les tournées et la thèse que je rédige. La musique nous emporte là où on avait pas forcément prévu d’aller.

Thomas: La musique est et reste une passion. Si on arrive à en vivre, tant mieux. Ce sont des moments que l’on a encore jamais vécu et on verra comment les choses se passent même si j’espère que ça ne nous arrivera pas de devoir tout arrêter pour aller « bosser ».

 

Cédric Dautinger

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