Calme et volupté pour Bon Iver

Temps fort de ce samedi, le concert du groupe folk américain Bon Iver. Le chanteur Justin Vernom, accompagné de ses huit musiciens, a revisité les morceaux de leurs deux albums alors que la nuit commençait à tomber sur Dour. Avec des hauts et des bas.

 

C’est certain, le groupe, emmené par Justin Vernom, sait installer des ambiances bien planantes. Par exemple, sur le premier morceau du concert: Perth, dont les sonorités s’envolent vers un ciel redevenu nuageux… Plus sérieusement: le groupe installe aussi une ambiance très contemplative en jouant dans un décor intimiste : du plafond pendent des rideaux faits de grosses ficelles qui bougent au gré du vent et au sol s’allumaient ici et là des dizaines de petits phosphores de couleurs, le tout donnant l’impression de les voir jouer juste pour nous depuis une sorte de caverne. Celle de Platon ?

Dans le public, les couples se prennent par la main ou s’embrassent, certains dansent des slows. Quelqu’un jette des petits confettis multicolores en l’air, un autre fait des bulles. Le magnifique Holocene et le parfait Skinny Love (popularisé par la reprise de Birdy) ne nous feront pas oublier quelques maladresses, notamment quand le batteur perd la mesure durant l’un des morceaux. Néanmoins, sur scène, ils prennent leur pied et ça se sent. Justin dialogue avec le public, et on oubliera pas de sitôt ce dialogue-là : « -Prenez de la drogue« , *le public, d’une seule voix* :-« Yeaaaaaaaaah« , -« Non, je rigole… »

A noter: les artistes jouent une heure à Dour, et généralement sans rappel. Bon Iver se permet pourtant de revenir avec un For Emma des plus réussis.

 

 

 

Camille Wernaers

 

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